Bibliographie

Pascal HERLEM

 

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Livres

 

HERLEM P., Les chiens d'Echenoz, Clamecy, Éditions Calliopées, 2010
HERLEM P., Les chiens d'Echenoz, Clamecy, Éditions Calliopées, 2010

 

"Etant donné une oeuvre littéraire,réunissez-en tous les volumes,que vous aurez classés dans l'ordre chronologique du premier au dernier paru. Prenez ensuite un peu de repos, afin de réfléchir sans forcer. Au bout d'un moment, quelconque, une idée apparaît dans votre esprit, à la façon dont le soleil darde, car le soleil darde, son rayon dans la ténèbre nocturne, qu'il dissipe. Vous voyez donc clair. Vous avez une idée et vous avez pu la voir cette fois. Il vous suffit à présent de l'appliquer méthodiquement ou presque à l'oeuvre littéraire dont vous aurez réuni tous les volumes classés du premier au dernier par. Vous obtenez au bout du compte un essai, assez plaisant à lire sans doute."

"AINSI COMMENCE LES CHIENS D'ECHENOZ, ESSAI DE PASCAL HERLEM, PSYCHANALYSTE À ANNECY ET NOTAMMENT SPÉCIALISTE DE RAYMOND QUENEAU. IL NOUS ENTRAÎNE ICI SUR LES CHEMINS CANINS DU ROMANCIER JEAN ECHENOZ : UN PARCOURS INITIATIQUE PLEIN D'HUMOUR AU COURS DUQUEL LE RIDEAU S'ENTR'OUVRE SUR CES BÊTES... DE PARFAITES HEROÏNES,D'EXCELLENTES FIGURANTES OU D'HONNÊTES ACCESSOIRES DE FICTIONS" (JEAN ECHENOZ)

96 Pages.

 

 

HERLEM P., Transports de sens - Écrits sur Raymond Queneau, Clamecy, Éditions Calliopées, 2009
HERLEM P., Transports de sens - Écrits sur Raymond Queneau, Clamecy, Éditions Calliopées, 2009

 

L’intérêt du père de la psychanalyse pour les oeuvres littéraires est bien connu : Sophocle, Goethe, Schiller ou Dostoïevski ont retenu son attention. Après lui, Mélanie Klein s’est penchée sur l’Orestie, Jones sur Shakespeare, Lacan sur Sade, Julia Kristeva sur Proust…
 Fidèle à la tradition freudienne, Pascal Herlem, lui, a choisi Raymond Queneau.
 Sa rencontre avec l’oeuvre du père de Zazie, il y a plus de vingt ans, lui a inspiré, au fil des ans et des textes, une lecture méticuleuse de quelques romans qu’il a tissée en une écriture apparentée à un exercice de style personnel, savant et sensible. Une sorte de fraternité intellectuelle liée à la fréquentation des cours de Lacan (dont Raymond Queneau suivit aussi l’enseigne - ment) a peut-être incité Pascal Herlem à rédiger ces «Écrits sur…» . Peu importe. Ce qui apparaît en premier lieu dans Transports de sens, c’est tout simplement l’envie de partager une passion : celle du psychanalyste pour son écrivain.
 Dans ce recueil de dix textes, Pascal Herlem invite son lecteur à parcourir et souvent redécouvrir les allées de la maison quenienne. Faite de savantes créations littéraires plus ou moins apparentes et de charpentes analytiques moins immédiatement accessibles, l’architecture de l’oeuvre est ainsi remise à nu. Le travail du guide est tellement précis et détaillé qu’on en arrive même à percevoir les odeurs… 
Les lecteurs de Raymond Queneau sont conviés à relire Pierrot mon ami, Un rude hiver et Chêne et chien, textes qui ne sont peut-être pas aussi innocents qu’il y paraît. La lecture de Pascal Herlem ouvre de nouvelles portes : il impose une voix qui donne accès avec légèreté et humour à la complexité de l’écriture et qui forme « une invitation permanente à aller au-delà de l’apparence, à entrer à l’intérieur de l’oeuvre sans idée préconçue ». 
Déjà publiés dans des revues de psychanalyse ou de littérature, les articles réunis ici sont répartis en deux chapitres. Transports de sens propose d’abord une étude du travail et de la « manière littéraire » – à travers trois études monographiques, l’analyse des mots agglutinés et celle des… parfums queniens. Dans la seconde partie, Pascal Herlem aborde des questions plus générales : l’humour, le « naturel », la construction à double foyer des romans et finalement celle de la souffrance propre à Raymond Queneau, la fameuse « ontalgie ».
 L’approche avertie et perspicace de Pascal Herlem témoigne de la profonde intelligence sensible et empathique du psychanalyste pour l’écrivain. Ce recueil est avant tout le fruit de ce partage car « c’est de la douleur d’être, de l’angoisse native dont il s’agit » qui, au-delà de Raymond Queneau, est inhérente à la condition humaine, mais « sans qu’il soit possible d’en saisir autre chose que le mouvement même de la pensée, la circulation vivifiante du sens, les transports de sens »…

