Bibliographie

Ghyslain LÉVY

 

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Livres

 

LÉVY G., L'ivresse du pire, Paris, Campagne Première, 2010
LÉVY G., L'ivresse du pire, Paris, Campagne Première, 2010

 

Les nouvelles formes du malaise contemporain dévoilent une perte globale du sens, en ces lieux où la jouissance du pire signe la force d'une pulsion de cruauté qui se déchaîne partout où il est possible d'exercer son pouvoir de négation de l'humain. L'ivresse du pire désigne cette surenchère sans frein à repousser toujours plus la limite, à gagner dans le progrès de l'horreur, en s'engageant dans la spirale de la destruction et de l'auto-destruction, à s'abolir tout en « zappant les autres ». À partir de la clinique actuelle et la haine du sujet dont celle-ci témoigne, il s'agit ici de rappeler en quoi l'ombre des catastrophes totalitaires du xxe siècle est tombée sur le moi individuel comme sur les conditions collectives faites aujourdhui à la vie psychique de l'ensemble humain. Dans un environnement dominé par la virtualisation de l'autre, quand il sagit de déformer la perception de la réalité pour la rendre encore supportable, demeure-t-il un reste indestructible de l'homme dans l'homme qui puisse résister à ce « rien de pire » ?

268 Pages.

 

 

LÉVY G., Europe N° 923, Mars 2006 : Franz Kafka - De F à F, en codirection avec RÉTIF F., BANCAUD F. et GODEAU F.Revue Europe, 2006
LÉVY G., Europe N° 923, Mars 2006 : Franz Kafka - De F à F, en codirection avec RÉTIF F., BANCAUD F. et GODEAU F.Revue Europe, 2006

 

" Un livre doit être la hache gui fend la mer gelée en nous ", écrivait Kafka en 1904, indiquant par là l'une des exigences qu'il assignait à son œuvre. Cette phrase est plus que jamais d'actualité en ces temps d'hypertrophie de " l'industrie culturelle ", qui bouche, occulte et exploite la vacuité de notre monde en oubliant ce que Kafka se plaisait à enseigner à son jeune ami Janouch : " La littérature s'efforce de placer les choses dans une lumière agréable ; le poète est contraint de les élever dans le royaume de la vérité, de la pureté et de la durée. " L'œuvre de Kafka ressemble à ce pont dont il parle dans l'un de ses récits : elle est tendue au-dessus d'un abîme, du vide sidéral, de la béance qui s'ouvre entre littérature et vie, langage et réalité, culture et nature, transcendance et immanence, solitude et communauté, vie et mort. Tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, ni d'un côté ni de l'autre, Kafka chiffre et déchiffre à chaque page sa tentative de vivre et d'écrire, de vivre ou d'écrire dans l'entre (et l'antre) de ses deux rives. Le désir, la difficulté, l'impossibilité de les relier est le ferment et le sujet de son œuvre. C'est peut-être pour cela qu'il hante notre temps, parce qu'il ne cesse de questionner et de remettre en question l'évidence de notre rapport à l'art, c'est-à-dire du rapport de la culture à la vie, au sacrifice, à la mort.

380 Pages.

 

 

LÉVY G., Au-delà du malaise - Psychanalyse et barbaries, Ramonville Sainte Agne, Des travaux et des jours, Érès , 2000
LÉVY G., Au-delà du malaise - Psychanalyse et barbaries, Ramonville Sainte Agne, Des travaux et des jours, Érès , 2000

 



Souffrons-nous toujours de ce Malaise que Freud repérait en 1930 au coeur de la civilisation ? Ne serions-nous pas aujourd'hui au-delà, sous les effets de processus décivilisateurs amnésiques des folies de notre histoire récente ? Telle est la ligne de force proposée ici d'emblée et qui sera maintenue à travers l'analyse de l'aventure contemporaine, ouverte sous le signe de l'horreur génocidaire et qui se poursuit aujourd'hui sous le primat d'une technologisation du vivant. Face à la brutalité des impérialismes dominants, face à la nuit infinie qui menace la langue, la pensée, la vie de l'esprit, demeurent des lieux de résistance où l'expérience psychanalytique met à l'épreuve sa responsabilité.



203 Pages.

 

 

LÉVY G., L'invention psychanalytique du temps, Paris, L'Harmattan, 1996
LÉVY G., L'invention psychanalytique du temps, Paris, L'Harmattan, 1996

 



















301 Pages.

 

 

LÉVY G., Eugène O'Neill ou l'inconvenance de vivre, Paris, Psychanalyse, Economica, 1994
LÉVY G., Eugène O'Neill ou l'inconvenance de vivre, Paris, Psychanalyse, Economica, 1994

 




















164 Pages.

 

 

LÉVY G., Kafka : Le corps dans la tête, avec SABINUS S.A.M. Métailié, 1983
LÉVY G., Kafka : Le corps dans la tête, avec SABINUS S.A.M. Métailié, 1983

 




















282 Pages.

 

 

LÉVY G., La pratique de l'analyste, Paris, Psychologie, Retz, 1980
LÉVY G., La pratique de l'analyste, Paris, Psychologie, Retz, 1980

 




















176 Pages.

Ouvrage analysé par REBUFAT P. in Psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes), Le temps de la rigueur, 1990, n° 34, pp. 97-102

 

 

LÉVY G., Enseignants, à vous de choisir !, en codirection avec RUEFF ESCOUBES C., GROUPE DESGENETTES, Préface de MENDEL G., Paris, Science de l'homme, Payot, 1976
LÉVY G., Enseignants, à vous de choisir !, en codirection avec RUEFF ESCOUBES C., GROUPE DESGENETTES, Préface de MENDEL G., Paris, Science de l'homme, Payot, 1976

 




















239 Pages.

 

 

Articles

 

LÉVY G., Transmettre l'impossible ? in Le Coq-Héron 200, Transmettre l'impossible ? in, Le Coq-héron, 200, Quelle transmission en psychanalyse ?, 69 à 77, Ramonville Saint-Agne, Érès, 2010
LÉVY G., Transmettre l'impossible ? in Le Coq-Héron 200, Transmettre l'impossible ? in, Le Coq-héron, 200, Quelle transmission en psychanalyse ?, 69 à 77, Ramonville Saint-Agne, Érès, 2010

