Publications du Quatrième Groupe

L’objectif de ce numéro 235 est d’évoquer -sans prétention exhaustive-, les apports conséquents de plusieurs grands psychanalystes britanniques, pour l’ensemble du corpus clinique et théorique de la psychanalyse. Malgré une diffusion parfois sélective et plus tardive en France qu’en d’autres pays européens et d’Amérique du Sud-, ces apports nourrissent désormais la pratique, et témoignent de la richesse de leurs avancées et perspectives permettant une approche de plus en plus subtile de l’évolution intra et intersubjective de nos psychismes.

pages.

Si le sentiment de solitude est universel, intemporel, il doit aussi être repensé au regard des profondes mutations sociétales contemporaines.

Qu’interpelle-t-il en chacun ? En quoi la situation analytique représente-t-elle un cadre privilégié pour en comprendre le sens et en traiter les effets ? Il est important de décrypter cet affect qui émerge au coeur de la séance analytique en s’interrogeant sur sa dimension de symptôme. S’associe-t-il à l’isolement, produit de nos individualismes ? Est-il avant tout corrélé à l’objet du deuil, à l’expérience de la séparation, renvoie-t-il à la mélancolie de l’humain, ou serait-ce encore une autre façon de parler de l’angoisse ? C’est sur ces voies de réflexions que s’engage cet ouvrage : que peut en dire le psychanalyste aujourd’hui ? La traversée que représente l’analyse pourrait être en lien avec ce travail psychique d’acceptation de « la capacité d’être seul ».

Ce présent recueil éclaire d’un regard nouveau cette complexité par une diversité d’approches qui reflètent la dimension atemporelle et les formes plurielles de solitude que nous expérimentons tous. Chaque contribution témoigne d’un constant va-et-vient de la clinique à la théorie, en faisant aussi référence à la création littéraire.

250 pages.

Étrange idée que d'avoir confié à la médecine et aux pharmaciens la gestion des troubles psychologiques. Le résultat en est désastreux : les patients sont traités sans vraiment être écoutés, entendus et respectés dans leurs souffrances et détresses personnelles. La nébuleuse psychiatrique continue ainsi d'étendre son pouvoir par des menées où l'effacement de pensée prend une place importante. Les inventions plus respectueuses, pédagogiques et psychothérapiques, issues des années quatre-vingt sont battues en brèche par l'absence de crédits, une politique commerciale et économique répressive et l'émergence de techniques neuroscientistes et chimiques. Les auteurs, qui ont participé chacun à leur façon à l'approche psychanalytique individuelle et groupale des troubles psychologiques, proposent d'ouvrir le débat à partir d'un bilan de la situation et d'une réflexion sur l'histoire de la folie et leur propre cheminement dans le monde de la psychiatrie.

162 pages.

Après la mort de sa sœur, atteinte d'une maladie restée longtemps indéchiffrable, le narrateur se sent délivré d'un poids immense. Une page est tournée. Jusqu'au jour où il décide de se rendre sur sa tombe et de s'arrêter à Limoges, leur ville natale, qu'il pense avoir rayée de sa vie de manière définitive...

Ses déambulations dans les rues, ses dégustations dans les restaurants, ses recherches sur l'histoire millénaire de Limoges et ses rencontres fortuites le bouleversent si profondément qu'il remet chaque jour au lendemain sa visite au cimetière. Une mue s'opère alors en lui, qui va rendre à Limoges sa signification perdue et permettre au deuil de s'accomplir.

Limoges se lit comme une balade intranquille, et non dépourvue de drôlerie, au pays de l'enfance, au milieu des gens, des lieux, des objets, et des discours qui nous fondent.

144 pages.

Freud fut un grand théoricien mais aussi un grand praticien de l’humour. Quelques mois après la mort de son père, en 1896, cet immense explorateur de la psyché prend soin de constituer, de façon étonnante, une anthologie des meilleures « histoires juives » — qu’il brûlera par la suite — et commence simultanément son auto-analyse. Ces deux initiatives aboutiront au célèbre ouvrage publié en 1905, Le Mot d’esprit et sa relation à l’inconscient, qu’il tiendra pourtant en relative mésestime.

Pourquoi donc Freud, après s’être tu durant vingt-deux ans, éprouve-t-il, en 1927, le besoin de poursuivre sa méditation sur cette question, avec un bref article intitulé « L’humour » ? En fait, l’histoire juive — le Witz — l’a confronté à l’énigme de son identité. Certes, cette identité le renvoie à son père Jacob, mais plus évidemment encore à sa belle et jeune mère Amalia, et, au-delà, à d’autres figures féminines qui jalonneront sa vie, le conduisant inéluctablement vers la difficile reconnaissance d’une Mère mythique, archaïque, celle des origines…

Attentif à l’affleurement de l’intime dans les écrits théoriques du maître viennois, lecteur passionné des diverses Correspondances, Jean-Pierre Kamieniak nous révèle un autre Freud, embarrassé et néanmoins soutenu par l’idéalisation de la mère, et qui n’osera aborder les rives du continent noir qu’à la disparition de celle-ci.

324 pages.

En ces temps où tente de s’imposer par la barbarie un Dieu idolâtre et méprisant de l’humain, Dominique Gauch repose à nouveaux frais la question de la foi qui, selon elle, ne peut être dénouée de la question de l’inconscient et du mal.

A partir du rapport entre inconscient et foi, l’auteure redécouvre la pertinence, la profondeur et l’effectivité de la pensée existentielle du poète roumain, juif, Benjamin Fondane. Sa confrontation avec le Freud de L’avenir d’une illusion met en lumière les limites du langage métapsychologique pour dire l’expérience de la foi, foi poétique, foi biblique qui est étrangère non seulement à l’homme Freud mais à l’expérience de la psychanalyse.

Inconscient et foi sont deux domaines de la pensée, irréductibles l’un à l’autre et pourtant étroitement liés dans la constitution du sujet. Penser leur articulation demande de quitter la pensée conceptuelle pour se tourner à nouveau vers Job, l’homme du pays d’Ouç, qui souffre, désespère et cherche, un homme irrésigné, aux prises avec son existence et les grandes énigmes de la vie humaine.

224 pages.

Mots clés : Psychanalyse - autre - inconscient - religion - dieu - folie - foi - pensée existentielle - raison - ange

P.Aulagnier, Naissance d’un corps, origine d’une histoire, introduction G.Stephanatos, postface C.Silvestre, traduction P.Aloupis et G. Stathopoulos, ed.AGRA, collection Rous, Athènes 2017, p.216.

216 pages.

Ce texte propose une approche psychanalytique de l’arrogance, considérée à la fois comme une pathologie du narcissisme et comme le révélateur des relations de domination. Sont donc explorés les domaines de l’intime, de l’individuel, mais aussi du groupal, du social, au travers de l’étude d’événements contemporains, de personnages historiques et littéraires. Le fait d’articuler ces différents champs constitue tout l’intérêt de cette notion d’arrogance.

C’est donc une vaste étude, qui confine à la recherche d’exhaustivité des occurrences de l’arrogance, trouvée aussi bien chez l’enfant que chez l’adolescent, le chef d’entreprise, le criminel, le dirigeant politique… Cet ouvrage est d'une très grande nouveauté dans le champ de la recherche psychanalytique. Il se démarque de par ses qualités d’ouverture, ses analyses liées à l’actualité et son canevas littéraire.