240 Pages.

 

 

Articles

 

HERLEM P., Séductions et traumatismes : la contrefaçon du in Topique 108, Histoires de patients, 199 à 210, Le Bouscat, L'Esprit du Temps, 2009
HERLEM P., Séductions et traumatismes : la contrefaçon du in Topique 108, Histoires de patients, 199 à 210, Le Bouscat, L'Esprit du Temps, 2009

 

Résumé : Selon Freud, le traumatisme psychique est essentiellement d’ordre économique : un excès d’excitation envahit et déborde la psyché. Avec Ferenczi, le modèle économique est développé d’après la clinique des problématiques traumatiques liées à la séduction abusive. Le concept de « langage fondamental », introduit par Piera Aulagnier, permet de mettre en évidence l’impact identificatoire du traumatisme, et la clinique des effets pathogènes des expériences de séduction subie conduit à évoquer la notion de « contrefaçon du langage fondamental ». Outre la dimension économique, est impliquée la fonction identifiante de la parole, qui nomme les affects et ce faisant identifie les sentiments : le sens qui s’attache à l’éprouvé est atteint par le traumatisme lié à la séduction abusive.

 

Mots clés : Traumatisme, Séduction abusive, Économique, Langage fondamental , Fonction identifiante, Parole, Affect, Sentiment, Contrefaçon

 

 

HERLEM P., Prolégomènes : Au commencement du travail psychique in Le Coq-Héron 198, Travail psychique et transformation, 15 à 21, Ramonville Saint-Agne, Érès, 2009
HERLEM P., Prolégomènes : Au commencement du travail psychique in Le Coq-Héron 198, Travail psychique et transformation, 15 à 21, Ramonville Saint-Agne, Érès, 2009

 

Résumé : Le propos de ce texte est d’aborder le « travail » selon deux points de vue articulés entre eux, celui de l’étymologie du mot « travail » lui-même et celui de la transmission à l’infans, par la mère, de la nécessité du travail psychique. À la notion de commencement s’intègre celle de transmission pour amener à la conception du « commencement de la transmission ». La mémoire de la langue suggère que ce commencement se fait plutôt dans la peine, mais les théorisations de Piera Aulagnier introduisent les notions de rencontre de deux psychés, celle de la mère et celle de l’infans, pour un travail commun, de telle sorte que la solitude de l’infans ne peut se concevoir autrement que pensée et travaillée par l’autre.

 

Mots clés : travail, détresse, solitude, mère, infans, transmission, refoulement

 

 

HERLEM P., Les chiens d'Echenoz in La Revue Littéraire 32, Les chiens d'Echenoz, Paris, Editions Léo Scheer, 2007
HERLEM P., Les chiens d'Echenoz in La Revue Littéraire 32, Les chiens d'Echenoz, Paris, Editions Léo Scheer, 2007

 

 

HERLEM P., Transfert d'histoires, histoire de transferts in Topique 97, L’écoute transmise, 93-107, Le Bouscat, L’Esprit du Temps, 2006
HERLEM P., Transfert d'histoires, histoire de transferts in Topique 97, L’écoute transmise, 93-107, Le Bouscat, L’Esprit du Temps, 2006

 

Résumé : Il est question, dans ce texte, d’une application de la psychanalyse qui fait rarement l’objet d’une élaboration tout en étant souvent pratiquée par des psychanalystes: «l’analyse de la pratique». Sont ici exposés quelques conditions de sa mise en œuvre, certains de ses enjeux, de ses repères théorico-cliniques et, enfin, quelques situations cliniques. Le but de ce travail est de présenter une façon de penser cette application de l’analyse, à partir de la définition de son objet (les transferts), de telle sorte que ce qui, là, cherche à être transmis est la position singulière à laquelle la perception de la dimension transférocontretransférentielle permet d’accéder, une dimension tierce.