 

Résumé : Il y aurait, dans cette question inaugurale quant à la singularité de la transmission en psychanalyse, comme un paradoxe nouant l’acte de transmettre et « l’impossible ». Est-ce le constat d’un impossible à faire transmission ? D’un impossible à transmettre ? N’y aurait-il que l’impossible qui puisse se transmettre ? Y aurait-il de nouvelles conditions actuelles pour la psychanalyse et qui mettent en péril la possibilité même d’un « impossible » dont on s’accorderait à penser qu’il est l’essentiel de la chose à transmettre ? Cet « impossible » relève en priorité d’une temporalité inhérente à l’acte analytique, fondée sur le différé, le délai, le suspens, et ce qui, du manque, s’offre à désirer. C’est bien sûr le transfert comme mouvement de voilement/dévoilement de l’objet qui en est l’expression dans la cure, ce qui se trouve aujourd’hui gravement menacé par l’idéal consumériste commun, à l’heure où « tout est possible ». Transmettre l’angoisse serait transmettre ce qui, d’une irreprésentable séparation d’avec l’objet primaire, ouvre sur un autre destin que celui d’une interminable fascination. N’est-ce pas là une des conditions pour penser la fin de la cure ?

 

 

LÉVY G., La psychanalyse comme visage de l'étranger. Résistances à la psychanalyse, résistances de la psychanalyse aujourd'hui in Topique 108, Histoires de patients, 222 à 236, Le Bouscat, L'Esprit du Temps, 2009
LÉVY G., La psychanalyse comme visage de l'étranger. Résistances à la psychanalyse, résistances de la psychanalyse aujourd'hui in Topique 108, Histoires de patients, 222 à 236, Le Bouscat, L'Esprit du Temps, 2009

 

Résumé : Les attaques contre la psychanalyse s’inscrivent aujourd’hui dans le mouvement de l’évaluation généralisée et de la quantification normée de tous les savoirs, de toutes les pratiques et de tous les discours. Comme déjà en 1925, quand Freud s’inquiétait des résistances passionnelles envers la psychanalyse, c’est l’opposition au nouveau, et avec lui le rejet de l’étranger qui fondent aujourd’hui le développement des réactions cognitives et leur refus de l’inconscient. Une réflexion sur le nouage entre l’émergence de l’idée nouvelle et la question de l’étranger à l’origine constitue un fil rouge qui sera suivi ici à travers le corpus freudien, sous l’angle du mythe de la création de la psychanalyse. L’amour de la vérité, la reconnaissance de la priorité à accorder au causalisme psychique, la liberté de la vie psychique d’échapper à la tyrannie du point de vue réalitaire, fondent une certaine éthique de l’expérience analytique. Or c’est sur ces fondements que s’organisent les résistances actuelles à la psychanalyse. Le discours des neuro-sciences ainsi que celui des psychothérapies cognitivistes y trouvent leur ferment.

 

Mots clés : Évaluation, Résistances à la psychanalyse, Amour de la vérité, Causalisme psychique, Liberté de la vie psychique, Neuro-sciences, Cognitivisme, Psychothérapies

 

 

LÉVY G., Le transfert de pensées en séance in Le Coq Héron 191, Frondaisons et arborescences des rêves : nouvelles perspectives, 59-63 , Paris, Érès , 2007
LÉVY G., Le transfert de pensées en séance in Le Coq Héron 191, Frondaisons et arborescences des rêves : nouvelles perspectives, 59-63 , Paris, Érès , 2007

 

Résumé : Texte issu d'un Colloque organisé par le 4e Goupe OPLF ; Paris ; 4 juin 2005. Il s’agit de penser une psychanalyse en devenir, sortie de son enfermement sur la vision autocentrée du sujet solipsiste. On discutera ici les propositions de René Kaës quant à des représentations d’espaces psychiques communs partagés, à partir des formes les plus primitives de la relation symbiotique entre deux sujets. Les hypothèses freudiennes sur la transmission psychique directe, au sein de la relation transférentielle de cure, seront ici articulées avec les notions d’espace onirique partagé, et de sujet porte-rêve. La question des conditions de fin de cure sera aussi abordée par rapport au concept d’enveloppe psychique commune reconstituée dans l’espace de la cure.

 

Mots clés : télépathie, symbiose, transfert immédiat, holding, expériences oniriques partagées, enveloppe psychique, fin de cure.

 

 

LÉVY G., Violence sur la langue in Topique 99, Psychanalyse, violence et société, 107-114, Le Bouscat, L'Esprit du temps, 2007
LÉVY G., Violence sur la langue in Topique 99, Psychanalyse, violence et société, 107-114, Le Bouscat, L'Esprit du temps, 2007

 

Résumé : Une question est essentielle pour la psychanalyse aujourd’hui, même si elle passe bien souvent inaperçue : la violence faite à la langue, chaque fois qu’il est question qu’une langue dominante en colonise une autre. L’usage de la langue, sous effet de terreur historique et de violence politique des langues « dominantes », est toujours à rapporter à l’usage des corps utilisés, violentés, déprivés, expulsés de toute mémoire, de toute histoire, livrés à la désintrication pulsionnelle non refoulée. Car c’est à l’intérieur de la langue que viennent se rejouer les enjeux politiques de pouvoir et de dominance, reproduisant dans les parlers les violences d’exclusion, de rejet et de meurtre qui s’exercent sur les personnes. À quelles conditions, la psychanalyse est-elle encore le lieu privilégié pour accueillir et rendre possible la capacité à s’inventer une langue de la résistance qui « dirait » entre les mots interdits, les gestes, les rythmes, les mouvements et les chants d’une mémoire bannie, prohibée, passée en contrebande, transmise dans l’illégalité ? Comment la psychanalyse, au prix d’un retour sur ses propres violences de langue, peut-elle rendre les mots de l’effroi enfin accessibles, retrouver les accents de la langue exilée, bannie, honteuse, se décoller de la honte muette à l’aide de la langue honteuse ?


