Débats et tables rondes 2012-2013

 

LYON, Rencontre
samedi 22 septembre de 9h30 à 12h30

 

Lieu : Mairie du 6ième arrondissement, 37 rue Bossuet, 69006 Lyon

 

Argument : Ghislaine Biodjekian :

Où m'avez-vous conduit ?

A quitter la « doxa » de la neutralité bienveillante après en avoir évalué la source comme défense contre les émois engendrés par les transferts passionnels tant amoureux qu’haineux, nous aurons à nous pencher sur l’émergence du transfert dans son lien à la règle fondamentale de l’association libre ainsi qu’au dispositif de la cure. Comment le psychanalyste peut-il tenir d’être une représentation de l’altérité alors que sa personne elle-même, comme le formule Freud, est impliquée comme sujet désirant ? Cette question est portée par l’abandon de la théorie de la neurotica qui a conduit à penser l’efficace de la cure, d’une théorie de la remémoration qui soigne, à une théorie du fantasme comme venant répondre et organiser la vie psychique pour pallier à l’énigme du désir de l’autre. Que cherche t-on dans le dispositif psychanalytique si ce n’est que la parole associative permette des interprétations, une conduite de la cure par le psychanalyste au service de l’analysant ? Le psychanalyste n’est-il pas tenu alors de travailler avec une position où il est, à la fois objet du transfert, lieu de projection et sujet de l’énonciation ainsi qu’avec la position de l’analysant pris à la fois dans la situation œdipienne et dans le lacis d’un refoulement originaire qui demande traduction ? A quoi répond le psychanalyste ? De quoi répond-il ? A quelles tentations résiste-t-il ? A quelles compromissions sacrifie-t-il le travail ? La complexité du lien de parole induit par un dispositif qui demande « rédition » complète à l’analysant nous contraint à penser qu’il existe forcément une limite à notre éventuelle identification à la mère toute-puissante qui accueille avec bienveillance (qu’est-ce que cette bienveillance ? Comment ce terme renvoie t-il à « la mère suffisamment bonne » de Winnicott ?) et donc séduction. La civilité du cadre ne cache-t-elle pas nos petits arrangements contre-transférentiels ? Comment se sort-on de cet enchevêtrement pour que notre présence réelle ne fasse pas résistance mais ouvre comme tiers à une sortie de la confusion ?

Jean Louis Serverin :

Argument « neutralité bienveillante »

Le temps de voir: une réaction négative à propos des termes neutralité et bienveillance! Je ne me retrouvais en tant qu'analyste, ni dans la neutralité, ni dans la bienveillance, sinon qu'en serait il de l'accueil des mouvements émotionnel et de l'affolement de l'autre et de soi? Le temps de comprendre : après la lecture du texte de JP Allié et les discussions avec Ghislaine Biodjekian et Eliane Moulin, pour penser ce débat comme une ouverture complexe et peut être nécessaire à des questions cliniques et techniques, qui reviennent à penser la direction de la cure comme une orientation vers l'écoute de l'inconscient des deux côtés du divan. Le temps de dire : ou plutôt de parler entre nous et avec nos patients et patientes de ce que l'on entend de cette langue d'enfance sur le sexuel, qui nous assourdit et fait courir le risque du passage à l'acte sous des formes qui même si elles ne sont pas des transgressions radicales peuvent être l'expression de la haine de l'analyse. Entendre cette langue d'enfance, plus faite de sensations et d'images que de paroles, les nôtres, les leurs, pour la partager lorsque les « visions » correspondent au sens de Baudelaire, sans en jouir. Ce qui revient à interroger le "work in progress" de l'accueil de la souffrance de l'excitation insensée, de la séparation lorsque la solitude est intolérable parce que pas dégagé de la confusion; de la séduction et de son rapport au contretransfert négatif, enfin de la complexification des théories de l'objet à la lumière du passage de la première topique à la seconde. Voici l'inventaire des interrogations que nous voudrions mettre en débat, la clinique nous mettant en risque de répondre à ces questions en tant qu'analyste supposé savoir plutôt qu'en tant qu'autre humain aux prises avec son inconscient.

Le débat sera ouvert après chaque intervention.

 

 

 

TOULOUSE, Présentation de livre
Vendredi 9 novembre 2012 à 20h30

Discutants : B. Dollé-Monglond (IVe groupe) - M. Lauret (Espace analytique)

 

Lieu : Librairie Ombres blanches, 50 rue Gambetta, 31000 TOULOUSE

 

Argument :

 

 

 

EXOTHEQUE - LYON, projection d'un DVD
Vendredi 14 décembre 2012 à 19h30

Le débat sera animé par M. Babin  et R. Chareyre

 

Lieu : Théâtre des Asphodèles - 17 Bis imp. saint Eusèbe - 69003 LYON

 

Argument : Banal et singulier: un analyste prend sa retraite, et ses collègues proposent de l’interroger sur son cheminement - ses cheminements - en psychanalyse. L’entretien filmé qui en résulte met en dialogue deux générations d’analystes et tente de faire retour sur l’exercice de ce métier impossible et l’engagement qu’il impose. Entre voix, textes et images, court, récurrent, le souci de la transmission et l’incertitude, le toujours ouvert, de son destin....

La présentation aura lieu en présence des co-auteurs et du réalisateur, J.M- Ravot et sera suivie d'une discussion.

