Débats et tables rondes 2026-2027

Lieu : Au local de la SPF - 23 rue Campagne Première 75014 PARIS

Argument :

La haine du féminin, loin d'être un simple héritage du passé semble se réinventer sans cesse - dans les discours, sur les réseaux sociaux, les lois et jusqu'au cœur des dynamiques familiales.

Peut-on dépasser cette violence fondatrice ? Comment reconnaître et désamorcer les mécanismes qui perpétuent l'oppression du féminin sous toutes ses formes ?

Cet ouvrage explore les racines de la haine du féminin, ses manifestations contemporaines et ses conséquences sur les individus et les sociétés. À partir d'exemples historiques et d'analyses psychanalytiques, les auteurs posent un regard sur la littérature, l'art contemporain et apportent une réflexion sur les dérives actuelles.

Inscription :
Entrée libre ou en distanciel par Zoom (le lien sera communiqué début septembre)

Lieu : Au local du Quatrième Groupe-OPLF 8, rue Eugène Varlin 75010 PARIS et par Zoom

Argument :

En chacun de nous, enfoui dans les plis de l’enfance, reste caché aux autres et d’abord à soi-même, ce qu’on pourrait appeler l’idiot intime, pour dire ce qui, médusé sous le sérieux du monde, demeure dans une sorte d’innocence fragile et insouciante, évoquant les silhouettes dégingandées de Charlot ou de Tati. Cette forme de l’intime, dérisoire et toujours aux marges, souvent recouverte par la honte, se loge, clandestine, dans ces lieux interdits de la mémoire, sur les bords de nos souvenirs. Dans la confrontation si fréquente de l’actuel et de l’originaire, le sujet rencontre continuellement cet éprouvé primitif du devenir-idiot, même si c’est souvent sous le mode traumatique de l’effroi médusant. C’est cet infantile médusé qui fait trace chez l’adulte – trace oubliée, effacée, honteuse –, et qui constitue une force de résistance de la psyché face au désentravement de la pulsion, au désir de non-désir, et au rejet de vivre imposé au je. Cette part d’un quant à soi indivulgable s’appelle aussi l’allégresse. Celle-ci partage avec l’idiot intime cette présence à la fois légère et trouble, qui est notre façon d’habiter le temps que nous sommes en train de vivre. C’est à ces figures de l’intériorité que l’on donne ici la parole, car elles se rejoignent en un point intime d’invincibilité, de résistance solaire, absurde, en chacun.

 

 

« Le sujet humain est un être décontenancé plus que décentré ou excentré. C’est lui que j’ai appelé l’idiot intime. Ce qui en vient à le décontenancer relève d’une porosité des frontières du Moi, d’un bord débordé de la pensée. Et chercher à s’approcher de soi, être au plus près de soi, n’est pas être au voisinage d’un quelconque centre, mais rejoindre une expérience subjective de perte de contenance, d’errance, de dispersion, l’épreuve du vaste, de l’arrière-fond. »

 

Secrétariat Scientifique :
Marc Amfreville - Courriel : secretariatscientifique4g@gmail.com Tél. 06 20 43 28 43 

Inscription :
→Entrée libre. Participer à la réunion Zoom : https://us06web.zoom.us/j/87162427628?pwd=QNDA9vP742p8X7haoWyDpS6zfCJNxM.1 Lien du chat de la réunion : https://us06web.zoom.us/launch/jc/87162427628 ID de réunion: 871 6242 7628 Code secret: 343161

Lieu : Au local du Quatrième Groupe-OPLF 8, rue Eugène Varlin 75010 PARIS

Argument :

Face à l’irrémédiable. Conditions politiques d’un travail analytique – le titre dit déjà l’essentiel : il y a des choses que l’analyse ne répare pas. Pas par échec, mais par structure. Sur la couverture, des ruines de pierre ocre sous un ciel bleu — un arbre solitaire qui a poussé malgré tout, entre les blocs effondrés. L’image ne crie pas. Elle reste là, debout dans le manque.

Janine Altounian sait de quoi elle parle. Née à Paris de parents arméniens rescapés de 1915, germaniste, co-traductrice des Œuvres complètes de Freud aux PUF sous la direction de Jean Laplanche, elle a consacré une vie entière à ce que les mots transmettent quand ils ne suffisent plus. Ce livre est peut-être le plus personnel — et le plus politique — de tous.

Ce qu’elle nomme « l’irrémédiable », ce n’est pas la mémoire du désastre. C’est quelque chose de plus insaisissable : le fantôme d’un temps qui n’a pas pu advenir. Ce qui se transmet aux descendants des survivants n’est pas ce qu’on a perdu, mais l’empêchement même — l’impossibilité de s’installer dans une langue, une maison, une vie affective continue. Trois objets que la rupture violente a endommagés en profondeur, et dont les fissures traversent les générations sans se nommer.

Mais ce livre est aussi un témoignage. Celui d’une France d’accueil qui avait offert des conditions — analytiques, politiques, humaines — permettant à ce travail d’avoir lieu. Et dans sa seconde partie, Altounian cherche désespérément à sauver cette confiance-là, à l’heure où ce pays qu’elle avait aimé vacille sous ses propres crises.

Aux éditions des crépuscules, un livre qui tient ensemble la rigueur clinique et l’intime blessure — et qui ne prétend pas guérir ce qui ne se guérit pas.

Secrétariat Scientifique :
Marc Amfreville - Courriel : secretariatscientifique4g@gmail.com Tél. 06 20 43 28 43 

Inscription :
→Entrée libre. Participer à la réunion Zoom (lien disponible prochainement)