Psychoanalysis is faced with a crucial question today, even if it often goes unnoticed. It is that of the violence done to language each time a dominant language colonises another one. Usage of language, influenced as it is by historical domination and the political violence ‘dominant’ languages wield, can always be closely related to the use and abuse of bodies exploited, violated, deprived, relegated from memory and history and then given over to unrepressed drive disintrication. For it is within the bounds of language that the forces of political power and domination are replayed, reproducing in speech the violence of exclusion, rejection and unlawful killing inflicted on people. To what extent can psychoanalysis still be that privileged space in which the conditions for inventing a language of resistance be provided, making it possible to invent a language which would ‘speak out’ between the lines of proscribed words and express the gestures, rhythms, movements and melodies of banished, prohibited memories that have been smuggled down through the generations. How can psychoanalysis, obliged as it may therefore be to take a critical look at the damage it itself does to language, allow the language of fear and dread to once again become accessible, uncovering the intonations of a language in exile, banished and shrouded in guilt and break free from this silent guilt by rediscovering and reusing the language of guilt itself ?Keywords : Violence of Colonisation, Indigenous, Dominant Language, Subject Fiction, Repetition through Transmission, Otherness, Exile, Translation.

 

Mots clés : Violence colonisant, Indigène, Langue dominante, Fiction du sujet, Répétition dans la transmission, Altérité, Exil, Traduction.

 

 

LÉVY G., Aveuglance : violence d'effacement et meurtre de la langue in Topique 96, Vers les monothéismes, 101-113, Le Bouscat, L'Esprit du temps, 2006
LÉVY G., Aveuglance : violence d'effacement et meurtre de la langue in Topique 96, Vers les monothéismes, 101-113, Le Bouscat, L'Esprit du temps, 2006

 

Résumé : L’altérité travaille au cœur de la langue, tout particulièrement sous la forme d’un intime propre à la langue maternelle. Un intime qui ferait altérité en résistant à tout effort de traduction, et qui constituerait un noyau d’étrangeté envers toute tentative d’assimilation ou d’appropriation dans une autre langue. Autrement dit d’une culture ou d’un territoire linguistique à un autre, nul passage n’est simple, nulle traduction ne s’effectue sans un reste irréductible, sans cette marque de l’intime placé paradoxalement sous le signe de l’étranger inassimilable, de son extériorité, de son dehors intransportable dans aucune territorialité textuelle autre. C’est précisément de cet aspect de l’intraduisible dont je souhaiterais ici m’occuper, dans la mesure où celui-ci me semble être l’objet spécifique de l’attentat perpétré par la terreur nazie contre la langue, et contre les constituants de l’identification primaire à l’humaine condition.


Otherness lies at the heart of language, and most particularly in an intimacy which can only be experienced within the mother tongue. This intimacy is also a constitutive part of otherness in that it resists translation and forms a nodal point of strangeness, which can neither be assimilated nor appropriated in another language. In other words, the bridges between one culture or linguistic territory and another are difficult to establish and the process of translating always leaves behind it a remainder that slips through its nets and which is the mark of this paradoxically strange and impregnable intimacy lying beyond translation and which cannot be transported into another textual sphere. It is this aspect of the untranslatable that lies at the heart of this article and I shall examine the ways in which this notion becomes a specific object of attack by the Nazis in their onslaught against language and against the basic constituents of the primary factors of identification of the human condition.

 

Mots clés : Langue maternelle, Traduction, Idéologie nazie, Terreur, Mémoire, Déni de réalité, Attaque contre la culture, Mother tongue, Translation, Nazi ideology, Terror, Memory, Denial of reality, Attacks on culture.

 

 

LÉVY G., Une répétition créatrice in Topique 95, Constructions, Interprétations, 127-134, Le Bouscat, L'Esprit du temps, 2006
LÉVY G., Une répétition créatrice in Topique 95, Constructions, Interprétations, 127-134, Le Bouscat, L'Esprit du temps, 2006

 

Résumé : Comment penser, à partir de l’expérience de la cure, et à partir de situations traumatiques non psychisées, les conditions d’une répétition qui s’avère créatrice ? Comment situer la question du nouveau et de son émergence au cours de la cure, au regard du transfert comme contrainte à répéter ? C’est à partir des traumas que Winnicott a décrits sous la crainte de l’effondrement qu’il s’agira d’interroger la fonction des constructions proposées par l’analyste comme des tentatives de faire advenir à la réalité psychique, pour la première fois, les traces d’un événement traumatique que le sujet n’avait encore jamais réalisé. L’effacement de toute mémoire de l’événement peut s’exprimer dans la séance par une désertification de toute vie psychique, ou paradoxalement sous la forme d’une parole ressassante et d’une sacralisation de la mémoire figée du traumatisme. Le travail de l’analyste sur son contre-transfert peut constituer en ces occurrences la seule issue pour étayer de telles constructions. 


What light can we shed, when we consider our experience of cures and traumatic situations that have not been integrated into psychic reality, on the conditions of a repetition that proves to be highly creative ? How can we pinpoint what is new and how this emerges during the cure, in the light of transference which is in itself a constraint that imposes repetition ? We shall look at the traumas that Winnicott described in the fear of breakdown and at the function of the constructions suggested by the analyst as attempts to bring to the surface of psychic reality for the first time, the traces of a traumatic event of which the subject has no conscious knowledge. The effacement of any memory of the event can be expressed in analysis by the desertification of all psychic life, or paradoxically, find expression in the form of constantly repeated words and the consecration of the fixed memory of the trauma. The work of the analyst in his or her counter-transference can in such situations be the only way forward to the anaclisis of such constructions.

 

Mots clés : Traumas non psychisés, Répétition créatrice, Constructions, Crainte de l’effondrement, Contre-transfert, Mémoire sacralisée, Traumas not integrated into psychic reality, Creative repetition, Construc- tions, Fear of breakdown, Counter-transference,

 

 

LÉVY G., L'hôte de la langue in penser/rêver 9, Le double vie des mères, 245-249, Paris, Editions de L'olivier, 2006
LÉVY G., L'hôte de la langue in penser/rêver 9, Le double vie des mères, 245-249, Paris, Editions de L'olivier, 2006

 

Résumé : L'altérité travaille au coeur de la langue, singulièrement sous la forme d'un intime propre à la langue dite maternelle. Un intime qui ferait altérité en résistant à tout effort de traduction,et qui constituerait un noyau d'étrangeté envers toute tentative d'assimilation ou d'appropriation dans une autre langue. C'est ce reste irréductible dans le maternel même de la langue qui devient un hôte indésirable pour tout système idéologique collectif ou privé visant la purification du corps social ou du corps de la langue, au nom d'un originaire censé pur et entièrement saisissable.