This text deals with a particular application in psychoanalysis which is rarely elaborated on, even though it is common practice among analysts i.e. ‘the analysis of practice.’ We shall outline the conditions necessary for this to take place, the stakes involved and the theoretical and clinical markers which can be used, before moving on to examine a number of clinical situations. The aim of this article is to present a way of reflecting on this application of analysis, based on the definition of the object (forms of transference) so that what in this situation is looking to be transmitted is the highly particular position that the perception of the transferencecountertransference dimension of analysis allows us to reach – a third-party dimension.

 

Mots clés : Application de l’analyse, Analyse de la pratique, Transfert, contre-trans- fert, Temps, Incestualité, Tiers,Application of analysis, Analysis of practice, Transference, counter- transference, Time, Incestuality, Third-party.

 

 

HERLEM P., Raymond Queneau en campagne - Le solennel emmerdement de la ruralité in Revue d'études sur Raymond Queneau AVB-Nouvelle Série, 183-193., 2005
HERLEM P., Raymond Queneau en campagne - Le solennel emmerdement de la ruralité in Revue d'études sur Raymond Queneau AVB-Nouvelle Série, 183-193., 2005

 

Résumé : Ce texte concerne la « ruralité » entendue comme métaphore du corps, en regard du recueil de poèmes que Raymond Queneau a consacré à la nature champêtre, « Battre la campagne ». S'y développe l'idée d'un conflit de base entre l'esprit et la matière, la parole et le corps, la pureté de l'âme et la pulsionnalité du corps, conflit qui n'était pas étranger à Queneau. Deux tentatives de fuite hors cette conflictualité sont évoquées en leurs représentations extrêmes : la négation du corps, sa dématérialisation espérée dans la sainteté et la démarche mystique d'une part, et le clivage de la pensée dans l'idéal pragmatique de la suprématie de la chose (de la marchandise), du corps instrumentalisé, d'autre part. Pour Raymond Queneau, l'écriture représente une paix possible et les mots, des compromis acceptables par les deux parties en présence. Mots clés : nature – pulsion – âme – corps – conflit – clivage – parole – écriture .

 

 

HERLEM P., L'Amour à l'époque hyperindustrielle in Topique 90, L'amour, 127-136, Le Bouscat, L’Esprit du Temps, 2005
HERLEM P., L'Amour à l'époque hyperindustrielle in Topique 90, L'amour, 127-136, Le Bouscat, L’Esprit du Temps, 2005

 

Résumé : Les changements socio-économiques contemporains ont modifié certaines représentations, certains idéaux soutenus par le «discours de l’ensemble», singulièrement ceux de la relation à l’objet, de l’investissement d’objet et de sa durée, de son sens. Ces modifications touchent donc à l’économie libidinale et à ses figurations culturelles, imaginaires et symboliques. Un questionnement s’ouvre ainsi sur les risques d’un processus de désymbolisation, les cliniques contemporaines, entre manie et mélancolie, l’amour de transfert et la pratique analytique.


 Contemporary socio-economic developments have modified certain representations, certain ideals based on the ‘togetherness idea’and among these the relation to the object, the investment in the object and the length of this investment and the meaning given to this. These modifications effect libidinal economy and its cultural, imaginary and symbolic figurations. The question of the risk of a de-symbolisation process happening here may be raised as well as the effect on contemporary clinical practice in the fields of mania and melancholy, the love involved in transference and analytical practice.

 

Mots clés : Discours de l’ensemble, Investissement d’objet, Modification des idéaux, Désymbolisation, Amour de transfert, Pratique analytique,Togetherness ideas, Object Investment, Ideal Modification, De-symbolisation, Love in Transference, Analytical Practice.

 

 

HERLEM P., A propos du livre de Sophie de Mijolla Mellor in Topique 69, Trente ans, 107-143 , Le Bouscat, L’Esprit du Temps, 1999
HERLEM P., A propos du livre de Sophie de Mijolla Mellor in Topique 69, Trente ans, 107-143 , Le Bouscat, L’Esprit du Temps, 1999

 

Résumé : Tenant lieu de contribution au débat autour de l’ouvrage de Sophie de Mijolla-Mellor, ce bref écrit veut souligner l’originalité de la notion d’histoire telle que l’entend Piera Aulagnier. Loin de l’anamnèse, de la chronologie, de la biographie ou des mémoires, l’histoire prend le sens d’ »histoire libidinale » et, associée aux concepts d’ »historisation » et d’ »historien », l’histoire devient une fonction du Je à part entière et accède à un statut métapsychologique. Cette conception est propre à Piera Aulagnier et se révèle d’un usage très fructueux dans la pratique analytique.

