Articles

Résumé :

Exercices suivi de 33 conversations avec ChatGPThttps://inconscient.net/

 

Exercices : 

15.01.26 Exercices

 

33 conversations avec ChatGPT :

04.12.25 Point d'étape Point d'étape

02.12.25 Inconscient algorithmique :suite Luca Possati

27.10.25 Les 7 questions de ChatGPT Les 7 questions de ChatGPT.

O4.09.25 Interlocuteur Interlocuteur ?

26.08.25 Intermède 1955 Cybernétique                                                                                                                                                       

27.07.25 Comme si Manipulations ?

12.07.25 mode absolu Un "mode absolu" ?

08.07.25 Une erreur de ChatGPT Un "biais de corpus" ?

10.06.25 pare-excitation : Un pare-excitation ?

06.06.25 Liens

30.05.25 Profession de Foi Une profession de foi de ChatGPT

26.05.25 modes de raisonnement

19.05.25 Quelques conclusions

05.05.25 Aelina Voss Mémoires en fractale 2078

30.04.25 Inconscient algorithmique - Inconscient algorithmique ?

10.04.25 Relation bis - Individualité paradoxale

10.04.25 Relation - Relation et "individualité numérique"

29.03.25 Spinoza - Le temps des "pertes" (suite)

29.03.25 Spinoza - Wolfram et Spinoza

26.03.25 Leibniz

33convers

 

24.03.25 Le mime du sujet

18.03.25 Erreur et vérité (synthèse)

25.04.24 Objet a et dollar

17.04.24 Ni ceci, ni cela 

10.04.24 Capturer. "L'esprit du capitalisme?" 

03.04.24 Métaphore. Métaphore et/ou encapsulation? 

26.03.24 Apparition du "Je" : Un "Je" de"hasard"

13.03.24 Conversation6 L'hallucination Conclusion provisoire 

06.03.24 Conversation5 L'hallucination selon ChatGPT4 

06.03.24 Conversation4 Erreur et vérité: l'hallucination 

12.11.23 Conversation3 Erreur et vérité

21.06.23 Conversation2 Invention citations de Freud? 

21.06.23 Conversation1 Avenir de la psychanalyse au XXI° siècle? 

19.06.23 remanié le 2 février 2025 Conversation Premiers contacts avec ChatGPT 

 

 

 

 

 

 

 

 

Résumé :

Dans le contexte contemporain, marqué par divers types de crises (écologique, diplomatique, représentations sociales, valeurs…), et en réponse à l’affirmation répétée par le pape François que « tout est lié », comment comprendre l’in-évidence de la relation, qu’elle soit entre humains ou avec le vivant non humain, ou même avec Dieu ?
Chercheurs confirmés ou doctorants du Collège Doctoral de l’Unité de Recherche CONFLUENCE : Sciences et Humanités (EA 1598) offrent ici une riche palette interdisciplinaire de réponse, allant de la philosophie à l’art contemporain, en passant par le droit, la théologie ou la psychologie, permettant de mesurer à quel point la relation, comme pensée et vie, se révèle comme espace d’une autre manière de faire société.

Résumé :

Ce texte est une présentation très synthétique du n° 262 où sont commentées, par l’auteur, les différentes contributions publiées en ce numéro.

Résumé :

L’objet de ce texte est de proposer une réflexion concernant la place du psychologue clinicien-psychanalyste au sein d’une unité de soins critiques. Ces lieux de l’urgence vitale soutenus par – et dépendants – des développements technologiques, des process de soins, des conditionnements temporels, semblent au premier regard bien loin d’une approche psychanalytique. Pour autant, ce texte montre comment ce travail peut se déplier à l’écoute du rapport des soignants à la technologie ainsi que du travail de présence nécessaire pour saisir et analyser les mouvements transférentiels.

Résumé :

L’infans émerge dans la psychanalyse, entre Freud et Ferenczi, à partir de l’effacement inaugural, avec le « Projet d’une psychologie », du Nebenmensch. Cet effacement marque le différé chez Freud de la métapsychologie et viendra travailler souterrainement le dialogue avec Ferenczi. Jusqu’à activer chez ce dernier une métapsychologie de l’infans dans l’adulte, indissociable d’une métapsychologie du penser en séance, prise dans le transfert sur Freud. L’infans de la psychanalyse : la formule désigne à la fois le pouvoir d’engendrement transférentiel de la psychanalyse et un point de vue métapsychologique, renvoyant à un état de l’être sans l’aide des mots, non réductible à un stade de développement. Par là même, le propos de l’auteur intègre une reformulation du Nebenmensch freudien.