 

 

LÉVY G., Actuelles sur la cruauté et la honte in Le Coq Héron 184, Secret, honte et violences : la honte à l'épreuve de la psychanalyse, 40-47, Paris, Erès, 2006
LÉVY G., Actuelles sur la cruauté et la honte in Le Coq Héron 184, Secret, honte et violences : la honte à l'épreuve de la psychanalyse, 40-47, Paris, Erès, 2006

 

Résumé : La honte,dans sa forme radicale, la honte de vivre, constitue la "traduction " au plan des refoulements, de la tendance primaire à l'auto-anéantissement, et trouve dans la haine de soi, son expression la plus extrême. C'est cette hypothèse qui se trouve l'objet de cet article.

 

 

LÉVY G., Entre Blanchot et Blanchot : Kafka et le palimpseste autobiographique in sous la direction de CHIANTARETTO J-F., CLANCIER A. et ROCHE A. Autobiographie, journal intime et psychanalyse, 69-81, Paris, 338 pages, Économica, 2005
LÉVY G., Entre Blanchot et Blanchot : Kafka et le palimpseste autobiographique in sous la direction de CHIANTARETTO J-F., CLANCIER A. et ROCHE A. Autobiographie, journal intime et psychanalyse, 69-81, Paris, 338 pages, Économica, 2005

 

Résumé : Les auteurs de cet ouvrage collectif ont tous participé à le Décade internationale de Cerisy-La-Salle, " Autobiographie, journal intime et psychanalyse ", qui avait marqué l'aboutissement d'un ensemble de recherches menées par le groupe " Littérature personnelle et psychanalyse ". Ce groupe fondé en 1992 par Jean-François Chiantaretto, est né d'un projet qui trouve là son plein déploiement : l'interrogation mutuelle de la psychanalyse et des différentes formes d'écriture de soi. Un nouveau champ apparaît ainsi, qui renouvelle la question des rapports de la psychanalyse et de la littérature, comme celle de la lecture et de l'interprétation de ces formes d'écriture. Le problème est posé du rôle joué par les écritures de soi dans l'émergence de la psychanalyse et de l'influence en retour de celle-ci sur celles-là. Plus largement, il s'agit de mettre à l'épreuve d'une approche globale des écritures de soi, au titre des différentes modalités d'expérience de soi dans l'écriture, lorsque celle-ci propose explicitement une autoreprésentation de l'auteur en personne. En deçà de l'opposition autobiographie/journal intime, l'ouvrage offre d'aborder chaque texte comme le lieu d'une tension plus ou moins conflictuelle entre deux positions psychiques, dans l'investissement de l'écriture de soi : attester une identité, témoigner une altération.

 

 

LÉVY G., Une machine amoureuse: les lettres de Kafka à Felice in Topique 90, L'amour, 27-41, Le Bouscat, L'Esprit du temps, 2005
LÉVY G., Une machine amoureuse: les lettres de Kafka à Felice in Topique 90, L'amour, 27-41, Le Bouscat, L'Esprit du temps, 2005

 

Résumé : Je suivrai pas à pas la construction de cette machine amoureuse que, lettre après lettre, Franz Kafka va installer autour de sa correspondante et fiancée, Felice. Une machine d’écriture qui apparaîtra rapidement comme un dispositif d’emprise visant la situation amoureuse elle-même prise comme objet idéal, l’autre s’y trouvant annulé, et réduit à la fonction-alibi d’un personnage inventé par son auteur. Quant à la réalité de la rencontre amoureuse, elle s’y dévoilera comme chargée d’un potentiel de destructivité terrifiant, à la hauteur d’une confrontation impossible avec l’altérité menaçante de l’autre. L’objet ainsi sublimé, magnifié dans l’état amoureux, dévoilera sa face non-sublimable, qui conduira la mécanique amoureuse à dérailler vers une issue mortelle, puisque «nous ne pouvons rester en vie tous les deux.»


In this article, we will follow step by step and letter by letter, the lov machine Franz Kafka sets up around his fiancée, the woman he is writing to, Felice. Thi writing machine soon comes over to us as a way of getting a hold over her with an aim t turning the love situation itself into an ideal object in which the Other has no place an merely functions as an alibi, a character invented by the author. As to the reality of this love encounter, it appears to us gradually in all its terrifyingl destructive force, as terrifying as the impossible confrontation with the threatening Othernes of the Other. The object is in this way sublimated, magnified into the state of being in love and the uncovers what is not possible to sublimate, leading the love machine to plunge helter skelter towards its fatal end since ‘we cannot both of us remain alive.

 

Mots clés : Rencontre, Emprise, Correspondance, Processus créateur, Objet idéal, Sublimation, Destructivité, Encounter, Hold, Correspondence, Creative Process, Ideal Object, Sublimation, Destructiveness.

 

 

LÉVY G., Les droits des hommes dans le désert : le sujet, entre désolation et droit in Revue internationale de psychosociologie X-23, Les droits de l'homme : crise et défi, 51-67, 2004
LÉVY G., Les droits des hommes dans le désert : le sujet, entre désolation et droit in Revue internationale de psychosociologie X-23, Les droits de l'homme : crise et défi, 51-67, 2004

 

 

LÉVY G., L'objet esthétique, à l'ombre du traumatique : la pensée créative à l'épreuve de la répétition traumatique in sous la direction de NASSIKAS K. Le trauma entre création et destruction, 71-87, Paris, L'oeuvre et la psyché, L'Harmattan, 2004
LÉVY G., L'objet esthétique, à l'ombre du traumatique : la pensée créative à l'épreuve de la répétition traumatique in sous la direction de NASSIKAS K. Le trauma entre création et destruction, 71-87, Paris, L'oeuvre et la psyché, L'Harmattan, 2004

 

Résumé :

Prenant du recul face aux recettes médicales pour traiter l'urgence du traumatisme, les auteurs abordent la richesse de la notion du trauma, ce heurt du sujet avec son environnement naturel ou humain, dans la constitution du psychisme humain, de son langage, de sa créativité et de son historicité. Ils montrent aussi que le risque de déformation, de destruction ou d'annihilation de l'être humain par de l'inhumain qu'il porte en lui est présent à tout instant. L'analyse des enjeux dans les différentes formes de cette lutte, y compris pathologiques, est la contribution de ce travail collectif. 208 pages