 

 

HERLEM P., D'une pratique groupale : histoire de la pensée de son cadre in Revue de psychothérapie psychanalytique de groupe 23, Nouvelles voies et nouveaux objets de la psychothérapie de groupe, Ramonville Saint-Agne, Érès , 1998
HERLEM P., D'une pratique groupale : histoire de la pensée de son cadre in Revue de psychothérapie psychanalytique de groupe 23, Nouvelles voies et nouveaux objets de la psychothérapie de groupe, Ramonville Saint-Agne, Érès , 1998

 

Résumé : Cet article relate la construction d’une pratique groupale spécifique avec de jeunes adolescents caractériels. Le médiateur utilisé est le cinéma (personnages et actions en constituent le scénario, tandis que la vidéo en est le support technique), mais l’essentiel du travail thérapeutique groupal se déroule au cours du processus de construction du scénario. Le cadre de cette pratique s’est élaboré progressivement, en prenant d’abord appui sur un modèle de compréhension de la problématique psychopathique et de son rapport au théâtre.

 

 

HERLEM P., Raymond Queneau et la réalité psychique de l'humour in Temps Mêlés, Pleurire avec Raymond Queneau – Actes du Colloque de Thionville, 6-8 octobre 1994, Belgique, Verviers, 1996
HERLEM P., Raymond Queneau et la réalité psychique de l'humour in Temps Mêlés, Pleurire avec Raymond Queneau – Actes du Colloque de Thionville, 6-8 octobre 1994, Belgique, Verviers, 1996

 

Résumé : Ce travail consiste pour l’essentiel à exposer de manière claire la théorie freudienne de l’humour, construite en deux temps cohérents, 1905 et 1928. ette théorie est ensuite illustrée dans l’œuvre de Queneau par quelques exemples d’un thème traité sans humour, en 1937, puis avec humour, en 1959.

 

 

HERLEM P., L'invention de la lecture in Topique 59, L'enfant écrit, 159-173, Paris, Dunod, 1996
HERLEM P., L'invention de la lecture in Topique 59, L'enfant écrit, 159-173, Paris, Dunod, 1996

 

Résumé : Confronté à l’apprentissage de la langue écrite, l’enfant a à « inventer » la lecture : cette « invention » est relative à la structure de son objet, à savoir une structure combinatoire qui est à l’origine même des premières écritures phonétiques, l’écriture cunéiforme par exemple. D’autres « lectures », celle des hiéroglyphes par Champollion, celle de l’hystérie de conversion par Freud, montrent ce qu’implique l’acte de lire du point de vue de la problématique oedipienne, des renoncements et des bénéfices auxquels elle conduit. La démarche de certains poètes illustre ce rapport à la lecture et à l ‘écriture, rapport comparable à celui du signe primaire et du signe secondaire, tel que le théorise Piera Aulagnier.

 

 

HERLEM P., L'hystérie, hier, aujourd'hui, encore in , Lyon, Cesura, 1994
HERLEM P., L'hystérie, hier, aujourd'hui, encore in , Lyon, Cesura, 1994

 

Résumé : Après un aperçu historique indispensable, nous découvrons avec Jean-Martin Charcot la réhabilitation de l’hystérie comme objet possible de la connaissance, avant d’effectuer, avec Sigmund Freud, le pas décisif conduisant à l’intérieur même de l’hystérie pour en découvrir la structure. Mais l’hystérie actuelle ouvre à de nouvelles voies de recherche, qui sont fructueuses : ce sont les thèmes de la séduction, du traumatisme psychique, de la conversion et de l’identification. S’il est ici question de pathologie, il y a lieu de considérer l’hystérie comme un aspect parmi d’autres de la condition humaine – et pas seulement comme une « maladie » -, c’est en effet à travers la manifestation pathologique que se montrent amplifiés et fixés les éléments constitutifs de l’âme humaine.

