Exothèque 2026-2027
Lieu : Au local de la SPF - 23 rue Campagne Première 75014 PARIS
Argument :
La haine du féminin, loin d'être un simple héritage du passé semble se réinventer sans cesse - dans les discours, sur les réseaux sociaux, les lois et jusqu'au cœur des dynamiques familiales.
Peut-on dépasser cette violence fondatrice ? Comment reconnaître et désamorcer les mécanismes qui perpétuent l'oppression du féminin sous toutes ses formes ?
Cet ouvrage explore les racines de la haine du féminin, ses manifestations contemporaines et ses conséquences sur les individus et les sociétés. À partir d'exemples historiques et d'analyses psychanalytiques, les auteurs posent un regard sur la littérature, l'art contemporain et apportent une réflexion sur les dérives actuelles.
Inscription :
Entrée libre ou en distanciel par Zoom (le lien sera communiqué début septembre)
Lieu : FIAP Jean Monnet - 30, rue Cabanis 75014 PARIS
Argument :
De la psyché du sujet aux configurations groupales et collectives, dès lors que nous nous mettons à son écoute, l’archaïque révèle son omniprésence. Espace hors temporalité, lieu de toutes les angoisses et des traces en attente de subjectivation, ce registre de la vie psychique participe simultanément de la réserve de l’incréé ?
Prenant appui sur la clinique des sujets et sur celle des groupes institués nous nous attacherons à interroger la manière dont chacun de nous en tant que clinicien nous nous prêtons à ce registre de la vie psychique ; comment cette écoute autorise la remise en route de la temporalité, et du travail d’historisation.
Programme :
9h15 – Accueil des participants
9h30 – 12h30 : Conférence et Résonances avec la salle
Conférence de Georges GAILLARD : « Donner sa place à l’archaïque dans la clinique des groupes et des institutions »
Dialogue clinique avec Philippe CHEVETZOFF
Modératrice : Agnès WILHELM
Inscription :
Tarif normal 20,00 €
Étudiant ou demandeur d’emploi 10,00 €
→Accès à la billetterie
Commentaires :
→Accès à la plaquette
Lieu : Auditoire Jéquier Doge, CHUV - Rue du Bugnon 46 1011 LAUSANNE
Argument :
Jean-Claude Rolland (1941-2024) était psychiatre et psychanalyste à Lyon, membre de l’Association Psychanalytique de France (APF) dont il fût président. Il dirigea avec Catherine Chabert la revue « Libres Cahiers pour la Psychanalyse » de 2000 à 2014.
Il nous lègue une œuvre foisonnante et une vision de la psychanalyse aussi chaleureuse qu’inventive et érudite. Cette journée sera consacrée à la mise en évidence de l’apport original de son œuvre à la métapsychologie, en étroite articulation avec une clinique de l’écoute dont procède un modèle de travail interprétatif continuellement fécond pour la pensée clinique. Elle s’inscrit dans une lecture approfondie des textes de Jean-Claude Rolland, dont la poésie de l’écriture participe d’un indéniable plaisir de lecture.
Au centre de sa pratique et de sa réflexion théorique sur le traitement psychique, Jean-Claude Rolland porte une attention soutenue à la fonction de la parole dans son rapport à sa source perceptive et imageante.
Certains d’entre nous ont eu la chance inestimable d’avoir été compagnons de route de ce psychanalyste remarquable. Nous souhaitions partager à notre tour la part vive de son héritage.
Quelques textes majeurs : Guérir du mal d’aimer, Gallimard 1998 Avant d’être celui qui parle, Gallimard 2006 Les yeux de l’âme, Gallimard 2010 4 essais sur la vie de l’âme, Gallimard 2015
Programme :
8h30 Accueil Café d’ouverture 8h45 Bienvenue Lucette Nobs, Gilles Ambresin, Nicolas de Coulon 9h15 Lecture Par Thierry Crozat 9h30 Conférence : La métapsychologie : un point de vue ? Jean-François Chiantaretto 10h30 Lecture Par Thierry Crozat 10h35 Pause café 11h00 Ateliers de discussion En petits groupes autour du texte « parler, renoncer » in « Avant d’être celui qui parle » En sélectionner un seul lors de l’inscription Atelier 1 (pour « débutants ») : Dana Pamfile, Sebastien Brovelli-Nistico, Fabrice Herrera Atelier 2 : Lucette Nobs, Gilles Ambresin Atelier 3 : Myriam Vaucher, Christian Brokatsky 12h30 Pause déjeuner Lunch convivial, temps d’échanges informel 13h45 Lecture Par Thierry Crozat 14h00 Conférence : Quant à l’écoute analytique ? Ce que la pensée de J.C. Rolland m’a ouvert ? Brigitte Dollé-Monglond 14h30 Conférence : Le désendeuillement : entre tentation mélancolique et sources de l’inspiration Claude Arlès 15h00 Lecture Par Thierry Crozat 15h10 Conférence : Témoignage d’une relation de travail Olivier Bonard 15h45 Pause café 16h00 Discussion en grand groupe plénière 17h00 Fin
Inscription :
Frais d’inscription : Externes 170 CHF Collaborateur·rices CHUV et membres des associations partenaires 130 CHF Etudiant·es 50 CHF Contact : Nicole.delgado@chuv.ch
Commentaires :
Lien vers la plaquette
Lieu : Centre Culturel et de la Vie Associative (CCVA), 234 cours Emile-Zola 69100 Villeurbanne
Argument :
Construire un groupe relève d’une décision en cohérence avec les besoins de l’institution et ne se développe pas hors sol. Lorsque les espaces thérapeutiques, psychothérapiques, éducatifs, rééducatifs et soignants s’articulent avec l’institution, pensée comme un métacadre, cette articulation favorise un enrichissement mutuel. Le désir du thérapeute de créer des groupes qui s’inscrivent dans ce contexte, offre aux troubles des patients une enveloppe de contenance et de sens. Le groupe devient ainsi un espace où les processus psychiques peuvent se déployer, portés par une institution capable d’assurer ses fonctions de soutien et de délimitation. Aujourd’hui cependant, les institutions tendent à se colorer d’une logique managériale qui rend plus difficile l’expression d’une autre approche thérapeutique. Ce contexte en mutation ne signifie-t-il pas la fin d’une certaine optique du travail groupal ou en redéfinit-il les enjeux ?