224 pages.

Les moments vécus au Jardin Couvert constituent la matière de ce livre. Ils font entendre combien pour grandir, il est important que enfants, parents et accueillants se laissent porter par la parole. L'enfant vient au Jardin Couvert avec son père, sa mère ou tout autre adulte proche pour rencontrer les autres, apprendre à vivre avec eux dans la sécurité d'une présence familière. Quelquefois les familles, plus ou moins conscientes de difficultés minimes ou plus sérieuses, viennent chercher des repères, un éclairage neuf, une direction à inventer. Elles sont assurées d’y être entendues dans leur singularité. Elles s'expriment comme elles le peuvent et mettent parfois en avant des détails qui masquent les vrais sujets. La demande d'aide, de conseils est un évitement à s'engager dans ce que le parent sait. C’est aux accueillants de lui faire découvrir qu'il a en lui les possibilités de trouver les solutions adéquates et de s'occuper d'une façon juste de son enfant.

Le Jardin couvert a été créé au coeur de Lyon à l'initiative du psychanalyste Denis Vasse, de quelques praticiens de la petite enfance et en référence à la Maison Verte de Françoise Dolto. Il accueille plus de mille enfants par an. Ouvert six jours sur sept, il existe depuis trente ans.

Jean-Pierre Lebrun est psychiatre, psychanalyste à Namur et Bruxelles. Il a publié de nombreux ouvrages chez érès, et Denoël. Il est également directeur de trois collections Humus, Psychanalyse et écriture et Singulier-pluriel aux éditions érès.

C. Alombert (Président du Conseil d'administration), M. Babin, M. Boutin, A. Gucher, E. Van Der Stegen accueillants au Jardin Couvert ont également participé à l'écriture de ce livre.

320 pages.

Mots clés : Développement de l'enfant - guidance parentale - espace transitionnel - structure d'accueil - relation parent enfant - psychanalyse d'enfant - établissement d'accueil pour enfant - parole - travailleur familial - creche parentale

La psychanalyse est l’espace d’une quête de vérité qui guérit, vérité toujours partielle, fondée sur le besoin du sujet humain de créer des formes de sens et de causalité capables de soutenir son existence sur la scène du monde. Le sujet ne cesse jamais de "construire et se construire", accompagné dans cette route non cartographiée par Éros et Thanatos, par l’autocréation et la destruction. 

Loin des conceptions constructivistes superficielles et des relativismes post-modernes, ce livre reconsidère la notion freudienne de construction en élargissant son contenu et son usage. Il examine "le travail de poïesis de soi et du monde" comme l’analyste le rencontre dans les théories sexuelles infantiles, le délire, les conduites autodestructives, mais aussi dans la réflexivité autobiographique, l’écriture et la traduction reflétant leurs affinités électives avec la psychanalyse.

Mais comment la psychanalyse se construit-elle, elle-même, comme pratique théorico-clinique qui se réfère aux structures psychiques inconscientes tout en se construisant par elles ? Que constitue l’originalité de la méthode freudienne ? Et encore, comment se construit l’analyste dans un processus de formation sans fin avec le point d’origine de sa propre analyse ? Qu’enseigne l’expérience internationale de transmission de l’analyse et plus spécifiquement la « transplantation » des institutions psychanalytiques dans les pays périphériques au savoir psychanalytique comme la Grèce ?

En dialogue avec "l’autre" et "les autres", l’auteur du livre formule une conception psychanalytique pluridimensionnelle ouverte au social-historique et à la "Kulturarbeit" freudienne, sans hésiter de penser - avec le Mal - la barbarie dans la civilisation contemporaine.

409 pages.

L'invention de la psychanalyse, à "l'ère de la reproductibilité technique" dont Walter Benjamin fera de la photographie le modèle, s'inscrit dans le cadre d'une révolution anthropologique et épistémologique transformant les rapports entre le regard, le signe et le réel. Ce livre explore l'influence de la "révolution photographique" sur l'imaginaire littéraire et scientifique de la fin du 19e siècle et du début du 20e, et sur ses effets sur la pensée de l'inventeur de la psychanalyse qui découvre, lors de son séjour à Paris, comment la photographie est devenue avec Charcot et Albert Londe une partie intégrante de la clinique de l'hystérie. S'il existe, au 19e siècle, une véritable passion pour voir ce que l’œil ne peut voir, et pour reconstituer le passé comme photographié, c'est au processus qui aboutit à la formation des images psychiques que conduit, dans la pensée freudienne, la référence à la photographie.

Ce livre développe comment, en induisant un nouveau rapport au temps, à la mémoire et à l'histoire, la photographie fournit un modèle pour penser, avec Freud, une conception psychanalytique de la mémoire, de la causalité psychique et du processus analytique.

Jean-Jacques Barreau est psychiatre, psychanalyste membre et ancien Président du Quatrième Groupe, Organisation psychanalytique de Langue Française (OPLF). 

130 pages.

Sommaire

I - Présentation : Une ouverture métaphorique sur l'appareil psychique - Freud et la photographie - Une révolution anthropologique - La vision de l'invisible - Un nouveau rapport au temps, à la mémoire et à l'histoire - Une présentation des processus psychiques - Un modèle pour une théorie de la trace - Forme originaire des processus de symbolisation - Modèle du développement et processus analytique.

II - La révolution photographique : Un nouveau modèle pour la représentation - Photographie et maladies mentales - L'image de Galton.

III - L'optique freudienne : L'espace de la représentation - La passion de voir, l'œil clinique - La brèche de la rétine.

IV - La métaphore photographique : De la Caméra obscura à la plaque photosensible : une métaphore de l'inscription psychique - Le devenir conscient : du modèle de la traduction à celui du développement - La fabrique et le magasin de la mémoire - L'action de la trace : de l'empreinte à l'indice - De l'image latente à l'image révélée.

 

Editions CampagnePremière - 23, rue Campagne-Première, 75014 Paris

La psychanalyse a renouvelé la compréhension de la folie. Afin de nous faire saisir la spécificité de l’approche psychanalytique, Gérard Bazalgette, grâce à sa grande culture, nous entraîne dans l’histoire de la psychiatrie, depuis Hippocrate jusqu’à l’invention de la psychose. Il souligne une opposition entre causalité morale et causalité physique, reprise de façon révolutionnaire par la psychanalyse. En s’appuyant sur la littérature (William S. Burroughs et Sarah Kane), sur les travaux de psychanalystes (Mélanie Klein, Piera Aulagnier, Jacques Lacan…), et avant tout sur sa propre clinique, l’auteur porte un regard nouveau sur les concepts d’originaire, de fantasme, d’identification projective. Il propose ainsi une théorisation inédite aussi bien de la sublimation que de l’hystérie, la mélancolie, les régressions autistiques et les délires persécutifs. Par ce travail original, Gérard Bazalgette met en évidence l’abord constamment novateur de la folie par la psychanalyse.

Gérard Bazalgette est psychiatre et psychanalyste, ancien président du Quatrième Groupe (Organisation psychanalytique de langue française). Il est l’auteur de nombreux articles parus notamment dans la revue Topique et dans les Actes du Quatrième Groupe. Il a publié - La Tentation du biologique et la psychanalyse - (Érès, 2006).

Éditions CampagnePremière - 23, rue Campagne-Première, 75014 - PARIS

336 pages.