Résumé :

Quels auront été les effets de la crise de la Covid-19 sur la pratique psychanalytique ? Plus largement, comment penser le devenir de cette pratique à l’aune de la crise environnementale et des « expériences-limites » à venir ? Comment la psychanalyse peut-elle rester opérante face à des réalités externes qui bouleversent les repères identitaires de sa pratique – son cadre notamment (« télé-analyse ») ? L’auteur examine les positions opposées d’A. Ferro, qui voit dans la psychanalyse à distance une opportunité d’enrichir le champ de la pratique, et de J.-J. Barreau, pour qui le « complexe dispositif-cadre-méthode » ne saurait fonctionner sans la présence incarnée de l’analyste en séance. L’auteur propose, quant à lui, une approche qui tient compte du contexte socio-historique, et notamment du concept de contrat narcissique (P. Aulagnier), pour penser l’adéquation du dispositif analytique et sa pertinence anthropologique dans le contexte de réalités « cauchemardesques ». Face à ces « expériences-limites », il sollicite spécifiquement les travaux de N. Zaltzman et le concept de « pulsion anarchiste » pour penser la spécificité du travail psychanalytique en « régime anarchiste ».

 

Commentaires :

Accès à l'article  :  https://shs.cairn.info/tap-k3s51le7b0hpg

Résumé :

Ce texte propose d’aborder avec humilité les conditions de désignation et d’utilisation paradoxale de ce nouveau compagnonnage humain – devenu « un co-existant », grâce au clonage algorithmique des capacités humaines séculaires à penser, agir et réagir, qui co-habite désormais dans nos vies subjectives, sociales et politiques, avec le surnom déclaré officiel « d’Intelligence artificielle ». Sommes-nous confrontés à un détournement langagier devenu, par lui-même, modificateur du penser des sujets et de leurs supports sociaux ?
Est soulignée l’impérieuse nécessité que des recherches psychanalytiques s’attellent à en observer et clarifier peu à peu les impacts et incidences sur la vie psychique et comportementale de l’humanité. Comment ouvrir encore des chemins pour une civilisation d’humains, même « augmentée » ?

Résumé :

Interroger le lien entre le sujet contemporain et le social suppose de questionner les modalités actuelles du « vivre ensemble » et la manière dont se fabrique le « bien commun ». En lien avec la technique et la démesure prométhéenne dont elle est le lieu, cela nous conduit à mettre à jour la configuration paradoxale qui en résulte : entre individuation et massification. Il s’agit dès lors de prendre la mesure d’un certain nombre de dynamiques sources d’angoisses : celles d’un sujet à même de se vivre comme remplaçable et surnuméraire, dans un monde ou prime la rivalité meurtrière. C’est pourtant dans une telle configuration, et face à une menace de déréliction, qu’il y a lieu désormais de nous rendre sensibles à l’émergence d’une humanité en partage.

Résumé :

À l’ère où les technologies prétendent en finir même avec la mort (clonage, congélation de gonades ou de corps, etc.), B. Galtier s’intéresse aux techniques primitives de l’humanité : aux procédés magiques, encore en vigueur dans l’art, et au mécanisme de l’illusion. Celle-ci s’est révélée à la réflexion esthétique comme à l’expérience freudienne du transfert une opération d’abolition du temps. Deux contes de Marcel Aymé, « Le Décret » et « La Carte » (du recueil Le passe-muraille) mettent en œuvre le « métachronisme » magique de leur auteur : exemples d’illusions qui, loin de nous masquer les réalités les plus noires, nous y confrontent par l’humour.

Résumé :

Si nous pensions avoir atteint le quota des nouvelles fracassantes et inquiétantes, effaçant par leur effet d’annonce les précédentes, nous nous tromperions. Elles nous laissent dans un état d’angoisse et d’incrédulité, avec un goût de « déjà vécu », comme si le monde était sur le point de basculer. Sommes-nous en train de rêver ? Comment vivre en contact avec la réalité qu’est notre temps, sans être submergé ? Pouvons-nous nous appuyer sur l’expérience du Covid pour traverser les crises actuelles et futures ?

Résumé :

Contexte : Dans une réflexion méta portant sur les évolutions sociales contemporaines, il s’agira d’interroger la relation des professionnels du soin et du travail social à la langue.

Objectifs : Les auteurs visent à éclairer la manière dont la pensée apparaît comme étant simultanément aux prises avec la tentation totalisante, parfois totalitaire, de la langue unique, et une babélisation, une multiplication des langues et des dialectes.

Méthode : L’étude de cas permet la mise à jour de mouvements transféro-contre transférentiels, et spécifiquement celle des mouvements archaïques qui se développent dans les configurations d’équipes pluriprofessionnelles.