 

 

LÉVY G., Tuer le temps. Agis addictifs et désolation psychique in Topique 86, L'acte et le temps, 49-62, Le Bouscat, L'Esprit du temps, 2004
LÉVY G., Tuer le temps. Agis addictifs et désolation psychique in Topique 86, L'acte et le temps, 49-62, Le Bouscat, L'Esprit du temps, 2004

 

Résumé : La désolation psychique n’est pas la solitude. Elle n’est pas non plus l’attente. C’est à partir de la clinique de la déprivation, celle dans laquelle le sujet est non seulement privé de la compagnie des autres, mais surtout de sa propre compagnie potentielle, que je voudrai aborder l’expérience psychique de désolation, comme expérience quotidienne du sujet contemporain. Celle-ci renvoie à cette clinique de l’ennui où l’action se retire même des actes de pensées, laissant le sujet en attente de rien, plongé dans une inhibition totale que seule la fuite dans des agis auto-excitateurs peut chercher à tromper. Le cheminement que je propose nous conduira à prendre en compte les dispositifs temporels de symbolisation de l’attente, en tant qu’ils se révèlent défaillants dans la relation addictive, et dans ces « pathologies de l’instant » où domine la fascination pour le court-circuit de l’acte.


Psychic desolation is not the same thing as solitude. Nor is it waiting or expectancy. It is from the standpoint of the clinical psychology of deprivation, the state in which the subject is not only deprived the company of others but moreover of his own potential company, that I would like to study psychic desolation here, as a subject that commonly affects people in contemporary society. This is close to the clinical psychology of boredom when action is removed even from the act of thinking, leaving the subject expecting literally nothing, totally inhibited in a way that can only be duped by the subject taking the escape-route towards self-stimulating behaviour. I intend to look at the temporal aspects of the symbolisation of waiting that are dysfunctional in addiction and in these “momentary pathologies” in which fascination for “short-cut’acts prevails.Keywords : Desolation, Boredom, Waiting, Addiction, Self-stimulating behaviour, Sleep, Self-hypnosis, Negative hallucination.

 

Mots clés : Désolation, Ennui, Attente, Addiction, Agis auto-excitateurs, Sommeil, Auto-hypnose, Hallucination négative, Desolation, Boredom, Waiting, Addiction, Self-stimulating behaviour, Sleep, Self-hypnosis, Negative hallucination.

 

 

LÉVY G., Table ronde : cultures, idéologies, idéaux in Topique 82, Les idéaux et le féminin, 109-110, Le Bouscat, L'Esprit du temps, 2003
LÉVY G., Table ronde : cultures, idéologies, idéaux in Topique 82, Les idéaux et le féminin, 109-110, Le Bouscat, L'Esprit du temps, 2003

 

 

LÉVY G., Mémoire blanche ou ce qui reste d'Hiroshima in sous la direction de CHIANTARETTO J-F. L'écriture de soi peut-elle dire l'histoire ? , 37-55 , Paris, Éditions de la Bibliothèque publique d'information, 2002
LÉVY G., Mémoire blanche ou ce qui reste d'Hiroshima in sous la direction de CHIANTARETTO J-F. L'écriture de soi peut-elle dire l'histoire ? , 37-55 , Paris, Éditions de la Bibliothèque publique d'information, 2002

 

Résumé :

« De l’écriture de soi à l’écriture de l’histoire, il y va d’une construction narrative. Pour autant, tracer une analogie ou même délimiter les rapprochements entre ces deux registres d’écriture n’est résolument pas le propos de ce livre. Dire l’histoire : le récit historique suppose, entre autres conditions, une adresse, un destinateur et un destinataire. Cette adresse est complexe, destinateur et destinataire étant l’un et l’autre pluriel, mettant à l’œuvre différents réseaux d’interlocution, impliquant tout à la fois de multiples appartenances et le sol commun de l’appartenance humaine. Dans quelle mesure l’interlocution interne, appelée ou attestée dans l’écriture de soi, participe-t-elle ou peut-elle participer à l’écriture de l’histoire ? La place du “je” dans la construction du récit historique sera ici interrogée du côté de l’écriture de soi, de l’expérience de soi dans l’écriture en tant qu’elle engage un face à face (assumé ou non) mettant en jeu la place de chacun au sein de l’ensemble humain. La question se pose dans ces termes, au sortir d’un siècle marqué par des catastrophes humaines ayant amené à re-définir le témoignage, une re-définition prenant acte du besoin vital de la présence du passé. Elle est posée dans ce livre par des écrivains, des spécialistes de la littérature, des traducteurs, des historiens et des psychanalystes, qui donnent la parole à des textes délibérément très différents, de Camus, Duras ou Vigée à Chalamov, Primo Levi, Mishima, Naipaul et bien d’autres. » (Jean-François Chiantaretto)  260 pages

 

 

LEVY G., article in sous la direction de MIJOLLA A. de, avec collaboration de Mijolla-Mellor S. de, Golse B. et Perron R. Dictionnaire International de Psychanalyse, Paris, 2122 pages, Calmann-Lévy, 2002
LEVY G., article in sous la direction de MIJOLLA A. de, avec collaboration de Mijolla-Mellor S. de, Golse B. et Perron R. Dictionnaire International de Psychanalyse, Paris, 2122 pages, Calmann-Lévy, 2002

 

Résumé : 1 article : argent (dans la cure psychanalytique)

 

 

LÉVY G., La machine à jouir de Louis Calaferte in sous la direction de CHIANTARETTO J-F., Préface de PACHET P. Écriture de soi et narcissisme, 75-92, Ramonville Sainte Agne, 142 pages, Actualité de la psychanalyse, Érès , 2002
LÉVY G., La machine à jouir de Louis Calaferte in sous la direction de CHIANTARETTO J-F., Préface de PACHET P. Écriture de soi et narcissisme, 75-92, Ramonville Sainte Agne, 142 pages, Actualité de la psychanalyse, Érès , 2002

 

