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MOREAU RICAUD M., Michael Balint - Le renouveau de l'Ecole de Budapest, 1ère édition en 2000 , Ramonville Sainte Agne, Analyse Laïque, Érès, 2007


300 Pages.
MOREAU RICAUD M., Cure d'ennui - Écrivains hongrois autour de Sandor Férenczi, Ouvrage édité par ... et Postface de ..., présenté par Péter ADAM, traduit par Sophie KÉPÈS, Paris, Connaissance de l'inconscient, Gallimard, 1992
Une ville, Budapest, au cours des années vingt, une revue littéraire, Nyugat (" Occident "), de faible diffusion et de grande influence, un psychanalyste peu ordinaire et inspiré, Sàndor Ferenczi, et, formant une manière de cercle autour de lui, six écrivains encore mal connus en France - Babits, Csáth, Füst, Karinthy, Kosztoláriyi, Kredy -, voilà ce qui dessine les contours de cet ouvrage composé de nouvelles où le quotidien vire à l'étrange, de très brefs récits à la " chute " surprenante, d'histoires de cas et de chroniques, de réflexions sur le cigare de Freud et le rayonnement de Groddeck... On y rencontre l'angoisse, la folie ordinaire sous l'eau calme du lac. Mais l'humour est présent à chaque page. Rien de tel pour guérir de l'ennui ! La littérature ici ne vise pas à illustrer ou à exploiter des thèmes psychanalytiques. Simplement, Freud est passé par là. Ecoutons Kosztolányi - l'auteur du texte qui donne son titre à notre recueil : " La psychanalyse, j'ai appris à la connaître dans ma jeunesse. Je lui dois beaucoup. Mais la création littéraire se nourrit de couches gisant à une telle profondeur, dans l'inconscient que même la psychanalyse, cette science naturelle de notre vie intérieure, est incapable de les atteindre."249 Pages.
Résumé : Une policlinique psychanalytique n’ayant pu se créer à Budapest en 1919, c’est Max Eitingon qui reprend l’idée et la réalise sur ses propres finances à Berlin en 1920. Cette première policlinique – dont on précise ici la fondation et le fonctionnement – deviendra un institut psychanalytique, qui offre à la fois un traitement gratuit pour la population nécessiteuse et la formation des analystes. Il servira de modèle pour tous les instituts de l’Association psychanalytique internationale. La Correspondance de Freud et d’Eitingon, récemment traduite, nous montre que l’idée, embryonnaire, d’un « sanatorium psychanalytique » était déjà chez Freud. Il n’y manquait que de conjuguer la clinique et la formation des analystes en une « École supérieure de psychanalyse » (Freud), qu’Eitingon et ses collègues mettront sur pied empiriquement et dont les grandes lignes du programme seront repensées par Freud en 1927, dans ses dernières pages de La question de l’analyse profane.
Mots clés : Ferenczi, Eitingon, Policlinique de Berlin 1920, Rapports sur la Policlinique de Berlin de 1922 et de 1930, correspondance Freud-Eitingon, « sanatorium psychanalytique », « École supérieure de psychanalyse »
Résumé : Une relecture du cas « Dora » – avec, à la fois les avancées théoriques et techniques freudiennes et l’après-coup de la cure, mais aussi les critiques d’analystes contemporains, ainsi que les apports récents d’historiens de la psychanalyse – nous permet de comprendre les causes de l’échec de Freud et de rétablir l’identité et le devenir d’Ida Bauer.
Mots clés : Hystérie chez une jeune fille, Merano et culte marial, « Gynécophilie »
Résumé : Si le transfert, puis le contre-transfert ont été découverts à quelques années de distance par Freud, puis compris comme phénomène inhérent à l’expérience psychanalytique, on assiste à leur reconnaissance juridique par le biais de la réglementation des psychothérapies. Mais le métier d’analyste est également porteur de risques pour celui qui l’exerce. Son implication émotionnelle dans la cure le rend vulnérable, parfois «sous influence»; le psychanalyste peut en être passagèrement «malade» et la formation continue des analystes est une nécessité.