Une Théorie Kleinienne de la Destructivité et de la Créativité

Par sa théorie du jeu chez l’enfant comme voie d’accès à l’inconscient au même titre que le rêve, et par sa référence constante à la deuxième théorie bi-pulsionnelle de Freud (pulsions de vie / pulsion de mort), Melanie Klein a ouvert une nouvelle voie à la métapsychologie. Les concepts de clivage, d’identification projective, de positions schizo-paranoïde et dépressive, d’envie, font désormais partie du vocabulaire de la psychanalyse. Ils ne sont cependant pas toujours suffisamment rattachés à la notion que Donald Meltzer considère comme la découverte essentielle de Melanie Klein : la concrétude des objets internes. En outre, chez les auteurs psychanalytiques francophones, le lien entre la pensée de Melanie Klein et celle de ses continuateurs directs (Wilfred R. Bion, Hanna Segal, Herbert Rosenfeld) ou indirects (Donald W. Winnicott) est souvent sous-évalué.

Cet ouvrage essaie de montrer comment la théorie kleinienne peut nous éclairer sur les phénomènes de destructivité et de créativité, en se référant à la fois à la psychopathologie et à certains domaines des arts plastiques, du cinéma et de la littérature.

L’auteur : Francis Drossart est psychiatre des hôpitaux, ancien chef de clinique en pédiatrie et en pédopsychiatrie, psychanalyste membre du IVème Groupe, directeur de recherches au CRPMS, UFR Etudes Psychanalytiques, Université Paris Diderot 7.

Chantal Lheureux-Davidse et Géraldine Le Roy, psychologues cliniciennes, psychanalystes, ont contribué à l’ouvrage.

Préface de Didier Houzel

 

242 pages.

Sommaire 

Préface par Didier Houzel

Introduction: La place de la pensée kleinienne dans la psychanalyse

Première partie

Klein, Bion, Winnicott - A – Les grands concepts kleiniens : 1. Fantasme inconscient - 2. Objet interne - 3. Identification projective - 4. PS-D - 5. L’envie - B – Bion : 1. Réflexion faite - 2. Vers une théorie de l’activité de pensée - 3. Aux sources de l’expérience et éléments de la psychanalyse - C – Winnicott : Continuités et discontinuités avec la théorie kleinienne, par Géraldine Le Roy - 1. Les liens entre Melanie Klein et Winnicott - 2. Points d’accord et de désaccord - 3. Apports personnels de Winnicott - 4. Illustration clinique des différentes techniques

Conclusion : Winnicott et la création            

Deuxième partie

La destructivité - 1. Le déni omnipotent - 2. L’incestuel - 3. Le hiatus périnatal - 4. Le hiatus adolescent - 5. Sur les traces du Colonel Kurtz - 6. Le claustrum (Donald Meltzer) - 7. Destructivité et créativité chez un enfant psychotique présentant des troubles envahissants du développement, par Chantal Lheureux-Davidse 

Troisième partie

La créativité - 1. Amarcord de Fellini - 2. Les Nanas de Niki de Saint-Phalle - 3. Dans le Café de la Jeunesse Perdue de  Patrick Modiano - 4. Les Vitrines de Christian Boltanski - 5. Délivrances de Toni Morrisson - 6. Les Transformations Corporelles chez Matthew Barney, David Cronenberg et Francis Bacon - 7. La Supplication de Svetlana Alexievitch  

Conclusion         

Bibliographie  

Une Poignée de confettis

Les confettis, petits morceaux de papier multicolore serrés dans la main fermée, et lancés à la cantonade un jour de fête. Un geste pour le plaisir, pour surprendre. A la source des textes qui composent ce recueil, la vie quotidienne, une rencontre, un accident, petit ou grand, un souvenir, une rêverie ; tous transformés par le pas de côté de l’humour nécessaire pour la vie et la fréquentation des hôpitaux. Comme le confetti que l’on retrouve sous ses pas, dans les plis d’un vêtement, ces histoires courtes laisseront-elle une trace ?

Eric Julliand, vit à Lyon, où il exerce la psychanalyse, après une carrière de psychiatre dans les hôpitaux.

136 pages.

Expérience intime et quotidienne s’il en est, la fatigue interroge et perturbe nos frontières psychiques et physiques, dans une sorte d’entre-deux. Est-elle un signal d’alarme, une forme de stress, ou encore une émotion ? L’approche biomédicale occidentale peinant ou renonçant à définir ce symptôme non spécifique, trop subjectif, c’est davantage aux sciences humaines et sociales ou aux sciences de l’esprit que recourt ce Dictionnaire pour approcher au plus près du cœur du phénomène. Représentant un large éventail de disciplines, 91 auteurs montrent au fil de ces 131 entrées qu’à travers les peuples et les siècles, chaque groupe humain développe son entité de fatigue de prédilection, au gré de son rapport au corps, au divin, à la mort ou au travail. De l’acédie à la mélancolie, de la neurasthénie au burn out ou au bore out, ce Dictionnaire de la fatigue jette ainsi les fondements d’une anthropologie de la fatigue qui reste à construire.

3 articles de M. Moreau-Ricaud : "Café - Balint - Ferenczi"

864 pages.

La psychanalyse nous enseigne que le Moi n’est pas maître en sa propre maison. Avec la naissance des machines intelligentes, du numérique et des robots, non seulement le Moi n’est pas maître en sa propre demeure, mais, en plus, il est invité à migrer dans de nouveaux espaces, qui augmentent certaines partie de sa vie psychique, ou en oblitèrent d’autres. Les transformations psychiques qui en résultent sont considérables ! Cet ouvrage donne des outils à la fois conceptuels et cliniques pour les comprendre. Trois champs sont traités, qui interpellent la psychanalyse, ses outils traditionnels et la cure analytique. En premier lieu, la place du virtuel dans le champ psychique : le virtuel psychique, l’auto-empathie réflexive et leurs absences dans les pathologies limites. En second lieu, la relation du sujet avec les matières numériques : le sujet augmenté, l’homme augmenté, ainsi que l’utilisation du numérique et des médiations numériques avec les pathologies limites. Enfin, les enjeux de sa relation avec les robots : la robophilie, la robophobie, les médiations robotiques avec l’enfant autiste, mais encore la sexualité à l’ère de l’image et des robots.

Présentation de Serge Tisseron, Préface d’Elisabeth Darchis.

272 pages.

Ce livre résume trente années de travail, dont quinze ans d'analyse, portant sur les hallucinations survenant lors de comas et dont le sujet garde, avec la mémoire, un affect décuplé et une vitalité débordante. Après l'éveil, ce trauma provoque une série de symptômes résiduels que l'auteur nomme syndrome de relance originaire.

148 pages.

Préface de Raphaël MINJARD

Avec la participation de Janine ALTOUNIAN, Christine ARBISIO, Stéphanie BAROUH-COHEN, Jeanne BERNARD, Thierry BOKANOWSKI, Anne BOURGAIN, Catherine CHABERT, Aline COHEN DE LARA, Corinne-Déborah DAUBIGNY, Mireille FOGNINI, Georges GAILLARD, Louise GRENIER, Hélène ISNARD, Jean-Pierre KAMIENIAK, Vladimir MARINOV, Francis MARTENS, Catherine MATHA, Ariane MORRIS, Françoise NEAU, Philippe REFABERT

168 pages.