 

 

HERLEM P., Le surréaliste et son psy in Mélusine XIII, Paris, L’Age d’homme, 1992
HERLEM P., Le surréaliste et son psy in Mélusine XIII, Paris, L’Age d’homme, 1992

 

Résumé : Ce travail montre comment Queneau veille à construire des romans qui comportent une épaisseur, une tierce dimension à l’intérieur de laquelle le lecteur a le loisir de pénétrer : de cette manière, l’écrivain stimule le désir de savoir du lecteur, de même que sa résistance. Dans ce sens, la notion d’ »intériorité » permet de montrer les liens existant entre la découverte de l’inconscient par Freud et le travail littéraire propre à Queneau.

 

 

HERLEM P., Raymond Queneau ellipsopédiste in Actes du 2ème Colloque Raymond Queneau Université de Limoges, décembre 1987, sur le thème : « Queneau e, Paris, Editions du Limon & les auteurs, 1990
HERLEM P., Raymond Queneau ellipsopédiste in Actes du 2ème Colloque Raymond Queneau Université de Limoges, décembre 1987, sur le thème : « Queneau e, Paris, Editions du Limon & les auteurs, 1990

 

Résumé : Résumé : « C’est cela qui compte : la dynamique entre la raison et la déraison, la raison et la passion, le savoir et l’inconnu, le conscient et l’inconscient, autrement dit le lien qui unit et sépare à la fois l’homme de lui-même. De cela, Queneau a une expérience personnelle, puisque cette capacité de liaison, il l’a acquise, lentement, en analyse pour d’encyclopédiste devenir ellipsopédiste, c’est-à-dire opérer une transformation de l’usage : la fonction de l’encyclopédisme n’est plus la même qu’auparavant – seulement défensive – et devient une fonction vivante et créative, si différente qu’on peut la reconnaître sous le nom d’ellipsopédisme ». Ce travail cherche donc à mettre en évidence le décentrement, l’ailleurs, l’autre en soi contre lesquels Queneau avait à se défendre, et qu’il est parvenu non seulement à tolérer grâce à une analyse personnelle mais aussi à intégrer dans son œuvre littéraire, qui pourrait être placée sous le signe de l’art de l’ellipse.

 

 

HERLEM P., un commentaire d'un rude hiver in Études critiques réunies et présentées par DEBON C. Un rude hiver Un rude hiver, 19, Belgique, Temps Mêlés N°15, Verviers, 1990
HERLEM P., un commentaire d'un rude hiver in Études critiques réunies et présentées par DEBON C. Un rude hiver Un rude hiver, 19, Belgique, Temps Mêlés N°15, Verviers, 1990

 

Résumé : Cette étude, d’inspiration psychanalytique, fait apparaître ou tente de le faire, la façon dont Queneau construisait ses romans de telle sorte que plusieurs lectures cohérentes en étaient possibles. Ces lectures multiples, d’un même objet, s’appellent des interprétations : on voit ici comment elles sont potentiellement présentes et argumentées dans le roman de Queneau, « Un rude hiver ». L’auteur y décrit simultanément au moins deux expériences, son analyse personnelle d’une part, et sa rencontre avec Alexandre Kojève interprétant Hegel d’autre part.


 

 

HERLEM P., Au clair de lune on n'y voit qu'un peu in Lectures de Raymond Queneau 2, Limoges, Edition Trames, 1989
HERLEM P., Au clair de lune on n'y voit qu'un peu in Lectures de Raymond Queneau 2, Limoges, Edition Trames, 1989

 

Résumé : Ce texte correspond à une lecture psychanalytique du roman de Queneau « Pierrot mon ami » : ainsi apparaît une logique onirique, de déplacement et de condensation, mais, surtout, la structure elliptique de l’architecture du roman, fondé sur la notion d’une absence et de la défense contre les affects suscités par cette absence. Autrement dit, ce roman comporte la description de la dynamique d’un travail de deuil.

 

 

HERLEM P., Raymond Queneau et les droits d'odeur in Lectures de Raymond Queneau 1, Limoges, Editions Sixtus, 1989
HERLEM P., Raymond Queneau et les droits d'odeur in Lectures de Raymond Queneau 1, Limoges, Editions Sixtus, 1989

 

Résumé : Cet ouvrage établit un catalogue exhaustif de toutes les odeurs contenues dans l’œuvre littéraire de Raymond Queneau. De cet état des lieux odoriférants se dégagent quelques hypothèses d’inspiration psychanalytique ayant pour but d’éclairer certaines significations peu visibles ou masquées, de révéler le sens de certaines odeurs récurrentes.