Mots clés : influence du patient, contre-transfert, implication émotionnelle, «maladie» normale, analyse de l’analyste, Influence by the Patient, Counter-transference, Emotional Involvement, Normal ‘Sickness’, Analysis of the Analyst
Résumé : La réception de cet ouvrage est une énigme : ce livre n’aurait-il pas eu paradoxalement d’écho dans ce second pays de la psychanalyse ? En effet, la publication de cet ouvrage princeps a pris des années et n’a finalement été réalisée qu’en 1935, alors que d’autres écrits l’ont été plus tôt. En prenant comme source : les neuf préfaces que Freud a rédigées pour ces rééditions successives, la correspondance Freud-Ferenczi et la préface de Balint à l’œuvre complète de Ferenczi, nous essayons de comprendre le retard étonnant de la publication de cet ouvrage. Un grand nombre de difficultés et d’obstacles nous sont apparus : la résistance interne de Ferenczi, puis celle du traducteur, Hollós, celle des éditeurs et enfin le manque d’argent. J’ajouterais une hypothèse : celle de la concurrence éditoriale de cet « enfant-rêve » avec les grands écrivains, Bàbits, et Krúdy, versés eux aussi dans les rêves.
Mots clés : théorie freudienne des rêves, clé des songes, résistance interne, concurrence avec les romans de Krúdy et de Babits.
Résumé : Si Freud et ses premiers collègues pratiquent librement en Autriche le nouveau traitement inventé par Freud pour soigner les patients névrosés et autres, la «psycho-analyse», une plainte juridique d’un patient contre son analyste, Theodor Reik, va instruire un procès pour exercice illégal de la médecine, procès qui n’aura finalement pas lieu. Mais Reik, un érudit de formation psychologique et littéraire, analysé par Abraham, se verra interdit de pratiquer la psychanalyse en Autriche. Le statut de la psychanalyse est alors posé. Freud va défendre Reik et la psychanalyse profane, laïque, par un essai remarquable, publié en 1926, La question de l’analyse profane. Désormais hors de la médecine, la psychanalyse sera néanmoins de nouveau attaquée en France et fera l’objet dans les années cinquante de plusieurs procès à la demande de l’ordre des médecins contre des psychanalystes non-médecins. Aujourd’hui la question de son statut est reposée indirectement par les législateurs qui, sous le couvert de la défense de l’usager, veulent régler la question des psychothérapies. La psychanalyse restera-t-elle une méthode ou bien deviendra-t-elle une profession?
Mots clés : Procès (Reik,Clark-Williams,Breuer,Dienal), Psychanalyse profane, Psychothérapie, Méthode ou profession? Lawsuit (Reik,Clark-Williams,Breuer,Dienal), Profane psychoanalysis, Psychotherapy, Method or profession?
Résumé : Dans cet article, l’auteur, Directeur des Archives Sigmund Freud (Bibliothèque de Washington), revisite le cas du petit Hans, pour l’anniversaire des 150 ans de la mort de Freud. Hans a été soigné pendant 4 mois environ de janvier à avril 1908. Pendant que le père de Hans allait devenir son thérapeute, sa mère, violoniste, était suivie par Freud. On peut considérer que la cure du « petit Hans » est la première d’une cure d’enfant, supervisée. Les hypothèses de Freud sur la sexualité infantile et sur les conflits inconscients pathogènes de la névrose, reconstruits dans l’analyse de l’adulte étaient alors validés par le compte-rendu de sa cure. L’article veut continuer l’enquête et la compréhension de ce cas. Grâce aux nouveaux renseignements sur le petit Hans, son développement et sa famille, nous avons maintenant, depuis l’ouverture des Archives Sigmund Freud sur les entretiens de Max Graf (1952) et d’Herbert Graf (1959) jusqu’alors inaccessibles, un nouveau savoir qui défie les premières formulations, ouvre des perspectives et soulève de nouvelles questions.