Historiquement pensé comme espace de symbolisation et de transformation psychique, les dispositifs de groupe tendraient aujourd’hui à être soient “rétrécis”, soient “oubliés”. Corolairement, l’amenuisement des espaces de réflexions cliniques, si nécessaires à une pensée soignante, bride l’expression d’un conflictualité clinique, garante du vivant de l’accompagnement. La fonction pare-excitante de l’institution s’exerce plus difficilement. De ce fait l’intensité des transferts sur elle qu’ils émanent soit des patients ou des personnels ne fait que croitre. Ils se saturent d’un négatif que les clivages et angoisses archaïques entretiennent.
Dans ce contexte les groupes thérapeutiques accueilleraient, comme par défaut, ce qui de ces liens institutionnels reste en souffrance de symbolisation. Le collectif n’agirait il pas sans être élaboré, devenant ainsi un angle mort institutionnel ? Nombre de soignants éprouve ce climat de travail. Devons-nous pour autant en rester à ce constat, ou nous appuyer aussi sur l’élaboration des expériences groupales qui arrivent à résister et maintenir pour les sujets du groupe (sujet des institutions) un espace de saine conflictualité, porteur de transformations vivifiantes ?
À partir d’un éclairage psychanalytique, nous aborderons ces différents points. Nous interrogerons en premier lieu la place de l’institution dans le contexte sociétal, les transformations de son identité et réciproquement les effets de ces mutations sur le travail institutionnel et sur les espaces thérapeutiques. Nous ferons place à la clinique à partir de la présentation de groupes. Nous essaierons d’illustrer les effets de ces emboitements complexes sur les processus groupaux et d’évoquer les possibilités de penser ce rétrécissement de l’espace soignant.
Programme :
9h00 : Accueil
9h30 : Ouverture de la journée : Didier Chaulet, Président du CIRPPA
9h45 : Introduction : Didier Roffat, Vice président Président de séance : Jean-Bernard Chapelier
10h00 : Jean-Peuch Lestrade : “les groupes psychanalytiques en institution de soins hier et aujourd’hui. ”
10h45 : Discussion : Pierrette Laurent
11h15 : Pause
11h35 : Peggy Sedano : “La traversée : du 53 avenue Victor Hugo au 35 rue Beauregard... ”
11h55 : Christine Champonnois : “ Ce que permet la supervision aux bordures… ”
12h25 : Discussion : Jean-Peuch Lestrade, Pierrette Laurent, Jean Bernard Chapelier
12h45 : Fin de Matinée Président de Séance : Didier Roffat
14h30 : Catherine Ducarre : “L’institution poste-frontière. Contenance et conflictualité”
15h15 : Discussion : Hervé Chapellière
15h45 : Pause
16h05 : Farid Dafri, Maël Hanique : “ Le groupe, une mesure de l’institution”
16h35 : Damien Aupetit : “Maman j’ai raté le groupe”
16h55 : Discussion : Catherine Ducarre, Hervé Chapellière, Didier Roffat
17h30 Conclusion : Delphine Lhotellier
17h50 : Assemblée Générale du CIRPPA
Inscription :
Tarifs d'inscription
Inscription employeur
Seul : 130 €
En groupe*** : 85 € par personne
Inscription individuelle
Seul : 90 €
En groupe*** : 60 € par personne
Tarifs réduits Adhérents CIRPPA : 70 €
Étudiants (joindre la carte) : 20 € jusqu'à un mois avant l'événement, 30 € au-delà
*** Les tarifs de groupe s'appliquent à partir de 3 inscriptions simultanées.
→Bulletin d’inscription : Disponible sur notre site https://cirppa.org/
Lieu : Auditorium de l'ENSAM - École Nationale Supérieure des Arts et Métiers 151, boulevard de l'Hôpital 75013 PARIS
Argument :
Depuis sa fondation en 1926 sous l’égide de Sigmund Freud et de Marie Bonaparte, la Société Psychanalytique de Paris soutient le développement de la psychanalyse. Ce but l’oblige régulièrement à évoluer.