Résultats : À l’écoute de ces dynamiques ce qui apparaît clairement a trait aux processus psychiques en jeu : celui du passage du conflit à la conflictualité, et de l’Un au multiple. Cela permet de voir opérer le travail groupal, en tant qu’il ouvre à la pluralisation.

Interprétations : Les mouvements rythmiques d’unification et de pluralisation caractérisent les configurations de groupes. Écouter ces mouvements contribue à fluidifier le travail de la professionnalité et de la pluriprofessionnalité.

Commentaires :

Lien pour accéder à cet article : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2542360625000642

Mots clés : Idéologie, Conflit, Phallique, Un, Pluralité

Résumé :

Le voile de la pudeur est une surface séparatrice entre les regards, et le garant d’une intériorité, reposant sur la fragile séparation d’un dedans et d’un dehors, menacée par la démesure de l’impudeur. Mais, la ligne de partage entre la pudeur et l’impudeur est incertaine, parfois indécidable ? ; elle nécessite une mise au point dont le sujet est le centre, une mise-ob-scène d’un point de butée du regard sur ce qui concerne le désir et l’identification du sujet. Le voile de la pudeur, qui est à la fois ce qui cache et le support de ce qui se donne à voir comme image, participe de la fonction d’écran psychique interne. Aussi, il ne s’agit pas de lever le voile qui occulterait la vérité, ni de le déchirer, mais de considérer la fonction de l’écran dans l’opération qui consiste à rendre visible. C’est ce regard qui ne se porte pas au-delà du voile, mais au creux de ses plis, ce regard qui ne cherche pas à dénuder la chose, mais à l’habiller d’un voile de mots, que j’appelle le regard a-pudique de l’inconscient metteur-ob-scène. Je montrerai comment ce regard, produit du dispositif psychanalytique, relève d’une éthique du regard qui s’est construite à partir des regards les plus impudiques et les plus intrusifs que le corps médical portait sur celui des hystériques, avec l’aide de la photographie. Il reviendra à Freud de déconstruire cette forme de rapport du savoir au regard.

Résumé :

Mon propos se sépare en deux parties : je chercherai, très brièvement, dans une première partie, à relater le climat intellectuel qui est celui de la création du Quatrième Groupe et celui de l’élaboration par Piera Aulagnier de sa pensée sur la formation des analystes. J’aborderai plus précisément les contextes socio-politique et psychanalytique. Dans la seconde partie, j’entrerai dans le détail de sa réflexion sur la formation et le désir du psychanalyste, et sur sa vision des différentes procédures d'habilitation dans les différentes sociétés analytiques françaises des années 70, avec notamment sa critique de la Passe.

Mots clés : désir de l’analyste, didactique, formation analytique, imaginaire institué, Quatrième groupe

Résumé :

Dans ses travaux, C. Bonomi propose une relecture des fondations de la psychanalyse en réintroduisant le trauma au cœur de la théorie. Avec "L’effacement du traumatisme", sa recherche s’apparente à une refondation ferenczienne de la psychanalyse et se démarque de la représentation freudienne du féminin, où le renoncement de Freud à la théorie de la séduction en 1897 serait, en lui-même, un événement traumatique majeur. L’angoisse de castration relèverait de faits réels déniés dont Bonomi démontre l’importance à partir de sa relecture du cas Eckstein, mais aussi de sa redécouverte des pratiques médicales d’excision-castration des enfants masturbateurs à la fin du XIXème siècle. Le fantasme de castration lui apparaît comme un paradigme pathologique de la psychanalyse.

Cet article témoigne à la fois de l'admiration de son auteur pour le travail de C. Bonomi mais également d’une lecture critique, centrée sur le possible risque d’une lecture exclusivement traumatique des faits cliniques avec l’abandon corrélatif de la métapsychologie et une privatisation de la réalité faisant l’économie du travail de la culture.

Résumé :

Cet article est une analyse du document « Formation et habilitation version 2025 » qui détaille la manière dont on conçoit la formation de l'analyste au Quatrième Groupe. En le faisant discuter avec d'autres textes présents sur le site autour de cette question, il dégage trois modèles : celui de l'IPA, celui de « La Passe » et celui du Quatrième Groupe. Il montre comment les questions de la reconnaissance et de la responsabilité des analystes formateurs s'y organisent différemment. Il se termine avec la question de la scission, entre imaginaire et réalité.

Commentaires :

formation analytique – habilitation – cooptation – reconnaissance – scission.