 

 

HERLEM P., Kouavouar? in Revue de l’Association des Amis de Valentin Bru 8 – 9, Levallois-Perret, 1988
HERLEM P., Kouavouar? in Revue de l’Association des Amis de Valentin Bru 8 – 9, Levallois-Perret, 1988

 

Résumé : Ce petit article prend pour objet le « français parlé » tel que Raymond Queneau le transcrit dans certaines de ses œuvres. Ainsi : « Paul aussi l’a cru » devient « Polocilacru ». Cette transcription singulière est alors examinée selon d’audacieuses hypothèses psychanalytiques, où la sexualité occupe une large place .

 

 

HERLEM P., Des ellipses à foison : note à propos de l'oeuvre de Raymond Queneau in Le Coq-Héron 130-131, Le divan à plumes – Littérature personnelle et psychanalyse - 2, 53-64, Paris, 0000
HERLEM P., Des ellipses à foison : note à propos de l'oeuvre de Raymond Queneau in Le Coq-Héron 130-131, Le divan à plumes – Littérature personnelle et psychanalyse - 2, 53-64, Paris, 0000

 

Résumé : Cet article traite des rapports entre la création littéraire et les enjeux autobiographiques – en particulier chez Raymond Queneau. Ne note-t-il pas en effet dans son « Journal », en 1932 : « Début psychanalyse et début littérature » ? Il avait 29 ans.

 

 

Interlignes

 

HERLEM P. (dir.), L'offensive de l'insignifiance, in Contributions inédites, Site du Quatrième Groupe - http://quatrieme-groupe.org/, publié le 01 Novembre 2007
HERLEM P. (dir.), L'offensive de l'insignifiance, in Contributions inédites, Site du Quatrième Groupe - http://quatrieme-groupe.org/, publié le 01 Novembre 2007

 

Lecture en ligne :

L'offensive de l'insignifiance


    En novembre 1996, Cornélius Castoriadis, philosophe et psychanalyste, a dit : « Ce qui caractérise le monde contemporain, ce sont bien sûr les crises, les contradictions, les oppositions, les fractures, etc... mais, ce qui me frappe surtout, c'est précisément l'insignifiance » ; puis : « Il y a un lien intrinsèque entre cette espèce de nullité de la politique, ce devenir nul de la politique, et cette insignifiance dans les autres domaines, dans les arts, dans la philosophie ou dans la littérature ». Dix ans plus tard, la situation a évolué : si l'insignifiance évoquait une absence de sens, quelque chose de passif, de manquant, d'en-moins ou d'équivalent, ce n'est plus le cas parce qu'elle se révèle active et offensive. Si elle affectait les champs de la politique, de l'art, de la philosophie et de la littérature, selon Castoriadis, elle investit à présent bien des champs dont celui de la santé et des pratiques soignantes en milieu institutionnel. 
    D'une caractéristique du discours contemporain, l'insignifiance est devenue un principe actif, un but à atteindre : produire de la non-pensée, évacuer le sens, la signifiance justement. Comment cela se peut-il concrètement ? C'est relativement simple : lorsqu'une équipe soignante de psychiatrie en milieu hospitalier, par exemple, trouve dans un dispositif d'analyse de la pratique le moyen de penser son travail avec les patients et d'élaborer les enjeux cliniques de la relation soignante, il suffit de décréter que « ça ne sert à rien », qu' « on ne comprend pas ce qui se fait » et que le budjet est supprimé. Il suffit de s'étonner du fait qu'un patient est reçu en entretien par un psychologue clinicien pendant 40 minutes, alors qu'il est tout de même plus rentable d'en recevoir deux à raison de 20 minutes chacun. Et puis quelle idée d'écouter les gens : il suffit d'utiliser des questionnaires, des grilles d'évaluation, des protocoles, des programmes pour mesurer et chosifier toute cette subjectivité (cette humanité), comptabiliser l'ensemble et, enfin, obtenir des résultats probants. C'est assez facile, finalement, de vider de son sens une pratique visant à penser ce que l'on vit avec l'autre, ce que l'on fait pour l'autre : il suffit d'en ignorer activement le sens et d'en promouvoir ainsi l'insignifiance. La relation soignant-soigné, la qualité de l'écoute de l'autre, l'humanité d'une prise en charge, à subir les assauts de leur déni, n'en disparaissent pas pour autant, mais restent en souffrance. L'idéologie hospitalière actuelle, la « nouvelle gouvernance » (qui tient lieu de politique de santé), introduit un état d'esprit d'entreprise libérale et impose d'indiscutables critères de rentabilité, de concurrence, de résultats financiers dans des registres où primait jusqu'alors l'enjeu humaniste. La division de l'institution en « pôles d'activités » et l'instauration d'une « tarification à l'acte » accentuent encore la pression comptable, qui tend à se substituer à toute autre considération soignante. Cette idéologie de la quantification systématique est destructrice du sens et s'oppose activement au travail de pensée. Avec le bel aplomb de ceux que jamais le doute n'effleure et que la vérité n'intéresse pas, ce discours compromet délibérément les relations des soignants avec leurs patients, et les relations des soignants entre eux – puisque parler, se parler et écouter « ne sert à rien » - et compromet la transmission de l'expérience clinique : l'insignifiance isole et fait taire. 
    C'est pourquoi, loin de se résigner, il est maintenant nécessaire de s'opposer à l'emprise de l'idéologie du mesurable, de la platitude comportementale et de l'insignifiance, de s'opposer au démantèlement des relations soignantes, des heures et lieux d'élaboration. Il est temps de maintenir les précieux liens sociaux que le travail de « penser ensemble » a tissés, comme il est temps d'affirmer à nouveau la valeur du rêve insensé, du jeu de l'enfant, de la parole approximative, de la pensée hésitante, de la métaphore poétique, de l'histoire subjective et du résultat imprévu face à une idéologie de la non-pensée exacte. Contre l'activité offensive de l'insignifiance, il est vital d'aimer le sens, de chérir la parole, de nourrir le désir de penser ensemble et de défendre l'éthique d'une représentation humaine de l'homme. 
Pascal Herlem 
Annecy, novembre 2007