On peut relever la place de plus en plus importante occupée par le corps et la sensorialité dans les écritures de soi, comme dans la clinique psychanalytique. Cela renvoie à l’évolution tant des modalités de l’intime que de la psychopathologie contemporaine. Et cette évolution offre à penser autrement les liaisons et les déliaisons du corps somatique et du corps érotique, du corps à aimer et du corps à détruire, c’est-à-dire du corps et de ce qui l’anime.

Différentes questions sont ici débattues, notamment : le corps dans la cure et les conditions de possibilité de son écriture ; la dimension sensorielle de l’intime dans les écritures de soi ; le corps comme lieu et lien d’écritures… Le débat prend la forme d’un dialogue entre écrivains, spécialistes du texte littéraire et psychanalystes, autour des différentes formes d’écriture de soi et de leurs ancrages sensoriels : les écritures de soi, c’est-à-dire, au-delà même des « genres » consacrés (autobiographies, journaux intimes, autofictions, essais, etc.), toute écriture considérée dans sa dimension d’autoprésentation, lorsque l’écrit inclut un certificat d’authenticité produit par l’auteur en personne.

302 pages.

Dans un contexte de crises se condensant dans les institutions, cet ouvrage pense l’évolution de la violence au regard des transformations des organisateurs institutionnels. Plusieurs années après un ouvrage fondant une approche analytique des sources des dysfonctionnements institutionnels (L’institution et les institutions, études psychanalytiques), les auteurs contribuent à une réélaboration des enjeux et "espaces" de souffrance institutionnelle en prenant en compte les changements paradigmatiques se déroulant au niveau des méta-cadres organisationnels.

Sommaire : R. Kaes, Préface. D. Drieu et J.-P. Pinel, Introduction. D. Drieu, Les mutations dans les institutions, des sources du mal être. J.-P. Pinel, Agirs violents, pathologies des limites et attaques hypermodernes des cadres institués. S. Blondeau, Clinique et violence : l’effondrement d’un organisateur méta-institutionnel ? P. Roman, Figures paradoxales de l'institution : accueil et transformation de la violence dans les institutions. A.-L., Diet Violence procédurale et désubjectivation. J.-P. Vidal, “Ces scènes qui se passent de mots”. E. Diet, L’analyse de pratique en contexte anomique : tenir bon, interprèter, contenir. G. Gaillard

248 pages.

Dans toutes ses analyses, l’émancipation est un maître mot ; il renvoie à une philosophie de l’enquête et de l’expérience. La psychanalyse est d’abord une expérience clinique intime et les concepts qu’elle élabore ont un objet particulier : ressaisir les phénomènes spécifiques qui se déroulent dans l’espace singulier d’une cure, quand un patient parle et qu’un analyste l’écoute. C’est à cette dimension-là, à l’écart des modes et des polémiques, que s’attache ce glossaire : faire voir comment s’y construisent les faits cliniques et apprécier l’ouverture qu’une notion imprime au mouvement d’une séance, montrer en somme comment les analystes pensent avec les concepts qu’ils se donnent pour accompagner ceux qui leur confient un moment de leur vie intérieure. Ceci n’est donc pas un dictionnaire ni un vocabulaire de psychanalyse, qui, comme tous ceux qui existent déjà, situeraient les notions classiques dans l’appareil freudien et leur trajectoire dans les différents courants de pensée de la discipline. Au contraire, chaque contribution, prenant appui sur un fragment de cure, illustre comment telle ou telle notion fait surgir des perspectives imprévues. Elle constitue ainsi un témoignage du travail de pensée qui prend sa source dans les concepts élaborés depuis Freud pour organiser la réflexion clinique au quotidien. En fondant chaque fois la réflexion théorique sur un cas clinique, ce glossaire plonge le lecteur dans l’incessant va-et-vient qui, de la clinique à la théorie, conduit la réflexion de l’analyste.

La fin d'une analyse - Le travail de culture - Le changement de lieu - sont trois articles rédigés par Brigitte DOLLÉ-MONGLOND

Ont contribué à ce volume : Isabelle Alfandary ; Jacques Angelergues ; Claude Arlès ; Jean-Louis Baldacci ; Alice BauerTorrente ; Gérard Bayle ; Thierry Bokanowski ; Laure Bonnefon-Tort ; Patrice Brunaud ; Évelyne Chauvet ; Brigitte Chervoillot-Courtillon ; Nicolas de Coulon ; Laurent Danon-Boileau ; Christophe Dejours ; Christophe Demaegdt ; Gilbert Diatkine ; Brigitte Dollé-Monglond ; Jean-Luc Donnet ; Jean-Philippe Dubois ; Haydée Faimberg ; Bernadette Ferrero-Madignier ; Mireille Fognini ; Isabelle Gernet ; Jean H. Guégan ; Jean-Michel Hirt ; Daniel Irago ; Claude Janin ; Rosine Jozef-Perelberg ; René Kaës ; Laurence Kahn ; Réal Laperrière ; Françoise Laurent ; Marie-Françoise Laval-Hygonenq ; Marie-Laure Léandri ; Anne Maupas ; Patrick Merot ; Nicole Minazio ; Lucette Nobs ; Michel Ody ; Nicole Oury ; Vincent Pélissier ; Michael Parsons ; Virginia Picchi ; Jacques Press ; Aleth Prudent-Bayle ; Rachel Rosenblum ; Évelyne Sechaud ; Marie Sirjacq ; Gérard Szwec ; Diana Tabaco ; Dominique Tabone Weil ; Jean-Yves Tamet ; Olivia Todisco ; Joseph Torrente ; Claire Tremoulet ; Michel Villand ; Felipe Votadoro

576 pages.

Dans toutes ses analyses, l’émancipation est un maître mot ; il renvoie à une philosophie de l’enquête et de l’expérience. La psychanalyse est d’abord une expérience clinique intime et les concepts qu’elle élabore ont un objet particulier : ressaisir les phénomènes spécifiques qui se déroulent dans l’espace singulier d’une cure, quand un patient parle et qu’un analyste l’écoute. C’est à cette dimension-là, à l’écart des modes et des polémiques, que s’attache ce glossaire : faire voir comment s’y construisent les faits cliniques et apprécier l’ouverture qu’une notion imprime au mouvement d’une séance, montrer en somme comment les analystes pensent avec les concepts qu’ils se donnent pour accompagner ceux qui leur confient un moment de leur vie intérieure. Ceci n’est donc pas un dictionnaire ni un vocabulaire de psychanalyse, qui, comme tous ceux qui existent déjà, situeraient les notions classiques dans l’appareil freudien et leur trajectoire dans les différents courants de pensée de la discipline. Au contraire, chaque contribution, prenant appui sur un fragment de cure, illustre comment telle ou telle notion fait surgir des perspectives imprévues. Elle constitue ainsi un témoignage du travail de pensée qui prend sa source dans les concepts élaborés depuis Freud pour organiser la réflexion clinique au quotidien. En fondant chaque fois la réflexion théorique sur un cas clinique, ce glossaire plonge le lecteur dans l’incessant va-et-vient qui, de la clinique à la théorie, conduit la réflexion de l’analyste.