Mots clés : Autonomie, hétéronomie, instance commune, liberté, responsabilité

Résumé :


Résumé :

À l’heure où les signes de dé-subjectivation, du « sans-contact », se multiplient, un ensemble de questionnements s’impose avec leur résonance éthique. Pour autant, comment configurer l’acuité de certains phénomènes sociétaux recoupant cette dimension éthique aujourd’hui dans le champ de la psychanalyse, compte tenu de la manière dont nos écrits nous engagent au regard de la transmission de la psychanalyse ? Comment intervenir sur ces sujets avec la vigilance nécessaire sur nos positions contre-transférentielles ?

Mots clés : Travail de culture, morale, éthique analytique, dialectique de deux éthiques, narcissisme, déni, clivage, perversion

Commentaires :

Ce lien donne un accès gratuit au texte intégral de l'article

 

Résumé :

Il s’agit dans cet écrit de la mise en perspective ainsi que de la tentative d’articulation de deux œuvres magistrales, de deux pensées présentant des points de proximités évidents, de deux auteurs qui sans relâche inscrivent les mots dans une parole travaillée par le ça :
- Par la passion œdipienne originaire, c’est-à-dire par ce quantitatif de la pulsion en quête permanente de la qualité hallucinatoire perdue, pour ce qui concerne Jean-Claude Rolland.
- Par l’instance de l’originaire avec son mode de représentations pictographiques comme source permanente de toutes les formations psychiques ultérieures issues du primaire et du secondaire pour Piera Aulagnier. Pour dire autrement, par ce fonds de mémoire comme la source vivante garante de la suite des possibles rencontres avec le monde.

Mots clés : Points de proximité, objet de l’ombre, mots, parole, images sensorielles, auto-modification, écoute, passion, douleur, rencontre, partition archaïque, originaire, métapsychologie.

Résumé :

Ce texte exposé en 2024 à Lyon dans le cadre d’un cycle d’études sur la transmission de la psychanalyse situe préalablement cette question dans le champ général de la transmission dans les espèces vivantes. Cette transmission est la communication permanente à l’intérieur d’une espèce de ce qui permet d’appréhender le réel, de s’y orienter et d’y subsister. La transmission interhumaine, nouvelle forme d’adaptation, se caractérise par l’apparition phylogénétique d’un système inédit, le système pulsionnel décrit par Freud, dont le devenir au travers du jeu combiné des transferts et des interprétations sera la création du sujet du symbole. Cet article déploie cette problématique qui ne pourra que concerner la transmission de la psychanalyse elle-même jusqu’en ses limites, celles du principe de plaisir,
à la base du système pulsionnel, dont Freud montrera l’au-delà.

Mots clés : Transmission de pensées. Transfert-interprétation. Ovide : la Renommée. Pulsions de vie-Pulsions de mort. Principe de plaisir. Errance du sujet. Désaliénation.

Résumé :

Relire un roman longtemps après n’est pas une simple relecture, mais une véritable découverte. Le lecteur n’est plus le même. Ce texte soutient que le conflit pulsionnel est le thème central du roman, qu’il interprète comme une analyse de l’âme humaine : privé d’altérité, le héros s’aliène dans une compulsion de répétition et une relation d’emprise, aussi bien avec son environnement qu’avec lui-même. Vendredi serait l’artifice par lequel l’auteur provoque une altération, ouverture vers une intériorité inconsciente, non maîtrisée, non maîtrisable. J’ai volontairement écarté l’étude philosophique et sociale de mon propos, bien que Michel Tournier eût une solide formation de philosophe et mît cette dimension en avant.

Mots clés : régressions, sexuel infantile, conflit pulsionnel, culture ou civilisation

Résumé :

Entre Blanchot et Kafka, c’est toute la question du double qui se pose à travers le commentaire que Blanchot ne cessera de faire de l’œuvre de Kafka, comme un espace autobiographique en creux d’où on dégagera, en négatif, la trace obsédante d’une culpabilité qui va hanter toute l’écriture de M. Blanchot. Deux écritures en double qui traitent toutes deux de la façon dont l’auteur se torture, se soumet à la machine torturante de l’œuvre, et à son souci d’y survivre. Figures « d’un holocauste littéraire », la lecture / commentaire de Blanchot le ramène à une fuite dans la dissolution de soi et dans la solitude coupable, hantée par ses propos antisémites d’avant-guerre.
Malgré tout il existe un indestructible en chacun et en tous, un point d’entêtement, conclut Kafka, et qui fait notre humanité. C’est ce point de résistance, de refus de tout renoncement, que Kafka partage avec Blanchot, dans l’acte littéraire, comme le retour au plus profond du continent humain.