 

 

Inscription : Par mail auprès de Elisabeth Herlemont - 1 Grande rue des Feuillants - elisabeth.herlemont@orange.fr

 

 

EXOTHEQUE – TOURS, invitation à l’association Une Bibliothèque pour la psychanalyse
Vendredi 14 décembre 2012 à 21h

Discutants: F. Toméno - D. Grimault

 

Lieu : Salle du Christ-Roi, 47 rue de la Fosse Marine, 37100 Tours

 

Argument :

 

 

 

LYON, Rencontre
Samedi 26 janvier 2013 de 9h30 à 12h30

 

Lieu : Mairie du 6ème arrondissement, 37 rue Bossuet, 69006 Lyon

 

Argument : Le groupe de préparation des Ateliers vous propose de découvrir le livre  « Anna.G, mon analyse avec le professeur Freud » de Anna Koellreuter, Editions Flammarion (avril 2012).

A la fin du XX° siècle, une petite-fille devenue analyste découvre les carnets de notes sur son analyse avec Freud de sa grand-mère, alors jeune psychiatre à Zurich, analyse qui va se dérouler sur quatre mois (avril-juillet 1921). Bien que n’étant pas destinée à une publication, ces écrits (une quarantaine de pages) édités sous la direction de sa petite-fille Anna Koellreuter nous font découvrir Freud dans sa pratique et ses appuis théoriques. L’éditrice se demande pourquoi sa grand-mère Anna G. ne parlait jamais ni de son analyse, ni de Freud ! Paradoxalement, la lecture de ce journal ne répond pas à ses questions mais en apporte d’autres : « Pourquoi cette analyse était-elle à ce point taboue pour ma grand-mère qu’elle ne parvenait pas à en parler ? Pensait-elle que la cure avait atteint son objectif ou au contraire qu’elle avait été un échec ? Pourquoi n’est-elle pas devenue analyste ? »

Nous sommes alors confrontés à l’actuel de la psychanalyse et à ses différentes mutations théorique, pratique et clinique, et au témoignage de sa pratique originelle qui peut susciter un certain trouble et bien des questions. C’est de ce trouble et de ces questions que nous souhaitons débattre avec vous le 26 janvier 2013.

Vos réflexions et vos interventions, même très courtes seront les bienvenues et alimenteront la diversité du dialogue et de la dialectique. Merci de les adresser au groupe de préparation.

B. Fabre, D.Geay et E. Bugglin

 

 

 

EXOTHEQUE – PARIS, Présentation de livre
Samedi 26 janvier 2013 à 17h30

S. de Mijolla-Mellor et les auteurs du traité: : N. Barzin, A. Brun, V. Donard, A. Essadek, D. Fessaguet, P. Gutton, D. Kupermann, T. Lamote, S. Levy, M. Mignet, S. Payan, K. Proust, G. Reynier, Patrick Saurin, N. da Silva Junior et C. Weismann-Arcache.

 

Lieu : Librairie Joseph Gibert - 21 r. Marie Andrée Lagroua Weill Hallé - 75013 PARIS

 

Argument : cf: document joint

 

Secrétariat Scientifique : Pr  Sophie de Mijolla-Mellor.
Présidente de l'Association Internationale Interactions de la Psychanalyse
8, rue du Cdt-René-Mouchotte 75014 Paris, France 00 33 (0)1 30 15 05 07
interactions.psychanalyse@gmail.com
www.a2ip.org

 

 

LYON, Rencontre
Samedi 22 Juin 2013 de 9h30 à 12h30

 

Lieu : Mairie du 6ième arrondissement, 37 rue Bossuet, 69006 Lyon

 

Argument : A la suite de notre dernière rencontre autour du journal d’une patiente de Freud, Anna.G, nous poursuivons notre réflexion autour de nos pratiques analytiques et de leurs évolutions. La lecture et le travail du livre «Mon analyse avec le professeur Freud» d’Anna G, sous la direction d’Anna Koellreuter nous a étonnés, tant ce que cette femme rapporte nous semble éloigné de la conception que nous avons de la consigne «d’abstinence» prônée par Freud et de celle de la «neutralité bienveillante» développée bien plus tard. Pourtant, les patients nous obligent à marcher d’un bon pas au vif de l’expérience.

Cette marche forcée, peut-elle avoir valeur de transgression ?
Quels fantasmes de transgression viennent opérer l’aspect perpétuellement mutatif de la psychanalyse? Notre idéal du moi d’analyste a intégré sans doute la représentation d’une manière d’interpréter.
Les patients ou les analysants, comment nous amènent-ils à aménager nos pratiques ?
Le samedi 22 juin, de 9h30 à 12h30, nous vous proposons de mettre en débat ces questions autour des fantasmes de la transgression et des refondations nécessaires pour que continuent à vivre les entreprises humaines et leur travail de culture.
Pour rester fidèle à notre concept «d’Ateliers» nous vous invitons à venir avec vos interrogations pour que nous puissions en débattre ensemble. Si vous souhaitez en parler auparavant nous vous proposons de nous contacter. Il est également possible de participer à nos réunions de préparation de cette journée.

Contacts :
E. Bugglin- tél.: 04 78 57 97 30
bugglin@orange.fr

B. Fabre- tél.: 0472714752
brunofabre69@gmail.com

D. Geay- tél.: 0472820620
dominique.geay@gmail.com /