Résumé : Cet ouvrage vient poser la question de l'écriture autobiographique, de l'écriture de soi dans son rapport au narcissisme, dans ce qu'il recouvre de faille justement dans l'amour de soi. Les termes du problème sont tout d'abord posés au regard de la psychanalyse, mais aussi de l'histoire, en montrant que, dans l'écriture de soi, le plus intime devient, de manière paradoxale, le plus impersonnel, voire le plus insaisissable, comme chez Derrida. Cette question de l'exposition de soi est explorée ensuite dans la littérature à travers d'une part le mythe de Narcisse qui meurt lorsqu'il se rencontre, d'autre part des écrits autobiographiques. Celui de Schreber met en évidence la fonction du double dans ce type d'écriture de soi, comme l'emploi de multiples pseudonymes pour Saint-John Perse, quand il parle de lui, constitue une défense contre un effondrement s'il venait à s'unifier sous un seul nom. Enfin, à partir de la clinique, est analysé l'enjeu de construction et de destruction du sujet qui se prête à une écriture autobiographique. En effet, dans ce type d'écriture, le texte se présente comme lieu d'élection et d'incarnation d'une représentation de soi, ayant pour mission de donner corps à ces illusions narcissiques qui, tout à la fois, font vivre le sujet et l'empêchent de vivre, ce dont témoigne bien l'écriture adolescente, spécialement celle du journal intime.

 

 

 

 

LÉVY G., Une sincérité de survie : Michel del Castillo ou la passion du fils in sous la direction de CHIANTARETTO J-F., Préface de PACHET P. Ecriture de soi et sincérité, 139-153, Paris, Réflexions du Temps présent, In Press , 1999
LÉVY G., Une sincérité de survie : Michel del Castillo ou la passion du fils in sous la direction de CHIANTARETTO J-F., Préface de PACHET P. Ecriture de soi et sincérité, 139-153, Paris, Réflexions du Temps présent, In Press , 1999

 

Résumé : 188 pages

 

 

LÉVY G., Solitude, croyance, trouvaille in Topique 68, Les théories sexuelles infantiles, 55-69, Le Bouscat, L'Esprit du temps, 1999
LÉVY G., Solitude, croyance, trouvaille in Topique 68, Les théories sexuelles infantiles, 55-69, Le Bouscat, L'Esprit du temps, 1999

 

 

LÉVY G., Ecritures de la solitude : Charles Juliet in Topique 64, Solitudes, 139-149, Le Bouscat, L'Esprit du temps, 1998
LÉVY G., Ecritures de la solitude : Charles Juliet in Topique 64, Solitudes, 139-149, Le Bouscat, L'Esprit du temps, 1998

 

 

LÉVY G., Préliminarité et capacité créative dans la situation analytique in Le Coq-Héron 141, A propos de cures : paroles de soignants, paroles de soignés, 3-13, Paris, Érès , 1996
LÉVY G., Préliminarité et capacité créative dans la situation analytique in Le Coq-Héron 141, A propos de cures : paroles de soignants, paroles de soignés, 3-13, Paris, Érès , 1996

 

 

LÉVY G., L'art du retardement in Sous la direction de CHIANTARETTO J-F. Ecriture de soi et psychanalyse, 251-261, Paris, Psychanalyse et civilisations, L'Harmattan, 1996
LÉVY G., L'art du retardement in Sous la direction de CHIANTARETTO J-F. Ecriture de soi et psychanalyse, 251-261, Paris, Psychanalyse et civilisations, L'Harmattan, 1996

 

Résumé : Le déploiement contemporain de la littérature dite person¬nelle appelle un changement de point de vue, quant à l'entrecroisement de la psychanalyse et de la littérature. Dans le même temps, les psychanalystes sont de plus en plus nombreux à reconsidérer leur rapport au champ littéraire, à partir des questions nées de leur propre pratique de l'écriture. Littéraires et psychanalystes se trouvent ainsi engagés, davantage et autrement, à faire travailler ensemble leurs interrogations ; et particulièrement les plus vives, autour du problème de l'écriture de soi. Quels sont les enjeux chez les écrivains d'une mise à distance du " biographique " ? Où en est aujourd'hui, du côté des analystes, la relation d'altérité entre littérature et psychanalyse ? En quoi les " cas " sont-ils à envisager d'un point de vue littéraire ? Quel rôle la littérature, et plus particulièrement la littérature personnelle, a-t-elle joué dans le développement historique de la psychanalyse ? Comment penser l'articulation du temps et de la narration dans la cure ? Quelles sont les fins de l'écriture autobiographique après la cure ? ... Telles sont les questions, parmi d'autres, abordées dans ce livre. 283 pages


Nouvelle présentation Paris, L'Harmattan, mai 2000

 

 

LÉVY G., Violence d'effacement in Le Coq-Héron 138, Violences entre clinique et politique - 2, 27-34, Paris, Érès , 1995
LÉVY G., Violence d'effacement in Le Coq-Héron 138, Violences entre clinique et politique - 2, 27-34, Paris, Érès , 1995

 

 

LÉVY G., Violence d'effacement in Psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes) 45, Violences et subjectivation, 47-57, Paris, 1992
LÉVY G., Violence d'effacement in Psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes) 45, Violences et subjectivation, 47-57, Paris, 1992

 

 

 

 

LÉVY G., De la cooptation et quelques autres choses in psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes) 43, La psychanalyse garantie ?, 63-74 , Paris, 1992
LÉVY G., De la cooptation et quelques autres choses in psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes) 43, La psychanalyse garantie ?, 63-74 , Paris, 1992

 

 

LÉVY G., D'après modèle in Psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes) 44, Les références de la psychanalyse, 103-111, Paris, 1992
LÉVY G., D'après modèle in Psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes) 44, Les références de la psychanalyse, 103-111, Paris, 1992

 

 

LÉVY G., Liminaire, avec VILLA F. in Psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes) 38 , Paroles, écritures, 5-9 , Paris, 1991
LÉVY G., Liminaire, avec VILLA F. in Psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes) 38 , Paroles, écritures, 5-9 , Paris, 1991

 

 

LÉVY G., Le temps du recueil in Psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes) 38, Paroles, écritures, 25-35 , Paris, 1991
LÉVY G., Le temps du recueil in Psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes) 38, Paroles, écritures, 25-35 , Paris, 1991