Mots clés : Personnalité d’Olga Graf, Ouverture des Archives Freud de la Bibliothèque de Washington pour les Entretiens avec Max Graf et Herbert Graf.
Résumé : Il s’agit ici de faire la chronique du mouvement psychanalytique en Hongrie. Après qu’il ait résisté à la théorie freudienne, la relecture de Freud convainc Ferenczi de l’importance capitale de ce nouveau savoir. Il se voue alors à la Cause et malgré l’opposition des médecins et des universitaires, il réussit à créer une association psychanalytique, puis un enseignement à l’université de médecine, soutenu par l’amitié de Freud. Son influence sur le milieu littéraire est patente pendant quelques années. Il laisse une œuvre théorique et pratique originale. Il a su créer avec de jeunes collègues une atmosphère propice à la recherche et leurs travaux autour du chef d’école les feront reconnaître comme « l’Ecole de Budapest ». Puis la guerre, l’exil, l’oubli, la censure joueront leur rôle destructeur. La sortie de ce « purgatoire » est récente grâce aux travaux de Balint, à la politique éditoriale de J. Dupont et au rôle actif d’analystes formés dans la clandestinité (L. Nemes, G. Hidas) qui ont œuvré pour exister institutionnellement et rejoindre la communauté analytique internationale. Des recherches en France, en Hongrie et dans le monde continuent.
Mots clés : Ferenczi, Ecole de Budapest, Névroses de guerre, Congrès de 1918, Chaire de psychanalyse à l’université (1919), Transmission suspendue et relancée, Hermann.
Résumé : 325 pages
Résumé : Charlotte Beradt (1901-1986) ouvre une nouvelle perspective dans l’approche des rêves et des cauchemars. Ils sont «dictés» par le temps présent et à venir. Profane en psychanalyse, elle a néanmoins l’intuition que le rêve est important, qu’il pense, comme semble nous le montrer sa collecte de 300 rêves, réalisée de 1933 à 1938 à Berlin sous le régime nazi, et publiée plus tard. C’est un acte politique, fait en tant que communiste et opposante à la politique d’Hitler. Elle a travesti, codé, caché, puis envoyé à l’étranger cette matière subversive, qui, pour nous, a valeur d’archive sur l’état des psychés des berlinois dans cette période douloureuse.
Mots clés : Collecte de rêves, «Rêves dictés par la dictature», Le rêve pense, Codage, Acte politique, Collection of dreams, «Dreams dictated by dictatorship», Dream thinks, Code, Political act.
Résumé : Voici un des premiers travaux sur la psychanalyse du vieillissement. Il s’agit d’une conférence donnée par Michael Balint l’année de la mort de Ferenczi, mort qui l’a totalement bouleversé. Balint reprend cette question éternelle à partir de la philosophie (Cicéron, dans De Senectute, etc) renouvelée par le Romantisme, et s’interroge sur le devenir de la libido sexualis et de la libido sciendi dans le vieillissement de l’individu. Il questionne les processus pulsionnels de l’adolescence et de la sénescence, leur similitude et leur différence en s’appuyant sur des faits sociaux et des biographies de personnalités célèbres (Bismarck, Gladstone, la Reine Victoria et son fils Edouard VII, Goethe, Le Titien, Tolstoï, Voltaire) donc dans le registre de la psychanalyse appliquée. Il nous ouvre ici une perspective nouvelle: le processus de devenir vieux n’est pas toujours synonyme de «naufrage» (Charles de Gaulle) mais au contraire de réappropriation de soi, de croissance, voire même de création d’une œuvre.
Mots clés : Conflit inter-générationnel, Compensation des plaisirs génitaux, «Jeu- nisme», Régression, Angoisse et désir de mort, Inter-generational conflict, Compensation for genital pleasures, ‘Young- ism’, Regression, Fear of dying and desiring to die.
