Activités scientifiques
Samedi 5 et dimanche 6 février 2011
Intervenants pressentis :Gérard Bazalgette (IVème Groupe), Brigitte Dollé-Monglond (IVème Groupe) Leopoldo Bleger (APF), Bernard Defrenet (IVème Groupe), Francis Drossart (IVème Groupe), Patrick Guyomard (SPF), Michelle Moreau-Ricaud (IVème Groupe), Michel de M'Uzan (SPP), Jean-Claude Rolland (APF) et Christiane Rousseaux-Mosettig (IVème Groupe)
Lieu : ASIEM, 6, rue Albert de Lapparent, 75007 Paris
Argument : Que pensent les psychanalystes de leur discipline ? Comment s’en représentent-ils la théorie et dans quel rapport à leur pratique ? Comment en analysent-ils l’évolution depuis un siècle au sein de la civilisation ? Et avec quelles vues prospectives ? Ce sont les questions que nous voudrions poser lors de ces journées et la situation actuelle de la psychanalyse, évidemment, nous y engage.
Car faut-il encore aujourd’hui parler d’une théorie là où la notion de « pluralisme théorique » s’installe avec les cloisonnements qu’elle suppose ? Et faut-il encore parler d’une pratique là où la référence théorico-pratique à la cure-type s’éloigne ?
Cette perte de l’unité de la psychanalyse hypothèque notre impératif de scientificité aussi bien que la simple communicabilité entre analystes. Elle nous conduit en même temps à relancer la réflexion sur la forme d’unicité dont peut et doit se réclamer la psychanalyse, impliquant ainsi un double examen : celui de la situation épistémologique de la psychanalyse et celui de l’acte théorico-pratique qu’elle autorise (aussi bien dans sa nature que dans ses conditions). Cette explicitation de la visée de la psychanalyse, toujours à approfondir, nous semble particulièrement importante aujourd’hui, dans un contexte critique des rapports de la psychanalyse et de la civilisation dont il convient d'examiner les termes.
Quelles résistances croisées de la civilisation et de la psychanalyse seraient venues favoriser la déperdition progressive de l’acuité de la question psychanalytique, aussi bien sur le plan clinique que sur le plan culturel ? La crise du logos que traverse le monde occidental depuis un siècle ne peut être étrangère à ce mouvement. L’abandon culturel de la problématique du sens, et, sur le plan clinique, le développement des idéologies pragmatiques sous l’égide du mythe de l’homme et de la société machines, témoignent bien d’un désarroi de la civilisation et de la défense que celle-ci met en oeuvre pour retrouver dans l’urgence, et au mé-pris de la subjectivation, une image totale et unifiée d’elle-même. Autant d’inflexions allant à l’encontre d’une exigence analytique qui ne cesse au contraire de relancer la question du Je, et de la symbolisation.
Mais les psychanalystes n’ont-ils pas aussi une responsabilité dans ce hiatus croissant ? Ne peut-on interroger de l’intérieur certaines résistances, portant notamment sur la question de la symbolisation et qui viendraient faire écho aux résistances de la civilisation ? Les difficultés à interpréter certains faits cliniques ou sociétaux, justement en matière de différence des sexes, de filiation ou de fonction paternelle pourraient nous engager à réfléchir dans cette direction. Et ne peut-on dessiner ainsi des voies de réflexion prospectives permettant à la psychanalyse d’être davantage en résonance avec le travail de culture qui s’effectue aussi en dehors d’elle ?
Secrétariat Scientifique : Gérard Bazalgette, 42, rue Pérey, 33000 Bordeaux. Tél. : 05 56 24 65 93 Tél.-Fax : 05 56 84 00 36 E.mail : gerard.bazalgette@free.fr
Brigitte Dollé-Monglond, 2, avenue G. Pompidou, 31500 Toulouse. Tél. : 05 61 55 58 11 E.mail : dolle-monglond@wanadoo.fr