Le pictogramme de l'originaire - La polyphonie du rêve - La violence de l'interprétation - sont trois articles rédigés par Mireille FOGNINI

Ont contribué à ce volume : Isabelle Alfandary ; Jacques Angelergues ; Claude Arlès ; Jean-Louis Baldacci ; Alice BauerTorrente ; Gérard Bayle ; Thierry Bokanowski ; Laure Bonnefon-Tort ; Patrice Brunaud ; Évelyne Chauvet ; Brigitte Chervoillot-Courtillon ; Nicolas de Coulon ; Laurent Danon-Boileau ; Christophe Dejours ; Christophe Demaegdt ; Gilbert Diatkine ; Brigitte Dollé-Monglond ; Jean-Luc Donnet ; Jean-Philippe Dubois ; Haydée Faimberg ; Bernadette Ferrero-Madignier ; Mireille Fognini ; Isabelle Gernet ; Jean H. Guégan ; Jean-Michel Hirt ; Daniel Irago ; Claude Janin ; Rosine Jozef-Perelberg ; René Kaës ; Laurence Kahn ; Réal Laperrière ; Françoise Laurent ; Marie-Françoise Laval-Hygonenq ; Marie-Laure Léandri ; Anne Maupas ; Patrick Merot ; Nicole Minazio ; Lucette Nobs ; Michel Ody ; Nicole Oury ; Vincent Pélissier ; Michael Parsons ; Virginia Picchi ; Jacques Press ; Aleth Prudent-Bayle ; Rachel Rosenblum ; Évelyne Sechaud ; Marie Sirjacq ; Gérard Szwec ; Diana Tabaco ; Dominique Tabone Weil ; Jean-Yves Tamet ; Olivia Todisco ; Joseph Torrente ; Claire Tremoulet ; Michel Villand ; Felipe Votadoro

 

576 pages.

Comme l’envahisseur extra-terrestre de la série télévisée, le pervers narcissique rôde : certains l’ont démasqué dans le lit conjugal, d’autres au travail et il n’est pas rare de le rencontrer en politique. Nous serions bien avisés de savoir l’identifier car le pervers narcissique est devenu la figure du mal absolu. Calculateurs, manipulateurs et prédateurs pervers n’attendent qu’une faiblesse de notre part pour nous anéantir. Pourtant les choses sont loin d’être aussi manichéennes nous dit l’auteur de cet ouvrage qui déconstruit un portrait de société. Marcel Sanguet convoque publicités, icônes de la culture rock, phénomène de la téléréalité, scénettes de la vie quotidienne –au volant, au musée, au travail, chez le psy- pour confronter cet épouvantail boursouflé à la vraie structure de la perversion. Que cache cette invention bien commode ? Le respect de la loi, l’obéissance, les bienfaits de l’évaluation et de l’autorité, l’expertise, la réussite éducative…

Saurez-vous distinguer derrière ces notions à la mode l’authentique toute-puissance du perversif ? Pas sûr. Car le pervers, c’est toujours l’autre, n’est-ce pas ?

 

Marcel Sanguet est psychologue clinicien et psychanalyste. Il exerce à Chambéry au sein d’un CHS ainsi qu’en pratique privée.

 

148 pages.

« Qu’est-ce que vivre ? L’absence de maladie mentale est peut être la santé, ce n’est pas la vie. » Les questions qui sont au cœur du travail de Donald W. Winnicott sont essentielles. Elles font de lui, pour toujours, notre contemporain. Cet ouvrage en témoigne.

Des psychanalystes y rendent compte de ses recherches sur la créativité et la destructivité, la haine comme facteur de connaissance. Ils nous montrent également l’aspect novateur, jamais fermé par l’orthodoxie, de sa clinique avec les enfants, et avec les adultes.

Un entretien inédit de son épouse, Clare Winnicott, dresse un portrait de cet analyste enthousiaste qui se définissait comme un « chercheur en psychanalyse ».

240 pages.

Pour comprendre la psychanalyse, écrivait Freud en 1922, le mieux est encore de s'attacher à sa genèse et à son développement. C'est ce principe d'un dialogue constant entre les origines de la découverte freudienne et son évolution que les auteurs de ce Dictionnaire ont adopté. Leur but est de permettre aux lecteurs d'aujourd'hui de découvrir ou de parcourir l'oeuvre de Freud en suivant la manière dont elle s'est forgée et développée. Ce Dictionnaire, le premier du genre, revient sur les sources de la psychanalyse de Freud, tout en montrant comment son invention s'inscrit à la croisée de plusieurs traditions. Il s'attache aussi à envisager l'entreprise freudienne en fonction de son héritage et de sa postérité. Il évoque enfin ses échanges avec tous les domaines de réflexion et de création qu'elle n'a cessé de côtoyer (philosophie, littérature, anthropologie, histoire). Ainsi, ce Dictionnaire témoigne de la vitalité d'une œuvre qui demeure parmi les plus considérables de l'histoire de la pensée. Soixante-quinze spécialistes de Freud, internationaux et français, associés à des universitaires issus du domaine de la psychanalyse autant que des champs multiples des sciences humaines, explorent l'univers freudien selon une approche renouvelée et diversifiée. Ils offrent autant de points de repère et d'analyses approfondies qui permettent d'en avoir une vision d'ensemble et de le rendre accessible au plus grand nombre.

1088 pages.

Quels sont les nouveaux Golem, Frankenstein ? Que sont les Stalking Cat et autres transformations corporelles ? La modernité connaît une myriade de « monstres ». L’homme n’a cessé d’en représenter, d’en imaginer, puis, avec l’essor de la science, de chercher à en produire. 

C’est par l’exagération de ses contours et de ses traits, ses disproportions, la laideur de sa face, que le monstre est le plus proche du rythme propre au psychisme. Comment « travaille » le monstre dans le psychisme ? D’où tire-t-il ses formes, son énergie, sa puissance scopique qui s’impose presque toujours au regard ? Un monstre, ça se voit et ça ne passe pas inaperçu. Il donne visage aux terreurs les plus enfouies du sujet, celles de l’extrême enfance où règnent souvent le chaos, les angoisses archaïques. Un monstre, c’est à la fois une composition qui permet d’exhumer ce qui est en mouvement dans les couches les plus profondes de la psyché et une force incontrôlée que le sujet tente de réguler mais qui trouve une issue bien souvent par le travail de création.

Le fil rouge de cet ouvrage est la question du corps ; d’un donné à voir dans ces figures créées sur la scène contemporaine, que ce soit par les artistes qui témoignent des pratiques de la science ou par la médecine qui réinterroge les formes du vivant. Une réflexion à l’articulation de la création artistique et littéraire comme reflet de la société, des nouvelles formes de médecine et de la psychanalyse.

Cet ouvrage est publié aux éditions In Press

300 pages.

Aujourd’hui, l’autre semble avoir perdu son ombre, son ambiguïté. Impossible de se retirer dans l’insaisissable, dans l’énigmatique de la subjectivité. Quand la langue est réduite à être un outil de communication, le règne de la clarté crue, de l’individu technique, de la prédation de tous par tous est à l’horizon.

En s’appuyant sur les grands veilleurs de la langue (Walter Benjamin, Paul Celan, Hélène Cixous, Jacques Derrida, Franz Kafka, Sigmund Freud, Emmanuel Levinas), Ghyslain Lévy s’offre à nous faire partager ce don de l’ombre au cœur de l’expérience psychanalytique. Son attention à la poétique de la langue, à l’opacité du monde, nous fait comprendre la nécessité éthique de l’altérité. C'est ainsi que nous pouvons penser.