Résumé : Dans les années quarante, en pleine guerre, une critique politique et médicale de la structure de l’hôpital psychiatrique de Saint-Alban va entraîner sa transformation radicale et donner naissance à un mouvement dit de « psychothérapie institutionnelle ». C’est le Dr François Tosquelles, psychiatre catalan communiste exilé en Lozère qui conduit cette expérience princeps avec quelques collègues. Il s’appuie sur deux référents théoriques : la psychanalyse et le marxisme. Cette idée utopique va essaimer dans les années cinquante et s’expérimenter ailleurs et autrement, d’abord dans trois cliniques privées du Loir et Cher, Jean Oury à La Borde (Cour Cheverny), Claude Jeangirard à La Chesnaie (Chailles) et Bidault à Saumery, puis dans une clinique créée par la M.G.E.N. à La Verrière, avec Sivadon, avant d’influencer enfin les psychiatres publics qui introduisent des réformes dans leurs services (Daumezon, Bonnafé, Torubia, Gentis, à Orléans, Millon à Grenoble, Vermorel à Chambéry, Koechlin, etc.). Des résultats thérapeutiques patents inspirent la réorganisation des soins psychiatriques en France, commencée en 1960 : le « Secteur ». Qu’en est-il de ce mouvement aujourd’hui où la politique de santé et la formation du psychiatre se dégradent ? La passion qui animait les fondateurs pourra-t-elle se transmettre ?
Mots clés : Hôpital psychiatrique de Saint-Alban, F. Tosquelles, Psychoses, Le « club thérapeutique », Mouvement de « psychothérapie institutionnelle ».
Résumé : Brentano- "Dark Continent"-Ecoute nouvelle- Idéal de féminité-Préjugé masculin-Stanley
Résumé : Cet article publié dès 1926 dans la nouvelle revue progressiste Zeitschrift für psychoanalytisck Pädagogik, a été auto-traduit par Balint dans son ouvrage Human Pleasure and Behavior, Maresfield Library, 1967, et nous remercions l’éditeur Mark Paterson de Londres de nous en avoir autorisé la traduction en français. La démarche de Balint – ici dans le milieu de l’éducation au sens large (éducateurs, enseignants, médecins) – de transmission du savoir analytique en dehors de son cercle étroit se fait déjà jour, et la même année il initiera les médecins généralistes aux lois du fonctionnement de la psyché. Rares sont les analystes qui ont écrit sur cette question : il faudra attendre 1964 et un autre hongrois (Arpàd) René Spitz : « L’autoérotisme réévalué » pour oser reprendre cette question scabreuse. Ce troisième temps de l’auto-érotisme (après l’allaitement et la période œdipienne) éveille la culpabilité de l’adolescent qui va essayer d’y renoncer par désir d’idéal. La lutte sera plus ou moins dure selon sa structure psychique (normale, hystérique ou obsessionnelle). Le désir de pureté entre en conflit avec cet « assaut de la puberté » qui fait trouver des ruses diverses et inconscientes à l’adolescent(e) pour retrouver ce plaisir.
Mots clés : Assaut de la puberté, Angoisse de castration, Développement sexuel de l’être humain, Onaniste dangereux rebelle, Assaults of puberty, Castration anxiety, Sexual development of the human being, Onanists, dangerous rebels.
Résumé : 14 articles : « La régression bénigne et la régression maligne », « L’amour primaire », « le groupe Balint », « R. Lowenstein Psychanalyse de l’antisémitisme », « I. Hollós », « S. Lóránd », « A. von Freund » « R. Morichau-Beauchant », « J.-R.-Bloch », « R. Lowenstein », « E. Raimbault » « M.Eitingon », « D. Eder », « Ph. Lehrman ».