 

 

LÉVY G., Liminaire, avec CADORET M. in Psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes) 35, Compter avec l'institution : impasses et passages, 5, Paris, 1990
LÉVY G., Liminaire, avec CADORET M. in Psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes) 35, Compter avec l'institution : impasses et passages, 5, Paris, 1990

 

 

LÉVY G., Construction de l'espace préliminaire dans le temps institutionnel in Psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes) 35, Compter avec l'institution : impasses et passages, 7-18 , Paris, 1990
LÉVY G., Construction de l'espace préliminaire dans le temps institutionnel in Psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes) 35, Compter avec l'institution : impasses et passages, 7-18 , Paris, 1990

 

 

LÉVY G., Sur les espaces institutionnels dans la pratique psychanalytique. Table-ronde du 31 janvier 1990 avec BYDLOWSKI R., CADORET M., DOUVILLE O., DUREPAIRE P., LE VAGUERÈSE L., MELEZE F. et ZIRI M. in Psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes) 35, Compter avec l'institution : impasses et passages, 67-85, Paris, 1990
LÉVY G., Sur les espaces institutionnels dans la pratique psychanalytique. Table-ronde du 31 janvier 1990 avec BYDLOWSKI R., CADORET M., DOUVILLE O., DUREPAIRE P., LE VAGUERÈSE L., MELEZE F. et ZIRI M. in Psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes) 35, Compter avec l'institution : impasses et passages, 67-85, Paris, 1990

 

 

LÉVY G., Table ronde : Ethique de la psychanalyse, avec CHERKI A., DELAUNAY P., YANKELEVICH H., NERSON ROUSSEAU S. et BYDLOWSKI R. in Psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes) 37, La responsabilité : question pour la psychanalyse, 131-133, Paris, 1990
LÉVY G., Table ronde : Ethique de la psychanalyse, avec CHERKI A., DELAUNAY P., YANKELEVICH H., NERSON ROUSSEAU S. et BYDLOWSKI R. in Psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes) 37, La responsabilité : question pour la psychanalyse, 131-133, Paris, 1990

 

 

LÉVY G., Unheimliche Mutter. Sur l'actuel in Psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes) 31, Retour de l'étranger, 77-88, Paris, 1989
LÉVY G., Unheimliche Mutter. Sur l'actuel in Psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes) 31, Retour de l'étranger, 77-88, Paris, 1989

 

 

LÉVY G., Table ronde : Sur la question de l'argent en psychanalyse, avec CACHARD C., FRECOURT J., LEMAIGRE B., SEMPE J-C. et TORT M. in Psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes) 28, L'argent à nouveau, 17-42, Paris, 1988
LÉVY G., Table ronde : Sur la question de l'argent en psychanalyse, avec CACHARD C., FRECOURT J., LEMAIGRE B., SEMPE J-C. et TORT M. in Psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes) 28, L'argent à nouveau, 17-42, Paris, 1988

 

 

LÉVY G., Ecrire l'expérience analytique. Questions éthiques et méthodologiques in Psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes) 29, Magie des mots et plaisir de parler : psychanalyse, rhétorique et sophistique, 53-60 , Paris, 1988
LÉVY G., Ecrire l'expérience analytique. Questions éthiques et méthodologiques in Psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes) 29, Magie des mots et plaisir de parler : psychanalyse, rhétorique et sophistique, 53-60 , Paris, 1988

 

 

LÉVY G., Le rêve comme objet fétiche in Psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes) 21, Le rêve, aujourd'hui, dans le travail de la cure, 65-66, Paris, 1986
LÉVY G., Le rêve comme objet fétiche in Psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes) 21, Le rêve, aujourd'hui, dans le travail de la cure, 65-66, Paris, 1986

 

 

LÉVY G., 'Un patient est remboursé' ou Variations sur le thème du paiement et de ses diverses alternatives dans la situation analytique in Psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes) 20, Un patient est remboursé : psychanalyse et argent, 21-34, Paris, 1986
LÉVY G., 'Un patient est remboursé' ou Variations sur le thème du paiement et de ses diverses alternatives dans la situation analytique in Psychanalystes (Revue du Collège des Psychanalystes) 20, Un patient est remboursé : psychanalyse et argent, 21-34, Paris, 1986

 

 

LÉVY G., De la conversion à la métamorphose in Cahiers confrontation 9, Conversion, 163-170, Paris, 1983
LÉVY G., De la conversion à la métamorphose in Cahiers confrontation 9, Conversion, 163-170, Paris, 1983

 

 

LÉVY G., Une catastrophe : la honte in Topique 31, Les historiens et leurs versions - II, 25-50, Paris, Épi, 1983
LÉVY G., Une catastrophe : la honte in Topique 31, Les historiens et leurs versions - II, 25-50, Paris, Épi, 1983

 

 

LÉVY G., Transmission télépathique et transmission psychanalytique in Topique 30, Travail de deuil, travail de l'analyste, 105-112, Paris, Épi, 1982
LÉVY G., Transmission télépathique et transmission psychanalytique in Topique 30, Travail de deuil, travail de l'analyste, 105-112, Paris, Épi, 1982

 

 

LÉVY G., Le cas de Pauline Blond et la psychose maniaco-dépressive in Perspectives psychiatriques 60, La psychose maniaco-dépressive, 37-40, Paris, 1977
LÉVY G., Le cas de Pauline Blond et la psychose maniaco-dépressive in Perspectives psychiatriques 60, La psychose maniaco-dépressive, 37-40, Paris, 1977

 

 

LÉVY G., Discours maniaque et pulsion de mort, avec SABINUS S. in Perspectives psychiatriques 60, La psychose maniaco-dépressive, 41-44, Paris, 1977
LÉVY G., Discours maniaque et pulsion de mort, avec SABINUS S. in Perspectives psychiatriques 60, La psychose maniaco-dépressive, 41-44, Paris, 1977

 

 

Interlignes

 

LÉVY G. (dir.), Quelques réflexions autour du film de Nurith AVIV, in Contributions inédites, Site du Quatrième Groupe - http://quatrieme-groupe.org/, publié le 10 Juin 2008
LÉVY G. (dir.), Quelques réflexions autour du film de Nurith AVIV, in Contributions inédites, Site du Quatrième Groupe - http://quatrieme-groupe.org/, publié le 10 Juin 2008

 

Présentation : Après la projection-débat au cinéma "Les 3 Luxembourg" du film de Nurith AVIV "Langue sacrée, langue parlée", le vendredi 6 juin 2008, à 21h, voici la contribution de Ghyslain LÉVY.