 

 

Editeur : Jean Delaite aux éditions CampagnePremière - 23, rue Campagne-Première, 75014 Paris

Ghyslain Lévy est l'auteur de nombreux livres, parmi lesquels : La pratique de l'analyste, Paris, Retz, 1989 ; Eugène O' Neill ou l'inconvenance de vivre, Paris, Anthropos, 1994 ; L'Invention psychanalytique du temps, Paris, L'Harmattan, 1996 ; Au-delà du malaise. Psychanalyse et barbaries, Toulouse, Eres, 2000 ; L'Ivresse du pire, Paris, CampagnePremière, 2010.

 

238 pages.

Toute son enfance, l'auteur de ce livre l'a vécue dans un silence pesant. Silence entretenu autour de l'existence d'une sœur « qu'en croyant bien faire on a lobotomisée ». Éloignée du foyer, internée dans divers établissements fermés dès son plus jeune âge, Françoise a pourtant toujours été absente et présente à la fois, comme en témoignait cette chambre gardée pour elle dans la maison et qu'elle n'occupait jamais. Grâce à des carnets tenus par sa mère, Pascal Herlem a reconstitué la vie de sa sœur : son éducation, son itinéraire chaotique à l'école, son placement en institutions religieuses, la lobotomie, décidée quelques temps après la naissance de l'auteur, les étranges légendes inventées par la famille pour résister au malheur, enfin ce timide retour à la vie, qui suit le décès de la mère.

Trouver les mots pour dire ce silence, tel est le projet de ce récit hors norme.

 

128 pages.

Jean Martin Charcot n’a pas bonne presse, et pourtant...
Hystérie et folie traversent les siècles, prenant les formes de “l’air du temps”. 
De l’utérus migrateur d’Hippocrate aux recherches neurologiques de Charcot.
Du désir inconscient avec Freud à la jouissance du parlêtre chez Lacan...
C’est à cette traversée historique et conceptuelle que nous convie cet ouvrage.
L’Association Psychanalyse et Médecine (APM) a organisé, avec l’Université Paris XIII, les 4 et 5 octobre 2013, un colloque dans l’amphithéatre Charcot, pour célébrer les quatre cents ans de la création de l’hôpital de la Salpêtrière, et le cent-vingtième anniversaire de la mort de Charcot. Réunissant psychanalystes, sociologues, historiens, écrivains, artistes, chacun y apporta un regard permettant de sortir Charcot de ses limbes et des mythes entourant le personnage, pour retrouver l’acuité de son apport, tant à la médecine qu’à ce qui lui échappe. Charcot fut celui qui ouvrit la voie à la découverte de l’inconscient, et eut le courage et l’honnêteté de ne pas s’en détourner. Au cours de ces deux journées de réflexion, riches de travail et d’échanges, quatre siècles d’histoire ont été traversés, quatre siècles parcourant le cheminement des représentations et la place réservée à l’hystérie dans la Société.
Cet ouvrage cherche à rendre compte de la complexité de cette découverte et de la façon dont elle a cheminé. Il regroupe les contributions d’un certain nombre d’auteurs ayant participé à cet événement.

Cet ouvrage est publié par EDP Sciences pour l'APM (Association Psychanalyse et Médecine).

238 pages.

« La clinique psychanalytique contemporaine est en partie tributaire des mutations profondes survenues dans le cadre social et culturel des sociétés hypermodernes. Nous vivons des crises complexes dont nous ne connaissons pas ou peu l’envergure, les enjeux et les voies de dépassement. Nous sommes dépositaires d’héritages collectifs impensés, de souffrances psychiques innommables dont une des sources se trouve dans les grandes mutations des cultures, des techniques, de l’économie et des sociétés, dans les violences meurtrières perpétrées au cours des guerres et des génocides du siècle dernier. Les socles de la vie psychique en sont ébranlés, tout comme les liens sans lesquels nous ne pouvons pas constituer notre subjectivité. Dans ces crises multipolaires, nous nous découvrons à la fois sujets de la culture et sujets de l’inconscient. Face aux formes du malêtre psychique dans les sociétés hypermodernes, le travail psychanalytique de groupe, et plus généralement les dispositifs qui réunissent dans une même situation plusieurs sujets (un couple, une famille, une équipe soignante) ouvrent de nouvelles perspectives à l’analyse et au traitement de ce que Freud nommait les « souffrances psychiques d’origine sociale ». Ils donnent accès à l’impensé de ces souffrances, ils en soutiennent l’élaboration. Ils permettent de penser autrement la construction de la subjectivité et les ressources créatives que libèrent les crises de cette ampleur. »

192 pages.

Mots clés : Traumatisme, Psychanalyse

Peut-il exister un ordre qui ne passe pas par l’autorité et ne repose pas sur la hiérarchie ?

En psychanalyste, Sophie de Mijolla-Mellor parcourt des domaines variés allant de l’anthropologie à la philosophie, de l’Histoire aux histoires, celles que racontent les patients en analyse qui ont souvent eu maille à partir avec parents et éducateurs parce qu’ils voulaient leur imposer un ordre qui n’était pas le leur…

Car le besoin d’ordre comporte des risques, en particulier lorsque s’installe la confiance aveugle qui remet à une autorité extérieure le soin d’y veiller. L’expérience des dictatures, en particulier celle de l’ordre nazi, rend nécessaire de concevoir la possibilité d’un ordre mobile capable de s’automodifier au fur et à mesure.

240 pages.

Mots clés : Contestation - Indignation - Ordre - Révolte

Un retour à la lettre des textes de Freud
Qu’elle soit vénérée ou dénigrée, l’œuvre de Freud est une référence incontournable qui s’inscrit au patrimoine culturel de l’humanité.
On croit bien souvent connaître les concepts freudiens, sans avoir lu Freud. Pourtant, cette pensée exigeante s’oppose à toute compréhension succincte. Quelle est la signification initiale des textes de Freud ? Qu’a-t-il réellement « dit » ? Le retour à la lettre du texte freudien s’impose comme une évidence. Expliquer Freud par Freud, éclairer son œuvre par elle-même, tel est le principe directeur qui guide cette collection.

200 pages.

Les images nous parlent et nous parlons les images. Celles qui figurent dans ce recueil naissent souvent de ces moments particuliers où surviennent sensations et perceptions furtives. Fulgurance soudaine éclairant l’étroit brochage qui relie le passé au présent et nous rappelle qu’une vie, toujours, se tisse de milliers d’autres.

 

Cet ouvrage est paru aux Éditions "La pensée vagabonde"

152 pages.

Le coma et l’éveil sont des moments particulièrement complexes tant pour le patient que pour l’entourage soignant ou proche. Cet ouvrage apporte un regard de psychologue clinicien sur les pratiques de soins actuelles dans les réanimations adultes. Il propose un regard novateur sur la prise en charge du sujet en réanimation adulte et représente une réponse à la demande de plus en plus grande des professionnels du soin psychique œuvrant dans des services de soin somatique. Cet ouvrage constitue une synthèse sur la question du coma, de l’éveil et de la place du psychologue, psychanalyste, en réanimation, tant du côté théorique que pratique.

Préface Alain Ferrant

Raphaël Minjard est psychologue, psychanalyste, maître de conférence en psychopathologie et psychologie cliniques à l’université lumière Lyon II.