Résumé : L’arrivée des Nazis met tous les analystes Juifs d’Europe centrale en danger de mort. Certains Hongrois se résolvent alors, pendant l’été 1938, et sur le conseil de John Rickman, envoyé par l’I.P.A. pour les y décider, à préparer leur exil. Balint refuse la possibilité de trouver un accueil en Australie et insiste pour émigrer en Grande-Bretagne. Jones lui trouve alors une possibilité d’installation à Manchester. Balint y arrive en janvier 1939. Nous montrerons que cet exil est une expérience douloureuse, traumatique pour Balint, qui doit affronter toutes les difficultés habituelles de l’exilé, auxquelles vient s’ajouter la mort tragique d’Alice Balint, compagne de vie et de recherche, puis toute une série de deuils familiaux, qui le laissent un temps déprimé et un temps inconsolable. Néanmoins, cet exil va devenir porteur de valeurs positives pour lui et le Mouvement analytique. Sur le plan de sa production, il apporte, dans la continuité et la réhabilitation des travaux de Ferenczi, des concepts théoriques et pratiques nouveaux (l’attachement mère-enfant dit « amour primaire», la régression comme « alliée thérapeutique», le « défaut fondamental » et la prise en charge des patients régressés). Autre apport dont nous lui sommes redevables: une méthode de formation des médecins à la relation thérapeutique, le « groupe Balint», mise en place dans le cadre de la clinique Tavistock et du National Health Service, et qui relance la médecine dans le Royaume-Uni. Balint va influencer praticiens et chercheurs. Des Français vont se former auprès de lui et font profiter les hôpitaux français de leur nouveau savoir-faire. De plus, Balint va jouer un rôle clé dans la transmission des théories de l’École de Budapest (Ferenczi surtout) et par la multiplicité des échanges scientifiques dans la communauté analytique, en France en particulier, en Allemagne, mais aussi sur le continent américain et australien, un agent actif du Mouvement analytique.
Mots clés : Comité d’urgence pour l’émigration, Deuxième arrachement de Budapest, Diaspora, Influence de Balint sur Lacan, Jones, Le « travail de l’exil », L’œuvre en exil, Persécution, Psychanalyse et Médecine, Rickmann.
Résumé : Michael Balint (1896-1970) médecin et biochimiste hongrois, devenu psychanalyste dans la filiation de Ferenczi, choisit la Grande-Bretagne comme lieu d’exil en 1939. Installé à Londres en 1947 et chercheur à la Clinique Tavistock, il répond à la demande d’aide d’Enid Albu qui dirige un séminaire de « casework » pour travailleurs sociaux. Il va modifier la méthode de travail du séminaire en introduisant l’esprit du contrôle analytique hongrois et celui des petits groupes (Rickman et Bion). Ce modèle de formation à la relation, il propose de l’expérimenter auprès des médecins dans le cadre du National Heath Service. Le groupe Balint connait un grand succès et entraîne un mouvement en France (traduction des livres de Balint, fondation d’une Société Médicale Balint) qui va s’étendre dans le monde, non sans avatars.
Mots clés : Thérapie par « petit groupe», « Casework », Contrôle analytique hongrois, « Groupe Balint», Clinique Tavistock, Première « Société Médicale Balint», Leader ana- lyste, Dérives.
Résumé : Avec GREEN A., BOTELLA S., ANZIEU A., GUIGNARD KELLEY LAINE K., AMATI MEHLER J., ROSENBLUM R., ERÖS F. et MICKELEIT M-H., MÉSZÀROS J., RITTER A., MOREAU-RICAUD M., SKLAR J., DUPONT J. et ACHACHE WIZNITZER S. et SABOURIN P., TRIGANO S. et FLAVIGNY C., FONYI A., BÓKAY A., CLARE J., ALMASSY E., GOLDIN-BOUHSIRA D., GASPAR J. et VOLCSANSZKY K., MORRISSEAU L., HOFFMAN E., GOUGOULIS N., SZÉKÁCSJ., HAYNAL A., JAVOR L. et KITRON D-G.