Quelques réflexions autour du film 
de Nurith AVIV "Langue sacrée, langue parlée"

       « L’hébreu qui, pendant des siècles, fut une langue sacrée pour les juifs de la diaspora, est devenu, par la volonté politique, une langue parlée au quotidien dès le début du 20 ° siècle. Qu’est-ce qui a été préservé, qu’est-ce qui a été oublié, ou refoulé, qu’est-ce qui demande à resurgir ? » C’est ainsi que Nurith Aviv présente son dernier film dont elle dit avec insistance qu’il ne s’agit pas d’un documentaire. Il y a en effet, dans son choix de donner la parole à des artistes, des écrivains, des poètes, le souci de faire partager le cheminement fragile, difficile qui consiste, par la médiation de l’art, à créer des ponts, des passerelles entre « langue sacrée » et langue parlée. Car il existe dans la plupart de ces témoignages une tension violente, parfois douloureuse, entre l’hébreu des textes fondateurs, la langue des prières et des rituels, la langue du Livre, et l’hébreu parlé (profane ?) qui en est l’avatar moderne, langage véhiculaire, instrumental, oublieux de ce qui l’origine dans une sacralité historique problématique. 
      Ces écrivains, grâce à l’acte de médiation que représente la création littéraire, nous amènent à partager leur passion pour la langue, pour ce va et vient entre les différentes couches linguistiques, comme si l’art constituait pour eux une troisième langue, entre la langue rabbinique du passé et la langue « actualisée » du quotidien. Ils seraient les passeurs, les traducteurs, les intercesseurs, eux qui, grâce à l’écriture, parvenaient à se tenir en cette position vertigineuse, au-dessus de l’abîme qui s’ouvre sous les pieds des apprentis-sorciers sionistes. La question en effet se pose :comment ceux qui, aujourd’hui, ne disposent pas de l’art comme médiation, font avec cette transformation violente de la langue, sa brutale sécularisation et sa plongée dans un contexte politique lui-même extrêmement violent ? 
      D’ailleurs n’est-ce pas le sens de cette pointe apocalyptique sur laquelle Nurith Aviv a choisi d’achever son film ? La dernière intervenante rappelle, et avec quelle insistance, la menace de destruction qui pèse sur l’Etat d’IsraËl, et face à cette menace de disparition, le souci d’écrire pour rappeler aux survivants futurs que des juifs ont vécu au Moyen-Orient en un pays nommé IsraËl…Vision d’apocalypse qui sous-entendrait un lien possible entre ce qui a été fait à la langue et la catastrophe annoncée ? Nurith Aviv ne refuse pas cette hypothèse en disant son inquiétude quant à la situation actuelle du pays, et en citant la mise en garde de Gershom Scholem à l’entreprise sioniste déjà en 1926. Celui-ci signalait l’existence d’un mal intérieur au sionisme qui aurait résidé précisément dans ce qui a été fait à la langue, dans cette transformation du rapport de chacun à la sacralité, dans la langue, au profit d’une « non-langue », d’une sorte d’esperanto amnésique et dépourvu de ce « fond abyssal » sur lequel se construit la langue. Car selon Scholem, il existe un fond abyssal de la langue, exprimant le rapport de chacun à l’énigme qui le transcende, énigme de son être dans le monde, entre le mystère de son origine et celui de son ultime. Or c’est ce fond abyssal de la langue qui serait l’objet d’un déni linguistique dans toute tentative pour en aplatir la portée et la réduire à cet instrument véhiculaire qu’est l’hébreu moderne. Il y aurait, selon Scholem, une sorte de naÏve légèreté à croire qu’en sécularisant ainsi « la langue sacrée », on allait la ranimer et la « ressusciter » dans un monde et un Etat modernes. 
     Un déni linguistique qui décapite la langue, serait-ce cela désacraliser la langue, ou la séculariser ? 
     Certains intervenants dans le film le disent étonnamment bien : l’un signale le danger qu’il y a à mélanger ces deux langues dans la bouche. 
Un autre exprime a contrario le sentiment que si la langue parlée perdait cette source liturgique, cela reviendrait à tuer la langue. Un autre encore se représente cette tension intra-linguistique sur le mode de l’exclusion réciproque : chercher à se débarrasser de cette marchandise encombrante en la jetant par-dessus bord, tel un navire qui se débarrasse de son chargement pour filer plus vite. Chaque fois, que ce soit pour en signaler les relations d’exclusion ou pour en souligner les rapports d’inclusion réciproque, il s’agit, chaque fois, de dire les effets de hantise qui, à partir de cette construction d’un sacré placé en situation d’origine, s’exercent sur et dans la langue parlée. Impossible de s’en défaire. L’hébreu moderne ne serait-il pas occupé, comme le pays lui-même, par « le fantôme » de l’origine, cette passion pour une origine unique, pure, souveraine, à la source des fanatismes meurtriers de tous bords ? Je voudrais conclure ces quelques réflexions en citant des extraits d’une lettre de Freud au Dr. ChaÏm Koffler ( 1930 ) : « Je ne crois pas que la Palestine deviendra un jour un Etat juif, ni que le monde chrétien ou le monde musulman accepteront de laisser leurs lieux saints sous sa protection. Il me semble qu’il aurait été plus raisonnable de créer un foyer juif dans une terre moins chargée de signification historique…Je constate avec regret que le fanatisme irréaliste de notre peuple est en partie responsable de l’éveil de la méfiance des Arabes. Je ne puis trouver en moi l’ombre d’une sympathie pour cette piété foudroyée qui, de ce qui reste du mur d’Hésiode, fabrique une relique nationale, heurtant ainsi les sentiments des populations indigènes. » 
      Je ne peux que vous inviter à aller voir le film de Nurith Aviv , en espérant que ces réflexions seront un argument de plus pour vous y rendre. 
Ghyslain Lévy

2 Pages.