Inspirée, lors de ses prémisses, par les travaux de Charcot sur l’hystérie, la psychanalyse s’est présentée d’office comme une nouvelle science du psychisme et une méthode thérapeutique pour certains troubles de la vie psychique.
Progressivement elle est devenue une discipline articulant un corpus théorique apte à rendre compte du fonctionnement mental, une méthode permettant d’approcher la significativité des trébuchements de ce dernier et d’améliorer de nombreuses constellations psychiques, et une nouvelle modalité de penser les phénomènes humains, individuels, collectifs et de masse.
La façon de penser le monde, le rêve, le jeu, la sexualité, la surdétermination par le passé et le devenir, les relations humaines, la créativité, la morale, a été définitivement modifiée, d’où sa présence dans tous les champs de la culture. Elle s’est aussi impliquée dans une perspective à plus large échelle : l’amélioration de la santé mentale des êtres humains.
Comme toute nouvelle discipline, la psychanalyse a fait l’objet de nombreuses critiques qui lui ont permis de consolider son approche. Dès qu’elle s’est déployée dans le grand public, elle a été prise pour cible et violemment attaquée. Les passions qu’elle déclenche sont inhérentes au fait qu’elle interpelle les éprouvés de manque des êtres humains et exige d’eux un travail mental basé sur le renoncement. Éclosent alors les refus, rejets, opprobres, bannissements. Bien sûr les découvertes portant sur la sexualité infantile, sur le fait de ne pas être maître en sa demeure, d’être occupé par d’obscures tendances qui tendent à réduire la vie tant psychique que somatique, contraignent chacun à des remaniements. Le fait que la régénération libidinale des pulsions soit incertaine et dépende d’un travail psychique en deux temps à l’origine des rythmicités ordinaires - la nuit/le jour, le rêve/le sommeil, l’individu/le groupe, l’érotique/le travail, le jeu/les apprentissages, la naissance/la mort – s’oppose aux souhaits les plus élémentaires, d’où des éprouvés de déplaisirs.
Ce qui est à l’origine des tentatives de faire disparaître la psychanalyse et avec elle la vie psychique, c’est le travail mental qu’elle exige, de rêve, de jeu, de deuil, de renoncement, condition pour pouvoir accéder à la singularité de l’autre, et pouvoir apprécier l’imprévisible avènement du désir et de ses destins.
Ce savoir intuitif incite de nombreux patients à faire appel à la psychanalyse avec l’espoir de résoudre les achoppements qui les font souffrir, et de recouvrer leur capacité de rêver, de travailler, d’aimer, de désirer.
Ce centenaire est l’occasion pour la SPP de revisiter son évolution comme une série d’après-coups, un cheminement parfois chaotique, non linéaire, au contact des évènements et contextes de la civilisation, et de la précieuse et déroutante vie psychique pouvant générer tout aussi bien le sublime que l’horreur.
Cette évolution sera appréhendée au sein de tables rondes centrées sur la psychanalyse, sur sa méthode, sur les institutions qu’elle a générées et promues afin de s’adapter à de nouvelles cliniques, et sur l’importante théorisation de la métapsychologie grâce à laquelle le champ de l’écoute n’a de cesse de s’élargir. Depuis sa fondation, la SPP se consacre à la diffusion de la psychanalyse, à la publication des recherches de ses membres, à la formation des analystes, à la qualité éthique du travail de ses membres, et à son implication dans la cité en tant qu’association reconnue d’utilité publique.
Pour approcher la présence actuelle de la psychanalyse au sein de la culture, dans l’histoire, la littérature, l’art, les sciences, le langage, les discours populaires, des spécialistes d’autres disciplines ont été invités : historien, académicien, conservateur des Archives Nationales, chercheur sur l’intelligence artificielle, médecin confronté au remodelage des corps, écrivain, traducteur, comédiens lecteurs de Freud, artiste apte à nous faire partager l’énigme de l’inspiration à la base de toutes les créations qui jalonnent l’histoire de l’Humanité.
Ce colloque sera aussi l’occasion d’un vernissage, celui de l’exposition La SPP au fil du temps.
Programme :
→Colloque La SPP au fil du temps, samedi 21 et dimanche 22 novembre →Exposition La SPP au fil du temps 1926-2026, dont le vernissage aura lieu le 21 novembre après la première journée de colloque →Quinzaine Cinéma et Psychanalyse 1919-2025, du mercredi 18 novembre au mardi 1er décembre
Consulter le livret du programme du Colloque du centenaire et toutes les indications pratiques.
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