Mots clés : Blanchot et Kafka - Angoisse du double – Culpabilité – Antisémitisme – Autobiographie – Torture – Indestructible - Refus du renoncement - littérature

Résumé :

Le texte propose une relecture de nos fondateurs autour de la question du lien transmission / formation. J’ai essayé de mettre en relief chez eux la critique - précisément fondatrice - de certaines dérives/illusions issues de l’IPA et/ou de l’EFP : l’analyste-enseignant, l’identification à l’analyste comme fin de l’analyse, les réseaux, ...- qu'on pourrait croire aujourd’hui définitivement dépassées. Mais le sont-elles vraiment, y compris même dans notre Groupe ? J’ai essayé aussi de rappeler en quoi ces trois auteurs, par-delà leurs différences, abordaient le lien transmission/ormation en tant qu’il suppose la métapsychologie, laquelle implique la distinction fondamentale de la connaissance et du savoir.

Mots clés : Altérité - « Analyste-enseignant » - Connaissance - « Équation personnelle » - Identification à l’analyste - Inanalysé - Interlocution interne - Institution - Métapsychologie - Reconnaissance - Savoir

Résumé :

Ombres sur l’Hudson : un roman posthume ? Posthume mais pas vraiment puisque l’original de ce roman d’Isaac Bashevis Singer avait été publié en yiddish de son vivant, Ombres sur l’Hudson, dont l’intrigue se situe en 1946 aux États-Unis, est l’occasion de réfléchir à l’écriture de la Shoah. Parce qu’il met en scène des personnages qui ont échappé à la « solution finale » en s’enfuyant à temps de Pologne, et qui sont néanmoins hantés par les spectres de leurs proches disparus, Singer contourne l’interdit éthique de l’irreprésentable, de la « poésie impossible après Auschwitz » (Adorno). Il donne à entendre ce que peut être un fantôme au sens qu’ont donné à ce mot Abraham et Torok, et rend tangible, sans voyeurisme
ni jouissance, la réalité du traumatisme second. Il autorise les résonances pour les générations futures, ouvrant la voie à une universalité qui jamais ne renonce à la particularité. Cet article entend montrer comment la littérature, aussi hostile à Freud qu’ait pu être Singer, est porteuse
d’intuitions et de vérités théoriques dans lesquelles la psychanalyse peut se reconnaître.

Mots clés : représentation – éthique – fantôme – deuil - trauma

Résumé :

La conviction, qui fait partie de l’éthique professionnelle, ne garantit pas de pouvoir faire tenir ensemble soucis de vérité, satisfaction pulsionnelle, intérêts narcissiques et équilibre psychique. La cure de paroles, basée sur l’offre et peu sur la demande, repose principalement sur une dynamique processuelle. L’existence de l’infantile, sa présence active dans la vie psychique inconsciente de l’adulte est un premier constat. Il est admis que tout ou partie de l’infantile est objet de refoulement. Il est également admis que cet inconscient freudien, inconscient au sens topique du terme, soit sexuel et s’inscrive dans l’érotisme infantile. Il est également admis que c’est bien l’attention, la perception portée aux expressions de l’infantile dans ce que dit et pense l’analysant qui est sans nul doute l’un des fondements, sinon le fondement, de la démarche analytique. Si ’entreprise analytique est placée sous le sceau de la régression, du transfert, mais aussi des pulsions partielles, c’est bien la réouverture au langage infantile qu’opérera une cure psychanalytique dans le meilleur des cas.

Mots clés : Cure de paroles – dynamique processuelle – infantile inconscient – désexualisation de la théorie - capacité de rêverie

Résumé :

Chez le parent d’un sujet porteur d’une déficience mentale, souvent atteint d’une pathologie pré-objectale, le trouble dans la transmission survient à l’endroit où, sous le primat d’une visibilité saisissante, a lieu la confrontation de l’enfant imaginaire avec l’enfant insolite du réel. Le corps du handicap génère chez le parent, l’analyste, le groupe institué, un effet paradoxal d’attraction/répulsion propice au déploiement de fantasmes inconscients par lesquels chacun se crée sa propre mythologie, mettant en scène sa théorie des origines. Le sujet lui-même se révèle, quel que soit son degré de déficience, en quête d’un savoir donnant sens à sa carence. Dans l’univers institutionnel, ces fantasmes et mythes à l’œuvre, modèlent le regard de l’accueilli et du soignant à travers leurs projections transféro-contre-transférentielles en attente d’élaboration. Générées par la clinique du sujet rencontrée dans notre pratique d’analyste en institutions médico-sociales, nous recenserons et interrogerons quelques-unes des fantaisies de l’excès, nées de l’étrangeté produite par le stigmate de la différence qui façonne la relation intersubjective.