Il est possible de commander cet ouvrage aux éditions DUNOD (lien actif)

360 pages.

Mots clés : Psychanalyse - maladie

Pratiques psychologiques, pratiques citoyennes

Engagement, aliénation et lien social

Sous la direction de :

Georges Gaillard, Jean-Marc Talpin, Bruno Cuvillier, Patricia Mercader

 

Résumé : Les pratiques psychologiques sont des pratiques citoyennes et politiques. Ces pratiques s’inscrivent dans une société, répondent pour partie à une commande sociale, peuvent résister, voire s’opposer à des mouvements dominants de la société, participent à la reconfiguration du « vivre ensemble ».

Cet ouvrage questionne ces dimensions des pratiques psychologiques : engagées et engageantes, impliquées et impliquantes. Place du politique dans l’élaboration du trauma, position clinique et pression sociale, pratiques psychologiques et travail de culture, la vie privée comme arène politique… sont quelques-uns des thèmes de ce livre.

Les auteurs, venus de la psychologie, de la psychanalyse, de la sociologie ou de la philosophie, explorent ensemble ces dimensions citoyennes et politiques. Un ouvrage novateur et un questionnement au cœur de l’actualité.

Il est possible de commander cet ouvrage aux éditions InPress

200 pages.

Un jeune doctorant en Histoire, d'origine libanaise a choisi comme sujet de recherches les lois de Nuremberg. Cette plongée dans l'enfer du nazisme va mettre sa vie en péril et illustrer l'idée selon laquelle "on n'en a jamais fini avec le passé" ...

 

 

 

 

 

 

 

 

166 pages.

Il est possible de commander cet ouvrage en ligne sur le site de la Pensée Vagabonde.

L’extension des pratiques de la psychanalyse est une constante vitale et donc conflictuelle de son histoire. Elle a pour conséquence la transformation de ses objets théoriques et des modèles d’intelligibilité qu’elle construit. Cette extension est une condition de son développement, mais elle fait problème, c’est-à dire obstacle au savoir établi sur la base de sa méthode inaugurale. Quelles transformations dans le corpus théorique de la psychanalyse sont nécessaires lorsque son champ de pratique et la clinique qui l’accompagne connaissent une extension telle que s’en trouve bouleversée la connaissance de l’inconscient ?

304 pages.

Mots clés : Psychanalyse - Théorie

L'écriture de soi (autobiographie, journaux intimes, autofiction, etc.) met toujours en scène une tension entre deux positions psychiques : attester d'une identité (voilà qui je suis), témoigner d'une altération (voilà qui je suis empêché d'être). L'enjeu semble la délimitation de soi, au sens d'un espace intérieur, d'un lieu singulier d'interlocution interne : entre la sculpture et la marche, la fouille et la déambulation, le récit et son impossibilité.
Une telle délimitation de soi prend une valeur spécifique lorsque l'auteur témoigne dans l'écriture d'une expérience psychique d'effraction, d'implosion ou de falsification de l'être. Il s'agit notamment des expériences traumatiques extrêmes ou des troubles ayant rendu précaire ou incertaine la construction même de l'espace psychique. Dans ces différents registres de la survivance, l'écriture de soi prend alors littéralement fonction d'une écriture des limites : l'effort de (re)construire un lieu pour soi, suffisamment vivable et vivant. Le croisement de l'écriture et de la clinique est ici nécessaire, avec des spécialistes de la littérature, des écrivains, des traducteurs et des psychanalystes.

304 pages.

Une économie mondiale hors de ses gonds a plongé une grande partie de l’humanité dans une forme d’esclavage par surendettement des États souverains. Le poète et législateur athénien, Solon, voyait déjà dans cette forme d’esclavage pour dette une atteinte fondamentale à la démocratie. Tel l’inconscient, l’économie est structurée comme un langage dont les signifiants traduisent les passions qui l’animent. Si Freud et Lacan, Lyotard et Derrida, sont ici tout particulièrement convoqués, ce n’est pas sans croiser leur pensée avec celle de Marx, Keynes, Bataille, Klossowski, Mauss, Baudrillard, Baudelaire ou Nietzsche. C’est en suivant, de 2008 à 2013, les soubresauts de ce qu’on appelle par euphémisme « la crise économique » que s’est imposée cette mise à jour des forces irrationnelles qui hantent la raison économique, en prenant radicalement en compte les sources pulsionnelles, libidinales, sur lesquelles prennent appui les pouvoirs politiques et financiers pour fabriquer du consentement à une économie de dette, de sacrifice, de cruauté. L’hypothèse privilégiée qui en ressort est celle qui fait reposer l’ultralibéralisme sur un système de croyances – voire sur « un système bancaire fantôme » – qui l’aura conduit à développer en trente ans les symptômes d’une grave maladie auto-immune.

176 pages.

Sous la direction de Gerassimos Stephanatos avec des textes de S. Freud, D. Agostini, P.Aulagnier, P.Blos , C.Bronstein, R. Cahn , J.-L. Donnet, A. Freud, Ph. Gutton, E. Kestemberg , F. Ladame, E. Laufer , M. Laufer, J.-J. Rassial, G. Stephanatos, D.W. Winnicott.

« Parent pauvre », comme disait Anna Freud, ou enfant tardif de la psychanalyse, l’adolescence a retrouvé les dernières décennies ses titres de noblesse scientifiques et sa propre place dans la famille analytique.Ce livre rassemble des textes classiques et des recherches psychanalytiques importantes des trente-cinq dernières années, qui constituent dans leur ensemble un cadre de référence théorico-pratique de base pour rendre compte des spécificités du processus de l’adolescence et du travail psychanalytique avec les adolescents. Certaines contributions plus récentes rajoutées, élargissent et problématisent la thématique essentielle.
A travers la succession des textes et les différentes contributions se profile l’histoire de la relation complexe entre la psychanalyse et l’adolescence et apparaissent à partir de la théorisation freudienne inaugurale, les influences d’Anna Freud, de Mélanie Klein et de leurs successeurs, l’impact de la pensée de Lacan et l’incidence de l’œuvre de Piera Aulagnier sur les théorisations contemporaines de l’adolescence.

570 pages.

Présentation de l’éditeur :
Vous avez perdu un être cher ? Votre tristesse devient une dépression. Votre enfant est un peu trop vif ? Il risque d’être un danger pour la société. Vous avez un penchant pour les gâteaux ? Vous souffrez d’un trouble psychiatrique.
La nouvelle pensée unique en matière de santé mentale, édictée par la publication d’un guide international, le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, fait autorité et occulte l’écoute thérapeutique au profit de la réponse médicamenteuse : sa dernière version, le DSM-5, recense plus de 350 maladies.
Patrick Landman dénonce les dérives d’une telle mainmise : le champ de la normalité se réduit et nous devenons tous des consommateurs de psychotropes, voire des fous, potentiels.

124 pages.