2 Pages.

 

 

HERLEM P. et FOGNINI M. (dir.), Travail et transformations, Avec les contributions de FOGNINI M. (discutante), BUGGLIN E., GEAY D., PLATAROTI O., PACCOUD O.,, BEN BACHIR N. et REY M. in Contributions inédites, Site du Quatrième Groupe - http://quatrieme-groupe.org/, publié le 14 Février 2007
HERLEM P. et FOGNINI M. (dir.), Travail et transformations, Avec les contributions de FOGNINI M. (discutante), BUGGLIN E., GEAY D., PLATAROTI O., PACCOUD O.,, BEN BACHIR N. et REY M. in Contributions inédites, Site du Quatrième Groupe - http://quatrieme-groupe.org/, publié le 14 Février 2007

 

Présentation : Il me faut vous faire part d'un certain nombre de choses avant de vous présenter brièvement ce que développeront ensuite chacun d'entre ceux qui avec constance ont participé aux travaux de ce groupe de travail.

Lecture en ligne :       

Table des matières :  
p 1   Le travail de l'étymologie par Pascal HERLEM
p 3   Chaos et travail psychique par Elisabeth BUGGLIN 
p 7   Travail de la voix, travail de la trace par Dominique GEAY
p 10  Un travail de liaison de l'excitation par Olivier PLATAROTI 
p 15 Transfert à l’écran, écran du transfert par Olivier PACCOUD 
p 19 Attitude analytique et travail de la bisexualité par Nourredine BEN BACHIR 
p 26 Travailler Fatigue par Maurice REY 
p 31 Travail des traces de Mireille FOGNINI, Discutante

34 Pages.

 

 

HERLEM P. (dir.), Le Nom de Narcisse, in Contributions inédites, Site du Quatrième Groupe - http://quatrieme-groupe.org/, publié le 01 Septembre 2004
HERLEM P. (dir.), Le Nom de Narcisse, in Contributions inédites, Site du Quatrième Groupe - http://quatrieme-groupe.org/, publié le 01 Septembre 2004

 

Présentation : Ma démarche est ici comparable à celle qui, dans la pratique analytique, consiste à interroger le choix d’un prénom, c’est-à-dire ce qui en a déterminé l’arrêt. Cette curiosité met souvent en oeuvre, dans le processus analytique, un travail de décondensation, la découverte d’un déjà-là conduisant l’analysant à se réapproprier certains signifiants, quelque signification du désir parental dont il a à hériter. La fonction historienne du Je, élaborée par Piera Aulagnier, trouve ainsi matière à étendre le savoir dont le Je dispose de lui-même.

Lecture en ligne :

15 Pages.