Livre
CHIANTARETTO J.-F., A perda de si, Psicanálise sem Fronteiras, Blucher, 2025
Se perdre et se trouver, l’expérience est au cœur du vivre. Se parler et parler, être présent dans les mots et être représenté par les mots, donner mot à ses affects : cela suppose de consentir à ne jamais coïncider avec soi-même. La perte de soi est souhaitable pour tout à chacun, au titre d’une nécessité intérieure.
À l’opposé, il est une autre figure de la perte de soi, relevant de la destructivité et de l’autodestructivité : la disparition à soi-même. Comment survivre à cette perte?
Telle est bien l’interrogation portée par « l’existence limite », qui traverse l’ensemble de l’ouvrage, de la clinique à l’écriture. Avec deux éclairages, aussi indirects qu’essentiels. D’une part, le dialogue de Freud et Ferenczi, destructeur et créateur, qui re-commence la psychanalyse. D’autre part, l’écriture survivante de Kertész, qui fait œuvre de l’effacement.
240 pages.
“Chiantaretto situa o analista que se defronta com o paciente limite também na condição de sobrevivente; um sobrevivente que conta apenas com a escrita de si para não desaparecer frente ao testemunho do analisando, evitando, assim, destruí-lo de uma vez por todas por meio de um retraumatismo na própria situação analítica.”
Daniel Kupermann