La pratique de la psychanalyse est le sujet d'une brûlante actualité après les critiques médiatiques contemporaines et la montée en puissance des thérapies cognitivo-comportementales qui se prétendent être plus rapides, plus performantes et adaptées à l'air du temps de notre société qui se veut celle de l'efficacité à tout prix et au moindre coût. Dans un premier temps, l'ouvrage critique les dérives psychanalytiques qui sont aussi les conséquences de son succès dans les années soixante-dix. Dans un second temps, il s'attache à décrire, avec des cas cliniques, ce que la psychanalyse peut apporter d'incomparable dans le traitement des cas les plus difficiles de psychoses et/ou de psychopathies. Comme le formulait Robert Musil : "Ne disons pas que nous avons trop d'entendement et trop peu d'âme, disons que nous avons trop peu d'entendement sur le problème de l'âme".

145 pages.

Une littérature assez abondante s’est développée ces dernières années autour des préoccupations liées au corps, engageant un renouvellement de la psychopathologie et de la clinique. Celles-ci nous interrogent également quant à l’évolution de nos sociétés. À partir d’une approche théorico-clinique des expressions psychopathologiques et des atteintes traumatiques, l’auteur cherche à spécifier la place du corps et le registre sur lequel le situer en psychologie clinique et psychomotricité. Au travers de l’exemple de la maladresse et de l’instabilité d’un côté, et des troubles autistiques, psychotiques, et dépressifs de l’autre, l’ouvrage étudie les particularités de la corporéité, de l’investissement du corps. L’analyse de situations traumatiques comme les agressions sexuelles, ou celles d’autovulnérance comme le suicide ou la scarification, permettent d’aborder les modes de déstructuration du rapport au corps. Les conduites à risques, les addictions, les compulsions, traduisent quant à elles une mise à l’épreuve du corps pour exprimer ses souffrances psychiques.
Patrick-Ange Raoult est psychologue clinicien, maître de conférences à l’université de Grenoble et expert auprès du Tribunal de Chambéry. Spécialisé dans les problématiques adolescentes, il a exercé dans les champs médico-sociaux et médico-psychologiques ainsi que dans la protection de l’enfance et dans le domaine de la protection judiciaire. Il a travaillé aussi auprès d’enfants et d’adultes, en particulier en psychiatrie. Il est l’auteur de nombreux ouvrages et articles.


210 pages.

Banal et singulier : un analyste prend sa retraite, et des collègues proposent de l’interroger sur son cheminement - ses cheminements - en psychanalyse.
L’entretien filmé qui en résulte met en dialogue deux générations d’analystes et tente de faire retour sur l’exercice de ce métier impossible et l’engagement qu’il impose. Il s’accompagne de textes de Marc Bonnet auxquels les échanges font référence.
Entre voix, textes et images, court, récurrent, le souci de la transmission, et l’incertitude, le toujours ouvert, de son destin ...

De nombreux textes de Marc Bonnet se trouvent joints qui permettent de rencontrer le fil d’une pensée…..

Sommaire

Entretien

Parcours et processus dans le Quatrième Groupe
De l’engagement à la transmission
Particularité du Quatrième Groupe
Être psychanalyste aujourd’hui

Documentation

Écart théorico clinique en psychanalyse – (4 textes)
Transmission de la psychanalyse et formation du psychanalyste – (3 textes)
Spiritualités – (2 textes)
Questions actuelles en psychanalyse – ( 3 textes)
Conclusion – (1 texte)

Réalisation et montage : Jean-Michel RAVOT


Distribution : La pensée vagabonde


pages.

Mots clés : psychanalyse, transmission

Plus de 40 % de la population joue aux jeux vidéo. Les femmes représentent 52 % des joueurs. 63 % des Français de plus de 10 ans ont joué aux jeux vidéo. L âge moyen des joueurs, aujourd'hui de 35 ans, est en constante augmentation. C'est le divertissement préféré des Français et la première industrie culturelle dans le monde. En une poignée d'années, les jeux vidéo se sont positionnés comme une locomotive de l économie numérique. Ce succès tient à des logiques de marché que les éditeurs de jeux savent habilement exploiter. Mais cette explication ne suffit pas ! Les jeux vidéo ont pu prendre cette place grâce à leurs qualités propres. Ils sont devenus un média incontournable parce qu'ils sont des objets de plaisir pur. Ils sont des manières de se mettre en lien avec soi-même et avec les autres. Mais ils sont aussi plus que cela : ils sont une manière d apprivoiser le futur.

96 pages.

Qu’est-ce que la sublimation ?
En quoi permet-elle une satisfaction infinie qui ne s’abîme pas dans la jouissance et s’oppose à l’envahissement brutal de la pulsion de mort ?
L’idée freudienne d’une sublimation « aux dépens » du sexuel doit-elle être remise en question?
Pour quelles raisons la sublimation occupe-t-elle en psychanalyse une place si importante ?
Notion psychanalytique indispensable pour comprendre l’articulation entre la vie pulsionnelle et les champs culturel et sociopolitique, la sublimation permet de penser les sentiments de tendresse et d’amitié, les interactions sociales et professionnelles, le souffle artistique ou littéraire, les réalisations techniques, scientifiques ou sportives… Construite par Freud et reprise tout au long du XXe siècle par de nombreux auteurs, elle demeure néanmoins insatisfaisante dans sa définition métapsychologique et fait aujourd’hui l’objet de thèses et de réflexions nouvelles que ce traité se propose de mettre en lumière.

608 pages.

Mots clés : sublimation

Cliniques et écritures Certaines situations cliniques amènent à se demander si l'écriture ne constituerait pas un composant du dispositif. Nombreux sont par ailleurs les cliniciens qui associent à leur pratique une clinique de l'écriture. Une question se pose en tous les cas : en quoi et selon quelles modalités le passage à l'écriture peut-il s'imposer au clinicien comme un prolongement nécessaire de sa pratique La question sera ici partagée à partir de différents dispositifs cliniques, ayant néanmoins en commun la référence à la méthode psychanalytique, en tant qu'elle met en oeuvre indissociablement un processus thérapeutique, un processus d'investigation et la métapsychologie. Le geste fondateur freudien, qui invente la psychanalyse en l'écrivant, a définitivement indiqué la spécificité du rapport à l'écriture dans le champ psychanalytique. Toutefois, à la diversité ici délibérément requise des dispositifs et des positionnements, s'ajoutera la diversité, délibérément recherchée, des référents analytiques mis en oeuvre.

218 pages.

Banal et singulier : un analyste prend sa retraite, et des collègues proposent de l’interroger sur son cheminement - ses cheminements - en psychanalyse.
L’entretien filmé qui en résulte met en dialogue deux générations d’analystes et tente de faire retour sur l’exercice de ce métier impossible et l’engagement qu’il impose. Il s’accompagne de textes de Marc Bonnet auxquels les échanges font référence.
Entre voix, textes et images, court, récurrent, le souci de la transmission, et l’incertitude, le toujours ouvert, de son destin ...

De nombreux textes de Marc Bonnet se trouvent joints qui permettent de rencontrer le fil d’une pensée…..

Sommaire

Entretien

Parcours et processus dans le Quatrième Groupe
De l’engagement à la transmission
Particularité du Quatrième Groupe
Être psychanalyste aujourd’hui

Documentation

Écart théorico clinique en psychanalyse – (4 textes)
Transmission de la psychanalyse et formation du psychanalyste – (3 textes)
Spiritualités – (2 textes)
Questions actuelles en psychanalyse – ( 3 textes)
Conclusion – (1 texte)

Réalisation et montage : Jean-Michel RAVOT


Distribution : La pensée vagabonde

pages.

Mots clés : psychanalyse, transmission

site de la revue

90 pages.